LE RÔLE DE L'OSNOSE
ii tion de A ane un Ari Sion Mon la pesan-
teur par la force osmotique. L’écoulement à une extré-
mité du tube est remplacé par la transpiration, et la
4 nappe à niveau constant par le liquide du sol à pouvoir osmotique fixe. Dans les deux cas, 1l suffit d’une
force très faible pour provoquer un mouvement, plus ou moins rapide il est vrai, sur une distance indéfinie.
11 est essentiel de remarquer que les difficultés de la circulation de la sève sont à peine augmentées par
le fait que le mouvement se fait de bas en haut ; la pesanteur n’a pas d'importance à cause de la non
transmission des pressions. L'eau qui est dans une
cellule ne subit pas la pression de l’eau qui est dans
les cellules supérieures ; la pression est supportée par le squelette de la plante. Lorsque l’eau passe d’une cellule à la cellule située immédiatement au-
si dessus, l'obstacle dû à la pesanteur est en rapport
avec les dimensions de la cellule et par conséquent est extrêmement faible. Ces obstacles ne s'ajoutent
pas lorsqu'on passe d’une cellule à l’autre. L'eau
s'élève par un escalier dont toutes les marches sont indépendantes.
La circulation de l’eau dans un organe formé de cellules vivantes peut donc s'effectuer suivant une
+ hauteur indéfinie à condition : 4° qu’à l’une des
extrémités 11 y ait une cause constante de rupture 1 d'équilibre; 2° qu'à l'extrémité opposée il y ait un réservoir d’eau où les cellules absorbantes puissent
. s'alimenter.
Nous avons supposé que 1 cause de rupture d’équi- L: libre était la transpiration. Cest le cas le plus ordi-
ni naire. Mais d’autres causes peuvent exister. Au prin-
temps par exemple, au moment de l’éclosion des bourgeons, les matières de réserves de la tige sont digérées, l'amidon notammentest transformé en glu-
ose. 11 en résulte une augmentation de pouvoir osmotique des cellules et par conséquent un appel d’eau. C’est ainsi que l’on peut expliquer la circula- ne tion active qui a lieu à la fin de l'hiver. ne . Dans le raisonnement qui précède, il n’a été tenu. in compte que des cellules vivantes. Mais on sait qu’en réalité les vaisseaux, qui‘sont des éléments morts, ouent un rôle et un rôle important. La majeure artie de l’eau qui circule passe par la cavité des vaisseaux; si l'appareil conducteur était réduit aux cellules, la circulation serait encore possible, mais ès lente. Nous allons maintenant voir le rôle que uent les vaisseaux.
Rôle des vaisseaux. — On peut assimiler les aisseaux à des tubes renfermant un liquide dont la. ontinuité est interrompue par des parois transverales ou par des bulles d’air qui empêchent la transission des pressions. Voyons ce qui se passe, ü point de vue de la circulation, dans un vaisau (fig. 9) Juxtpose à une file de cellules vivantes C1, C2... J'appelle v' v'’... les divers segments des vaiseaux séparés par des parois où par des bulles, p! p/!, $ pouvoirs osmotiques des liquides qu’ils renferent et h',h''les pressions exercées par ces liquides r les parois. et que je supposerai négatives; la ession zéro correspondant au cas où la pression ns le vaisseau serait égale à la pression atmosérique. L'état d’é Cons sera exprimé par les. elations :
op ER lu = pp —b=p+hzp" + hp.
étant toujours le pouvoir osmotique du liquide où po les racines. Nous savons que la nn