‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 204 sur 471 · Hiroyuki Katô, 16., p. 13 s · texte numérisé non relu

Hiroyuki Katô, 16., p. 13 s

« Toujours et partout, dit Roderich von Stintzing ‘, la force, la volonté puissante (der mächtige Wille) crée le droit, tant objectif que subjectif. Tout droit en vigueur est un enfant de lhistoire ; toute force naît de lui. Où tous deux entrelacent leur développement, à réside le vrai droit. Où ils se séparent, la norme perd sa puissance de contrainte el cesse d’être le droit. » Dans les relations internationales, la force à une mission morale encore plus grande : au-dessus des cimes des Etats, il existe un espace vide non rempli par les constitutions humaines : Qil ne peut exister que la force, qui rétablit ordre détruit par d’insolubles conflits. Au vainqueur, il appartient, à titre de récompense, de décider de l'avenir. La puissance du vainqueur; voilà ce qui fait et détermine le droit. »

Le célèbre juriste Rudolf von Jhering a souvent répété que la puissance et le droit ne constitüent pas deux forces antagonistes, dont l’une serait le méchant Ahriman et Pautre le bon Ormuzd?. Le droit n’a pas toujours été conçu comme opposé à la force. En fait, où exista-t-il un seul droit qui ne soit pas issu de la puissance effective (Thatkraft) de Pindividu et dont les sources ne se perdent dans l’obscur domaine de la force physique? * La force peut vivre sans le droit : elle l’a prouvé ; le droit au contraire. non seulement ne peut être réalisé que par la force, sans laquelle il est un mot vide de sens 4, mais il naît de la puissance du plus fort qui. guidé par son propre intérêt, restreint par la norme sa propre puissance. » Le Droit n’est que la politique de la force *. Conséquence € en droit international » : la terre est à celui qui sait et peut la cultiver f. — Mais alors, pourquoi, s’il n’y à que force dans le monde, borner ce précepte aux Etats ? Pourquoi ne pas l’étendre aux individus et à toutes choses : ob-

4. Macht u. Recht, 1876, p. 25 (Discours anniversaire de l’empereur) — Lilienfeld, Schäffle, Henne-am-Rhyn (All. Kullurgesch., &. I, p. 18), Post, Stricker (Physiol. des Rechts), Gumplowiez. :

2, Der Zweck im Recht, t. 1, p. 250 s; Lévol. du droit, p. 171: ils ne sont pas servante et maître, mais conjoints,

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