LES NATIONALITÉS ET LA PAIX
puisque, entre nations, il subsiste des causes de conflits. Mais elle supprimerait mainte occasion de guerre. Et, parmi des populations groupées par affinité, non directement opprimées lune par l’autre, de vastes fédérations pourraient se former, soutenues par un patriotisme européen ou même mondial!, qui ne détruirait pas plus le patriotisme national que la confédération ne détruirait les organisations nationales : elles les uniraient simplement.
les nationalités, constituées, seront pacifiques, car la prudence les poussera à conserver leurs frontières sans les agrandir.
4. Le développement de l’humanitarisme n’est pas incompatible avec la recrudescence de l’esprit national. I1s se concilient (Laurent, tb., t. X, p. 12). Une cause leur est commune : en fouillant les parchemins des peuples et les archives de l’humanité, en s’éclairant, on prend à la fois conscience de l’individualité ethnique et de l'unité du genre humain. La Révolution fut cosmopolite et nationale.