Leibnitii opera, 1768, t. V, p. 56. — Idée napol., p
6. La paix de l'Eur. ne peut s'établir qu'à la suite d'une longue trève, ou Projet de pacif. gén. comb. à une susp. d'armes de vingt ans entre toutes les puiss. pol., Amst., 1157 (rééd. 17614), et L’Espion Chinois, Col., 1765 (L. V, p. 525 : exposé critique des projets ayant alors cours).
7. Extrait du pr. de paix perp. de M. l'abbé de St-P., 1761, et Jugement..…., Œuvres, éd. Didot, t. I, p. 621. — 11 fut raillé aussi par Voltaire, qui, en 17614, envoie à Cideville son plaisant Rescrit de l’Empereur de Ghine, à l’occasion de la paix perp. que Jean-Jacques va procurer.
4° ferme et durable ; et un congrès, au sujet duquel il reproduit les 5 articles de l'abbé. Il examine ensuite les chances de succès. Dans ce but il recherche d’abord les divers motifs de guerre (où les gouvernants ont un rôle décisif) et montre qu’ils sont supprimés par la confédération. Il met ensuite en relief l'avantage que retireraient les États de la conclusion de Palliance : suppression des désastreux elfets économiques des guerres, indépendance assurée par le fait qu'on € dépend » seulement d’un corps dont on est membre et dont chacun est chef à son tour ; économie profitable aux princes.
En mars 1766, un anonyme avait chargé PAcadémie française de décerner un prix à Pauteur qui aurait su le mieux plaider contre la guerre et € inviter toutes les nations à se réunir pour assurer la paix générale ». Les travaux de la Harpe et de Gaillard, historien des Rivalités de la France avec l'Angleterre, furent couronnés en 1767 !. Dix ans après, Mayer, dans son Tableau politique et littéraire de l'Europe, insista sur la nécessité d’en venir à l’idée d’une paix solidement organisée, avec un congrès européen.
Avec Richard Price *, nous passons en Angleterre. En 1877, il pose le principe d’un sénat universel, juge des conflits en qualité de sur-arbitre; 1l en donne le développement dans ses sermons et dans un discours de 1787 qui eut quelque retentissement. — De 1786 à 1789, Jeremy Bentham rédigea quatre essais dont le dernier formait un plan de paix perpétuelle *. En même temps que les principales sources de guerre, il indique les moyens de les tarir : codifier les lois non écrites, en faire de nouvelles sur les points indéterminés ; instituer un congrès ou diète générale qui rendrait les jugements, les publierait et mettrait l’État réfractaire au ban de l’Europe ; réduire et fixer les forces militaires et navales ; émanciper les colonies...
1. Cf. James Francis de la Baume, Eloge de la Paix, dédié à l’Ac, fr. — En 1767, Lilienfels publie son Neues Staatsgebüude, également pacifique; — Von Loen, Gedanken zur Verbess. der menschl. Gesellsch., Frankf.; Van der Marck, Rechten van den Mensch, p. 313 (Gabinus de Wal, Conj. ad pacem, p. 81; Martens, Précis, 2e &a., p. #4. — Turgot préconisa une république fédérative, avec liberté du commerce : le pouvoir central déclarerait la guerre, à la majorité; une simple milice exécuterait les décisions. (Condorcet, Vie de Turgot, Œuvres, t. V, p. 213.)
2. Observ. sur la nature de la liberté civile. — Condorcet (Tabl. hist., p. 220) l’appelle : apôtre illustre de la perfectibilité de l’espèce humaine.
3. Princ. of int. law : 1v, À plan for an univ. a, perp. peace (Works of J, B., now first collected hy John Bowring, 1839, t. VIII, p. 537-554). — Wheaton, 1853, t. I, p. 393; Pradicr-Fodéré, t. VI, p. 82..; E. Briout, L'idée de paix perp. de J. Bentham, 1905.