‹ Le rôle de l'osmose en biologieChapitre 28 sur 49 · MA SION ( E LIQUID À · texte numérisé non relu

MA SION ( E LIQUID À

Excrétion de calcaire. Dh la surface ou illes de certaines plantes, il se forme de petites “oroùütes calcaires qui restent isolées sous forme de : \points à peine visibles à l'œil nu ou se réunissenten plaques plus larges ; chez les Saxifrages, tels que le Maxifraga Aizoon, c'est au bord du limbe; chez les -Plombaginées et notamment chez les na Cest sur toute la surface. La structure des feuilles “a nous montrer le mécanisme de cette production. Les croûtes calcaires du Saxifrage correspondent à extrémité des nervures qui aboutissent à la périérie du limbe. En faisant une coupe perpendicurement au limbe et parallèlement à la nervure, Lobserve la même structure que sur les feuilles de Renoncule (fig. 10) dans la région où apparaissent les Souttelettes d'eau. La nervure se prolonge par un ssu aquifère jusqu'à la chambre sous-stomatique n stomate aquifère. En traitant la coupe par un ide, on observe une formation de bulles de gaz bonique qui décèle la présence de bicarbonate de ux en dissolution dans le suc cellulaire.

l est dès lors facile de s'expliquer la production de croûte calcaire. Le stomate aquifère fonctionne me chez la Renoncule, mais la gouttelette d’eau en sort est chargée de bicarbonate de chaux. Au tact de l’air, le bicarbonate se transforme en carate qui se précipite. Le stomate aquifère se trouve fond d’une dépression qui se rémplit ainsi d’un pôt calcaire de plus en plus large.

Le cas du Saxifrage ne diffère donc de celui de la oncule que parce que l’eau rejetée est chargée de arbonate de chaux ; ce qui suppose, bien entendu, ie les parois du tissu aquifère sont perméables ur le bicarbonate de chaux.

des nectaires, l'émission de liquide plus fréquente P ;

a égalité de conditions extérieures, chez le Saxifrage que chez la Renoncule. Mais c'est là que se borne la :

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ressemblance entre l’appareil du Saxifrage et un nectaire. Nous avons vu en effet qu'une première pro-. duction de nectar peut provoquer une émission

continue de liquide, même si les conditions exté-

rieures deviennent très défavorables, parce que le.

pouvoir osmotique plus grand du liquide externe“ attire l’eau du tissu sous-jacent. C’est plutôt l’in-. verse qui se produirait chez le Saxifrage. La solution *

de bicarbonate étant beaucoup plus concentrée à l’in-’

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térieur qu'à l'extérieur, l'égalité de concentration

tend à s'établir par la sortie plus rapide du bicarbo-. nate que de l’eau. C’est sans doute une raison de la.

quantité relativement grande de calcaire excrété. Cette cause supplémentaire d’excrétion cesse d’ail-… leurs de fonctionner dès que l’évaporation a desséché .

la goutte d’eau extérieure.

Les choses se passent d’une façon un peu différente | chez les Plombaginées. Sur une feuille de Limonias-\ trum, par exemple, les dépôts calcaires sont dissé-. minés irrégulièrement sur l’étendue des deux faces

du limbe ; ils sont situés au-dessus d’un appareil

spécial formé de huit petites cellules épidermiques s

(fig. 12), ayant les caractères de cellules sécrétrices,

avec un protoplasma épais et un gros noyau. Les parois qui les séparent des cellules voisines sont légè-. rement épaissies ; les parois externes au contraire : sont très minces et contrastent avec celles des cellules.

épidermiques voisines qui sont épaisses. Ceci posé, |

l’excrétion de calcaire est facile à expliquer.

Les cellules sécrétrices ont une turgescence d'autant |

plus forte qu’elles sont plus riches en bicarbonate;

elles tendent ainsi à expulser leur suc cellulaire qui. n’a d'autre issue que la paroi externe mince, per-!

Do éable et sur oies ne s'exerce de Co :

‘aucune pression. Les choses se passent comme dans un hydatode. Au contact de l'air, Je bicarbonate se

de calcaire se forme et s’élargit comme chez le Saxirage. La légère’ dépression au fond de laquelle se

Fig. 142. — Appareil sécréteur du ZLimoniastrum; s, cellule sécrétrice; c, croûte de calcaire.

rouvent les cellules sécrétrices contribue à Ie mainenir en place en l’empêchant de glisser à la surface

de la feuille. de.

Toutes les circonstances qui favorisent l'émission eau chez les plantes ordinaires favorisent également xcrétion de calcaire chez les Plombaginées. La structure et la disposition de cellules sécrétrices, g grâce à leur paroi externe, très mince et à leur pou voir osmotique vraisemblablement élevé, sont très … nf vorables à une émission abondante de Hadide. Tant: que : les feuilles sont turgescentes l’excrétion est posble. Il est bien évident que l’abondance du dépôt! : calcaire est en rapport avec la quantité de bicarbote que la plante à pu absorber; un sol cos d ugmente l’excrétion. 0 Rôle de l’excrétion du calcaire. — Il est “ tutant plus naturel de rechercher quel est le rôle e l'excrétion du calcaire que, chez les Plombaginées, fi

ÿ il ya des organes spéciaux affectés à cétte fonction On dit généralement que la croûte calcaire formée à Ja surface des feuilles est une protection contre une. transpiration trop forte. Ce serait donc une adaptation aux climats secs.

Il est vraisemblable que, toutes choses égales d’ailleurs, la transpiration d’une feuille est moindre si elle est partiellement couverte de calcaire que si elle \ est nue. Mais on peut se demander si le moyen em- ployé pour obtenir cette protection relative n’est pas lui-même en rapport avec une augmentation de la transpiration. L'évaporation. doit en effet être ‘très rapide à la surface des parois minces et perméables des cellules sécrétrices ; 1! est vrai qu elles sont sous ! le dépôt calcaire, mais ce dépôt n’est pas adhérent … et il n’a été formé qu'à la suite d’une perte d’eau. Au point de vue de la défense contre la transpiration, l’excrétion du calcaire est donc un os contes- . table. ii L'utilité de la sécrétion du calcaire consisté plutôt il dans l'élimination du calcaire qui est en excès dans | les tissus; car du moment que la chaux reste à l'état 4 soluble c est qu’elle est inutile. h On peut remarquer d’ailleurs que l'élimination de | calcaire se fait avec le minimum de dépense d’eau. Lassurface sécrétrice reste recouverte par le calcaire, ce qui réduit lévaporation. De plus, lorsque le hquide extérieur précipite son carbonate, sa con- | centration devient moindre que celle du liquide. intérieur. Le bicarbonate peut alors sortir plus vite , que l'eau à travers la membrane perméable pour rétablir l'égalité de concentration. Une quantité relativement considérable de bicarbonate peut ainsi être éliminée avec une perte restreinte d’eau.

Les choses se passent donc en somme comme si la plante cherchait à éliminer son calcaire tout en.

adaptation contre la transpiration, mais une nction d'élimination réglée de facon à augmenter le ins possible la transpiration.

Canaux sSécréteurs; poils sécréteurs. — La ‘tie de l'huile et des résines en dehors des cellules sécrétrices, dans les canaux et les poils sécréteurs, : explique de la même façon que l’émission d’eau où de nectar.

43. — Section d’un canal sécréteur : s, cellule sécrétrice; A, matière sécrétée:; », cellulé parenchymateuse.

14. — Poïl sécréteur; s, cellule sécrétrice; »m, membrane le cellulose; k, matière secrétée : c, cuticule; », cellule parenhymateuse.

cercle autour d’une lacune centrale. A l'extérieur,

à côté opposé à la lacune, se trouvent des cellules ärenchymateuses vivantes p. La matière, telle que uilé, produite dans les cellules sécrétrices traerse les membranes et va s’accumuler dans le méat* | h ; on en comprend aisément la raison.

upposons une cellule sécrétrice en équilibre motique avec ses voisines; sur toutes les parois “mitoyennes, sa turgescence est neutralisée, elle n’est Sans contrepoids que sur la membrane qui limite le at central, c'est donc de ce côté qu’elle tend à eter le liquide qu’elle renferme, En fait, c’est seu-

à LE RÔLE DE L OSMOSE

ont la matière sécrétée qui passe : on An en COTE clure que c’est pour cette matière que les membranes sont le plus perméables. Les choses se passent - comme si l'huile était rejetée à l'extérieur de la plante, le méat. dépourvu de protoplasma, n'ayant” aucune turgescence propre. La formation d’un méatw permet l'évacuation des matières sécrétées, dans leu cas où les cellules sécrétrices sont éloignées de lan surface.

Dans les cellules sécrétrices épidermiques, telles que celles des poils sécréteurs, la disposition est un. peu différente. Un poil sécréteur de Ciste (fig. 14), se termine par une cellule sécrétrice s dont la tur-w gescence n’est équilibrée que du côté du poil, en p;\ partout ailleurs, le liquide intérieur tend à être rejeté \ à travers la membrane. Mais les parois extérieures de toutes les cellules épidermiques sont formées d’une, partie interne m en cellulose perméable et d’une couche superficielle c qui est la cuticule imperméable. La matière sécrétée traverse Ia couche de, cellulose, mais est arrêtée par la cuticule. La pression exercée directement sur la cuticule la distend et la” sépare de la couche de cellulose. Il se forme ainsi, en. dessous de la cuticule, une sorte de poche dans la-. quelle s’accumule la matière sécrétée h. :

Cette disposition répond à la double nécessité d’é-. vacuer l'huile en dehors des cellules sécrétrices tout . en maintenant autour de celles-ci la cuticule qui les. préserve d’une transpiration trop intense.

Les cellules sécrétrices isolées et les laticifères, qui sont entourés de toute part de cellules vivantes

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turgescentes, ne déversent pas leurs produits à l’extérieur. Aussi, dans ce cas, la fonction d'élimination

est beaucoup moins évidente, et l’on s’est demandé si les substances sécrétées n'étaient pas, au moins en partie, destinées à être utilisées plus tard. Dans les

aux st lib Dole Retane 1 y a au one un tement excrétion, élimination d’une matière désor- ‘mais inutilisable. : | … Formation des thylles. — On peut la rattacher à la turgescence des cellules. On sait qu’on appelle | thylles des sortes de bourgeonnements parenchyÿmaieux que l’on voit quelquefois dans la cavité des vaisaux du bois ; en section transversale le vaisseau parait rempli de cellules. Dans les vaisseaux jeunes,

“ou se souder à d’autres bourgeons issus d’autres ponctuations; il en résulte l’aspect d’un tissu paren- -chymateux.

brane mince de la ponctuation, encore vivante et flexible, est soumise d’un côté à la turgescence de la ellule, de l’autre côté à la pression faible, le plus ouvent même négative, du vaisseau; elle est donc : ortée à s’accroitre du côté du vaisseau. ee

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