Pradier-Fodéré, Dr. intern., t. VI, p
4. Galvo, t. III, $ 1682; Mérignhac, ib., p. 459. — Cf. Pradier-Fodéré, p. 198-444; Droit diplom., 1. 11, p. 466 s. — Recommandé par le traité de Paris, 1856, xxurr; Trendelenburg, Lücken im Vülkerr., p. 31; Bluntschli, Fr.-deutscher Krieg, Jhrb. für Geselzg., 1871, p. 277.
5. Cicéron, Offic., 1, 11 : Cum sint duo genera decertandi, allerum per disceplationem, alterum per vim, cumque illud proprium sil hominis, hoc belluarum, confugien-
dum est ad posterius, si uli non licet superiore.
établie par d'innombrables témoignages! favorables à Parbitrage. Un vaste mouvement est né de là, groupant les convictions et les volontés individuelles et se manifestant par divers actes de propagande: ouvrages, articles, concours, propositions devant les parlements”. Sans remonter aux institutions analogues de l’antiquité grecque et romaine ni aux décisions papales du moyen-âge, on trouve au xix° siècle de nombreuses applications du principe. Les plus retentissantes sont arbitrage de Genève en 1871-72 (Alabama), le traité de Washington du 18 avril 1890 entre les républiques sud-américaines, qui est une des plus grandes victoires de la paix, puisqu'il fit passer 100 millions d’hommes à l’état juridique, et lPinstitution, par la convention de La Haye (art. 20-21), d’une Cour permanente d’'arbi- U'age, € compétente pour tous les cas d'arbitrage, à moins qu’il n’y ait entente entre les parties au sujet d’une juridiction spéciale. » Le mouvement se traduit aujourd’hui par la signature de conventions d'arbitrage général et permanent, et l'institution est appelée € à devenir l'expression dominante du principe de paix » au xx° siècle.
Les critiques, qui devraient disparaître en face des résultats acquis, persistent cependant, inspirées les unes par le désir de perfectionner, les autres par celui de discréditer Le système. — L’arbitrage, certes, tel qu’il existe actuellement, n’est pas une institution parfaite, complète. Mais une appréciation saine doit reposer sur la valeur relative, et non absolue : or, Parbitrage est
1. Nous ne pouvons les ciler tous : projets de Crucé, St-Pierre, Rousseau, Kant... Approbations de Grotius, Vattel, Montague-Bernard, Fiore, Pierantoni, Carnazza- Amari, Sheldon-Amos, Lieber ; Calvo, p. 486 s; Pradier, p. 325 s, & 2608. — Ch. Lucas, De la substit. de l’arb., Ac. sc. mor., 1813, II, p. 415 s, 695; Fromentin, Dupasquier, Villiaumé; Osseg, Balch, Paretti, Sumner, Prévost-Paradol, Nolte, Kamarowsky, Schlief.. Auteurs cités par Dreyfus, p. 310 s; Revon, p. 344-388, Etc.