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a vers l’unité quand à est beaucoup plus grand que F. — Dans un avenir prochain, les hommes unités s’équivaudront. Il n’en sera
jamais de même de leur nombre. Si on a P soldats d’un côté et p
P(F—L a) : : Ë BRUT 5 de Pautre, le rapport PE era toujours au moins égal à =.» °
4. Les foules, dont le règne commence, puisent dans le nombre seul le sentiment de leur force. Elles saisissent mieux les changements apparents, matériels, que les-réformes morales, « la masse, mieux que la trempe ». (Cf. G. Le Bon, Psych. des foules.) — 11 faut ajouter le : « Ils étaient trop », des vaincus.
2. Ct Z.. et H. Montéchant, Les lois du nombre et de la vitesse dans l’art de la gq.: le travail des armées et des flottes, 189%, p. 6 s, 16, 22 : La loi du nombre est encore plus rigoureuse sur mer, où toutes les unités, peuvent être plus facilement engagées ensemble (absence d’obstacles, vitesse plus grande, nombre moindre).
Comme à toutes les formules mathématiques appliquées en matière sociale, on est tenté d'attribuer à celles-ci une valeur absolue, que ne possèdent pas leurs bases. Un élément très important : intelligence est omis dans le calcul. Il s’agit en effet non du chiffre total des membres de l’armée, mais seulement de ceux qui auront un effet utile au moment décisif. Or les répartitions, combinaisons, formations et manœuvres, impliquées par là, supposent l’intervention du raisonnement. Le général reçoit un contingent défini, qu’il ne peut changer, mais 1l dépend en partie de lui de déterminer, par le calcul, et d'obtenir, par une judicieuse application du principe d'économie des forces (au sens militaire), les effectifs voulus sur le point déterminant. Il à fallu tout le talent de Carnot pour révéler la fécondité de ce principe et celui de Napoléon pour en tirer ce qu’il était susceptible de donner. € Il en est du système des guerres, écrivait ce dernier ", comme du siège des places. Il faut concentrer ses forces et son feu sur un seul point, au lieu de Les disséminer ; la brèche faite, équilibre est rompu. » En politique, 11 aspirait à accabler une nation, puis une autre, et, en stratégie, une armée après l’autre. Moreau expliquait, un jour ?, ses défaites en disant que le plus grand nombre battait toujours le petit. € Vous avez parfaitement raison, répondit Bonaparte. — Cependant, général, avec de petites armées, vous en avez battu de grandes? — Lorsque, avec de moindre forces, j’étais en présence d’une grande armée, groupant avec rapidité la mienne, je tombais comme la foudre : sur l’une de ses ailes et je la culbutais. Je profitais ensuite du désarroi pour l’attaquer dans une autre partie, toujours avec toutes mes forces. Je la battais ainsi en détail et la victoire était toujours, comme vous le voyez, le triomphe du grand nombre sur le petit. » C’est une loi du nombre mitigée, puisqu'on peut € faire » le nombre relatif et triompher avec le nombre absolu moindre. Toutes choses à peu près égales, celui-là tiendra entre ses mains le sort de la bataille, qui possèdera davantage « l’art d'exploiter ses moyens d'action au mieux des circonstances ».
La formule algébrique même d’où l’on tire la prépondérance du nombre repose sur Pimportance du rôle que joue l'outillage. Ces deux faits sont en rapport direct. La guerre moderne laisse
1. Rousset, 10., p. 64, 222, 931. — Sur le rôle de la stralégie, l'offensive à ou-
trance, les manœuvres sur une aile, mouvements enveloppants et tournants...,
v. Etat-Major all., Séudien, Der Schlachterfolg, mit welchen Mitteln wurde er erstrebl,