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Waffenschmied, Werke, II, Stg

7. Wehrverfass., Kriegslehren u. Friedensideen im Jahrh. der Industrie, Berl., 1843, 13-63 : les industries renversées par les hostilités ne se portaient pas bien et fussent devenues nuisibles ; la guerre prouve non seulement la force de Dieu, mais sa magnificence.

des ruines une vie nouvelle, elle raffermit les forces qui s’émoussent pendant la paix. Les combats et la mort rafraichissent les nations ; ils remplissent pour purifier le monde moral le même rôle que l'orage, Pagitation des mers, dans le monde physique. Il faut une saine guerre pour guérir des maux de la paix. Travailler à l’abolir est aussi ridicule que lutter contre louragan et ce n’est même pas désirable.

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Des aphorismes semblables sont fréquemment répétés de Pautre côté du Rhin !. L’apologie la plus connue, celle du feld-maréchal comte de Moltke, ne crée pas : elle exhume ce qu’avaient dit déjà Machiavel, Montchrestien, et tant d’autres. Dans sa réponse du 41 décembre 1880, à une lettre du professeur Bluntschli du 49 novembre lui annonçant l’envoi du Manuel des lois de la guerre de l’Institut de droit international, de Moltke écrivait ? : « La paix perpétuelle est un rêve, et ce n’est mème pas un beau rève. La guerre est un élément de l’ordre du monde établi par Dieu. Les plus nobles vertus de l’homme s’y développent : le courage et le renoncement, la fidélité au devoir et l’esprit de sacrifice (Opferwilligkeit mit Einsetzung des Lebens); le soldat donne sa vie, Sans la querre, le monde croupir'ait et se perdrait dans le matérialisme. » — Le 10 février 1881, il répétait, en les atténuant ?, les mêmes paroles à M. Goubareff, qui lui avait envoyé sa brochure sur la Force morale : (On ne saurait nier qu’une guerre, même victorieuse, ne soit un malheur pour le peuple, car aucune annexion, aucuns milliards ne peuvent compenser les vies humaines et le deuil des familles #. Mais, qui peut échapper en ce monde au malheur que la nécessité nous impose ? Ne sont-

4. Hefiter, Das europ. Vülkerr., $ &. — Comte Bigot de St-Quentin, Von einem deutschen Soldaten, Lpz., 1847; Cel J, Nosinich ; cités par Wolf, Das milit. Echo, p. 3. Herm, Wagener, Slaals u. Gesellschafts-Lexikon, t. XI, 1862, p. 575; David Strauss, Sechs polit. deutsche Gespräche, IV, Der Krieg, dans : Kleine Schriflen, Berlin, 1866, p. 400 s. — Wuttke, Die sittl. Bedeutung des Krieges, dans Evang. Kirchen-Zeilung, Berlin, 1867, n°s 10, 41, p. 105, 122. — Lasson, Princ. u. Zuk. des V. rechts, 1871 ; Das Cullurideal u. der Krieg, 1868 : la guerre est pour tous les peuples un bain de santé, pour les peuples vieillissants un bain de jouvence, — Bern, Arnold, Krieg u. Poesie bei Hellenen u. Germanen, Westermann Jhrb., 1872, p. 433. multiplicatrice des idées. — E. Pfeiderer, {dee eines gold. Zeitalters, 1817, p. 86-102 : éducatrice des peuples, pierre de touche des qualités actuelles et créatrice d’autres, —

Lueder, Recht u. Grenze der Humunilät im Kriege, Erl., 4880, p. 20-30. — Bluntschli, lntrod esp 10,

2. Ges. Schriften u. Denkwürdigk.. t. V, p. 194. -— En entier dans : Rev, dr. int., 1881, p. 75; Calvo, t. IV, p. 10 ; G: de Molinari, Gr. et déc. de la q., p. 241, etc.

3. 1b., p. 199. — Calvo (ib.) les traduit inexactement et avec plusieurs contresens. — Pradier-Fodéré (t. VI, p. 36) les cite comme antérieures à la lettre à Bluntschli ; il n’est pas sans intérêt de noter que cette atténuation est, au contraire, postérieure.

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