D OS EN UE LE RÔLE DR D'OSMOSE
de considérer l'utilité d’un organe comme sa raison d’être. On constate qu’une chose est utile, indifférente. ou nuisible, et voilà tout. Ce que l’on doit rechercher, C'est l’enchainement des causes et des effets. C’est la seule préoccupation qui ait un intérêt scientifique permanent et incontestable. Voyons où elle nouscon-| duira dans le cas des nectaires. | 11 L'existence d’un nectaire n’est ni plus ni moins. explicable que celle d’un organe quelconque. Les cellules s’y forment et le sucre s’y accumule confor-
. mément aux lois générales de la physiologie et nous. ne savons rien des circonstances particulières qui ont. déterminé leur formation plutôt que celle de tout! autre tissu. Les considérations transformistes que | l'on peut faire à ce sujet, si ingénieuses soient-elles, renferment toujours une grande part d'hypothèse. Il en est autrement de la sortie du nectar. C’est là
un phénomène physique dont nous pouvons rechercher les causes. et elles sont faciles à trouver. Le” . . nectar est expulsé, conformément aux lois de los-. ain mose, à cause de la turgescence considérable et de la, A perméabilité relative des cellules nectarifères. Gest à l’explication et toute l'explication. “ La perte de sucre qui en résulte est sans contredit . désavantageuse pour la plante ; mais c’est une perte en. somme très faible et qui peut être aisément supportée. … Dans les autres réserves de sucre, elle est évitée par. des moyens variés. Les tubercules à l’état de vie ra-. lJentie, comme ceux de la Betterave, ont des parois. semi-perméables qui s'opposent à à la sortie du liquide. sucré; la moelle sucrée de la Canne à sucre est un. ie . tissu profond où la turgescence de cellules est tou-. Hi jours plus ou moins neutralisée. Pourquoi un moyen : ! de ce genre n’a-t-il pas été employé pour retenir le. vi sucre des nectaires ? C’est une des nombreuses ques-. tions qui ne comportent pas de réponse. Al