Clausewitz, Théorie de la grande guerre, p
5. Le plus fort a parfois cédé au plus faible. (De la Barre, Clausewitz, p. 23.) La disproportion entre le préjudice à subir et la modicité de l’intérêt, l’empêchait de porter de grands coups à un adversaire disposé au contraire, pour la raison inverse, à tous les sacrifices et à toutes les violences, — Sans doute, une fois
aucun rapport avec la survivance du plus apte, ou plutôt il trouble son action en rompant la parité de leurs situations respectives. En tant que la passion et Pentêtement proviennent de Fimpulsivité du tempérament, la guerre donne l'avantage à celui qui se rapproche du type primitif. Le mécanisme de Pascension à l’extrème assure le dernier mot à celui qui, se soustrayant à la limitation par la politique, joue le tout pour peu de chose.
Ce qui conditionne le triomphe, c’est non seulement le désir de se battre et de vaincre ‘, mais aussi, pour que ce désir soit sincère, le consentement à mourir ?. Incessämment combattue par l'instinct de conservation personnelle, l’abdication de la vietend à devenir moins fréquente Ÿ : on ne s’y résout que si lon estime que la question en vaut la peine. Aussi lés armées mercenaires, celles que guident l'amour du butin ou la peur, n’ont-elles jamais renversé des armées nationales, décidées au suprême sacrifice pour défendre le territoire de leur ancêtres et leurs biens les plus chers . C’est aussi par la différence morale que les pratiquants de la guerre nationale, démocratique, moderne, ont défait les tenants de la guerre d’ancien régime. Par leur élan. leur audacieuse offensive, leurs irruptions soudaines et répétées sur un même point, les armées de la Révolution ont surpris et « dérouté » des troupes plus manœuvrières, mais façonnées aux luttes de positions et aux combats symétriques adaptés aux con-
déclarée, la guerre devient pour les deux armées une question vitale, mais elle est doublement vilale pour celle dont le but est national : chaque soldat sait alors qu’il se bat non seulement pour sa propre vie, mais pour celle des siens et pour le bien de sa patrie, et dans ce cas, les non-combattants deviennent facilement combattants, La guerre de 1904 répondait ainsi du côté du Japon à des besoins: économiques pressants (nourrir le trop-plein de population) et à des mobiles impulsifs (dépit datant de 1895, orgueil, plaisir d'étonner le monde, aversion pour l’ennemi rencontré partout devant soi, combativité héritée des belliqueux Sa- MOUTAÏS)...
4. Clausewitz; Jomini; Goltz; Tolstoi; Dragomiroff, Guerre el paix, p. 88 s….