‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 311 sur 471 · Hugo von Gizycki (Der Krieg, p. 5, 11) approuve · texte numérisé non relu

Hugo von Gizycki (Der Krieg, p. 5, 11) approuve

DE MOLTKE, BOGUSLAWSKI 4957

ils pas tous deux, de par l’ordre de Dieu, une condition de notre existence terrestre? La guerre est terrible comme un fléau du ciel, elle est bonne cependant, c’est un destin comme eux (Max, dans Wallenstein). Et la guerre à aussi ses beaux côtés : elle met en évidence des vertus qui, sans elle, sommeilleraient ou s’éteindraient... »

De Moltke ne méconnait pas les maux de la guerre, et ne souhaite pas sa venue, mais il la considère comme un mal peu facile > FRERE 1 2 RS ss : L . 4 2 à éviter”. Dans sa jeunesse, 11 s’était même déclaré formellement partisan € sinon d’une paix universelle et éternelle, du moins de l’idée si souvent ridiculisée d’une paix européenne? ». € Les guerres, disait-il, deviendront de plus en plus rares. On objecte

ges Q SAT 2 r 5 que s’il n’y en avait aucune, l’humanité perdrait son énergie morale, en désapprenant de sacrifier sa vie pour une idée. Ge n’est pas tout à fait inexact. Mais, plus la guerre sera rare, plus il sera nécessaire de trouver un champ d’action pour les forces débordantes des jeunes générations. » De Moltke avait ainsi par avance réfuté de Moltke, — ce qui ne l’empêcha pas de l’être postérieurement, par beaucoup d'auteurs *.

Ses idées n’en ont pas moins été souvent rééditées en Allemagne, surtout par des militaires. Après avoir tenté de diseréditer ses adversaires #, le général À. von Boguslaivski, à lui seul, Les a répétées à satiété ?, avec les mêmes restrictions : elle à du bon et du mauvais f, mais l’abus n’a rien de commun avec emploi judicieux. Si les guerres de mercenaires eurent de déplorables effets, on ne prouve pas que les grandes guerres du xix° siècle aient produit un affaissement durable de la moralité publique. La bataille, sans doute, & réveille la brute qui sommeille en l’homme, habitue à attenter à la propriété et à la vie de l’en-

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