T. III, p. 451, 454, 490; Jähns, p
4. Posada, Les orig. de la famille, de la soc. et de PElat, p. 101 s. — On à fait dé-
Pour établir un certain lien de causalité directe, iei prépondérante, entre les deux ordres de phénomènes, on s’est elforcé de démontrer que l'absence ou la cessation de la cause présumée entrainait disparition de l'effet, et que le retour de l'un coïncidatt avec le retour de l'autre. Le titulaire du pouvoir, choisi à raison de ses aptitudes militaires est renversé lorsque lPâge ou quelque infirmité le rendent incapable de les exercer. La monarchie elle-mème, s’affaiblit ou cède la place à un gouvernement composé, pendant les périodes de calme, et reparait lorsque resurgit la nécessité d’une cohésion complète en face de lPennemi. Les Romains ont ainsi, malgré leur répulsion pour la royauté, reconstitué la puissance d’un seul aux époques de troubles extérieurs. Les Provinces-Unies instituèrent de même le stathoudérat chaque fois qu'un danger les menaça f.
L'effet varie suivant les mêmes proportions que la cause. € La puissance politique du chef augmente, dit Spencer, à mesure que l’activité militaire continue. » La part de la sélection dans ce résultat n'est point prépondérante, et il n’est pas certain que, même chez les sauvages, les tribus les plus dociles, celles chez lesquelles le pouvoir monarchique a le plus de vigueur elle ait toujours eu Pavantage ?. L'influence directe est plus importante. Tout concourt — anxiété, haine, amour-propre, désir de conquête, crainte du sort réservé au vaincu — à donner à la guerre le pouvoir de dominer le sentiment public. Gette situation, en enlevant leur intérêt aux dissentiments intérieurs, condamne l’opposition à l'impuissance. Nul, à pareille heure, ne marchande son concours au gouvernement, qui va diriger les opérations, afin d’en assurer le succès. « Le peuple se serre autour du pouvoir comme autour de son sauveur. » Tous les conflits d’ailleurs ne fortifient pas lautorité au même degré. € Pour qu’ils aient un pareil effet, il est indispensable, avant tout, qu’ils émeuvent la nation par les dangers qu’ils font courir, parles avantages qu’ils promettent. par les passions qu’ils éveillent ou par les intérêts qui sont en-. gagés Ÿ. » C’est pourquoi, à l’heure actuelle plus qu’au temps où elles laissaient la nation presque indifférente, les guerres seraient
river le pouvoir politique de la patria polestas, et la désignation de ses titulaires, soit de la nature des revenus (Loria), soit de leur utilité pour la collectivité (Brentano).….
1. P. Devaux, p.15: Roscher, Gesch. Nalurl. der Mon., Arist. u. Demokr., p. 20.
2. Contra : Bagehot, p. 56, 71 : Tant que la guerre est la grande affaire de la nation, un despotisme temporaire est indispensable.