A8 1) LE RÔLE DE L'OSMOSE
Cette objection faite par Maquenne et Demoussy aurait toute sa valeur si les cellules qui respirent étaient directement au contact de l’atmosphère exté-: rieure; mais nous savons que la plupart sont au. — contact de lacunes dont l’atmosphère, difficile à. connaître exactement, n’a pas la même composi-. tion que l’air extérieur; le gaz carbonique produit. par les cellules s’y accumule avant de sortir par les. stomates, et cela même lorsque la proportion du. gaz carbonique est très faible à l'extérieur. Il est vraisemblable que la composition de l'air des lacunes ne varie pas de la même facon que celle de Pair: extérieur. Comme la quantité de gaz retenu par les cellules dépend de la composition de l’air des lacunes. plutôt que de celle de l'air extérieur, il s’en suit que cette quantité varie probablement très peu pue le cours d’une expérience.
Pour réduire l'erreur au minimum, il suffit de ne. commencer l’expérience que lorsque, les plantes étant. déjà à l’obscurité depuis quelques instants, le déga-. gement du gaz carbonique se produit d’une façon régulière; on peut alors admettre que les méats ren ferment du gaz carbonique à une pression qui variera peu et que le suc cellulaire est saturé pour cette pression. Dans tous les cas, pour connaître exactement la valeur de l’erreur, il faudrait savoir la composition de l’air des méats, ce qui ne paraît guère possible.
Plantes aquatiques. — Les considérations qui précèdent ne s ‘appliquent qu'aux plantes aériennes ; le cas des plantes aquatiques est tout autre. Le milieu où elles vivent leur assure l’eau en quantité indéfinie; elles n’ont pas à se défendre contre la transpiration qui ne peut se produire; la cuticule est donc inutile et en fait n'existe pas. D'ailleurs, les gaz absorbés ou rejetés sont à l’état dissous et nous pou-
ie à l'entrée et à la sortie de Fonte et du Z carbonique.
ité des aa, gazeux à travers les cellules ne niques dépourvues de stomates. Un rameau d'Elodea
ie 20. — &, rameau d'Elodea ; 9, gélatine ; m», tube communiquant avec une machine pneumatique.
gélatine q fusible à 30°, renfermé dans un entonir renversé e; et cela de façon que la base a du meau soit en dehors de la gélatine du côté du ibe de l’entonnoir, et que la plus grande partie es feuilles soit également en dehors de la gélatine hais du côté élargi de l’entonnoir. On plonge tout ve dans l’eau, sauf l'extrémité supérieure du ube que l’on met en rapport avec une machine eumatique, en m. Sous l'influence du vide, les gaz fermés dans le rameau d’Elodea sortent de la base le la tige et peuvent être recueillis.
| L On peut ainsi extraire, en 16 heures, 6 centimètres ubes de gaz d’un rameau d’Elodea pesant Agr. 5. | Jette quantité de gaz est bien supérieure à cote que uvait reniermer a plante au début de l’expérience.