‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 349 sur 471 · La descendance de l’homme, t. 1, p · texte numérisé non relu

La descendance de l’homme, t. 1, p

4, Les syst. social., L. I, p.9s, 49 s : bienfaits des invasions, qui brisèrent les barrages opposés à la circulation des élites; — p. 37 s : l’invasion des sentiments humanitaires est un signe annonciateur de décadence, car les sentiments contraires sont indispensables pour soutenir la lutte pour la vie. Le prétendu droit n’est que la force, mais il ne faut pas y renoncer.

cratiques en général, mais leur renouvellement est un bien : un simple retard dans leur circulation augmenterait le nombre de dégénérés que renferment les classes gouvernantes et le nombre d'éléments supérieurs que contiennent les classes sujettes, d’où un regrettable état d'équilibre instable dans le pouvoir. » — Singulier remède, si c’en était un! L’élite entière devrait être décimée, sous prétexte que quelques-uns de ses membres sont diformes ou névrosés, et ceux-ci précisément échapperaient à la destruction!

Pour stigmatiser la contre-sélection militaire, on n’a pas attendu, en France, la venue du darwinisme. € Dans le recrutement des armées, dit Patrice Larroque!, on a soin de choisir les jeunes gens les mieux faits et les plus fortement constitués. Un grand nombre de ces jeunes gens sont emportés en temps de guerre par les chances des batailles ou périssent en temps de paix par l’effet de leur séjour sous des climats meurtriers... Beaucoup ne se marient pas, et le soin de perpétuer les générations par la seule voie légitime et honnête est abandonné à la partie la moins fortement constituée du sexe masculin. » Il attribue à ces causes l’état chétif et malingre, l’affaiblissement, l’enlaidissement des races, et, après les guerres de l’Empire, l’abâtardissement de l’Europe et spécialement de la France. — L'abbé Garaude attire de même Pattention sur cet important efjet dégénérateur «à peine remarqué? ». Le partage des infirmités n’est pas égal parmi les hommes; or, € d’une part Les conseils de révision écartent scrupuleusement les jeunes gens affligés de maladies héréditaires (folie, épilepsie, scrofules, syphilis, etc.) ou dinfirmités et difformités (aveugles, borgnes, bossus, boiteux, pieds-bots, pieds plats), armée humiliante qui échappe aux risques de destruction et reste dans ses foyers où elle perpétue les mauvais types; d’autre part, la guerre fait pis encore : elle détruit ce qu’il y a de beau et de pur dans les races et empêche de naître les enfants sains qu’auraient donnés ceux qui meurent sur les champs de bataille. » Pourquoi, ajoute-t-il, ne

1. De la q. et des armées perm., 1856, p. 217 s, ch. 1x : Abâtardissement de l’es-

pèce humaine par la guerre. — Schiller (Siegesfest) avait dit : Ja, der Krieg verzehrt die Besten.

2. La g., 1864, ‘p. 107, — Même affirmation de la part d’uu médecin militaire

principal français au Congrès de l’Assoc. intern. pour l’avanc, des sc. sociales, Berne, 1865 (Annales de l’Ass.., IV, p. 517). — À. Larrieu (Guerre à la g , 1868, p. 82, cite l’auteur (Guillard?) des Recherches de statist, — Fromentin, Le crime de la q.) 1872, p. 93 s; Dupasquier, Le crime de la g., 1873, p. 183...

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