‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 137 sur 471 · Dumont, Corps univ. dipl., t. VI, {re p., p · texte numérisé non relu

Dumont, Corps univ. dipl., t. VI, {re p., p

5. I Reg., 1, 3; Isaïe, 1, 24; Jerem., 1, 20; Rom., 1x, 29; Jacob, v, 4.

6. 11 châtia et détrôna sans pilié Saül pour avoir épargné les Amalécites, maudits de Dieu. — Ex. et référ. : Veuillot, La g., p. 10 s. Gomme Bossuet, il déclare justes ces jugements de Dieu, parce qu’il s'agissait de châtier l’idolàtrie et lPimpiëté. « L’Eglise, en ordonnant les Croisades, fut juste, prudente, miséricordieuse, »

combat miraculeusement, semblable aux dieux païens (Pallas et Junon encourageant les Grecs, Mars et Vénus favorisant les Troyens), mais avec cette différence que, Dieu étant unique, un seul camp peut être secouru. Il envoie son ange protéger les H6breux contre les Egyptiens, après leur avoir ouvert la mer Rouge ; il fait tomber une grèle de pierre sur les uns, effraie les autres par des bruits terribles, tue 180,000 ennemis d’un seul

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De même que le soldat fait appel à son dieu pour combattre? le prètre met la force du soldat au service de sa foi. L'esprit théologique et l'esprit militaire ont d’étroites affinités *. Rien ne s’accorde mieux, déclarait de Maistre, € Nulle analogie, répétait Lacordaire, n’est plus frappante que celle du religieux et du soldat. C’est la même discipline et le même dévouement #. » À quoi Victor Hugo répliquait, établissant autrement Panalogie: € Deux patrimoines intangibles de Pindividu sont la liberté d'agir et la liberté de conscience ; le soldat viole l’une, le prêtre viole Pautre. »

L'Eglise ne fait pas que € sanctifier la profession des armes » (Veuillot) : elle ne condamne pas {a guerre en elle-même *. Saint Jean conseillait aux soldats seulement de ne pas se livrer injustement aux violences et de se contenter de leur solde 5. Le concile d'Arles excommunia les déserteurs même en temps de paix. Bellarmin taxe d’hérésie opinion des humanistes selon laquelle toute guerre est illicite 7. Campanella démontre, en termes analogues, que le Christ, n'ayant pas condamné le métier de soldat, a implicitement autorisé la guerre. L'Eglise a

1. Ollivier, La q., p. 2, 1; Bossuet, Pol. tirée de l’Ecr., 1. IX, art. 1v, 70.

2. Benedictus Dominus meus qui docet manus meas ad prælium el dignilos meos ad bellum (David, Ps., 143; épigraphe de Veuillot).

3. I1S caractérisent le 1er âge, soit liés directement (Comte) soit dérivés d’une racine psychologique commune (impulsivité de la foi et du désir, seule possible primitivement).

4. J. de Maistre, Soirées, vn, Lacordaire, Eloge fun. de Drouot (Olivier, p. 4).

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