‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 207 sur 471 · G. Le Bon, Psych. du socialisme, p · texte numérisé non relu

G. Le Bon, Psych. du socialisme, p

5. Hiroyuki Katô, p. 27 s,17s. — Il englobe sous ce vocable la puissance morale, éthique ou matérielle (p. 28 s); d’autres (notamment les adversaires du. droit du

naturel et réel de son sujet, ce droit n’est pas une institution sociale et étatique, mais un produit de la nature; il ne devient s0cial qu’en tant qu'il est reconnu par le plus faible, et dès lors 1} devient ce qu’on appelle droit au sens exact du mot ?.

Ce serait une grosse erreur, conclut de BR Hiroyuki Katô, d’assimiler les Etats aux individus et de les soumettre à la morale et à la justice. € Le droit du plus fort agit, partout et toujours, seulement dans l’intérèt du plus fort et porte sans égard préjudice à celui du plus faible. Il est égoïste au suprème degré... Le droit des gens perd sa force en cas d’antagonisme d’intérèts… Je tiens pour naturel et nécessaire et non pas immoral ni injuste que chaque Etat ne se préoccupe pas de la puissance et de Pintérèt des autres, mais seulement des siens propres ; que, par suite, les peuples européens poursuivent leur propre développement aux dépens des non-civilisés, quelque infortunés que puissent être ces derniers *. »

Au fond, la réduction du droit à la force équivaut à la négation du droit *, puisqu'elle ne voit partout que des manifestations ou des rapports de puissances, non réglées ni dirigées par des considérations prises en dehors d’elles-mêmes. Or, la notion de force est impuissante à fonder l’idée de droit. La sensation que nous éprouvons de notre force n’équivaut pas au sentiment de notre droit, de même que la perception de notre faiblesse n’engendre pas en nous la conscience d’une obligation *. El pourtant il existe des droits : nous sentons que Fidée de notre droit ne se ramène pas à la conscience de notre pouvoir réel, et l’analyse psychologique nous confirme cette intuition. € La force, dit-on, est égale

plus fort) s’en tiennent à la notion de force physique (Bluntschli, Lehre vom modernen Slaat, t. 1, p. 333; Spencer, Die Thatsachen der Ethik, p. 219..)

1. 1b., p. 34 s. — On envisage surtout le côté droit. On néglige le côté devoir, N’en reconnait-on pas ? Sinon, sur quoi peut-on le fonder? La question est d’autant plus embarrassante qu’on proclame erreur la croyance en ce que chaque droit a toujours pour revers un devoir s'imposant à soi-même ou à autrui (tb., p. 40).

2. 1b., p. 135 s, 141 s. — Mérignhac (L’arb., p. 340) croit que ce livre prèche la monarchie universelle et il y voit un signe de l’influence de cette idée sur la philosophie orientale actuelle (?)

Page 1