‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 55 sur 471 · Essais, éd. 1651, p. 751 ; Bodin, t · texte numérisé non relu

Essais, éd. 1651, p. 751 ; Bodin, t

4, Sur ces guerres : abbé Garaude, La g., p. 22 s. — Wiskemann, p. 26, cite des cas de rapt, etc... [o, Europe, Médée, Hélène, d’après les Mythes ; Hérodote, ANUS

dit, a bien compris la réalité de l’histoire parce qu’il à cherché « dans les alcôves des grands les causes de la douleur sociale des guerres. » Cette exagération cache une part de vérité : l’homme public qui se fait d’une Ccréature » une idole ne sait rien lui refuser, il perd toute volonté, d'autant que lidole est tyrannique. |

L'exemple de la guerre de Troie est le plus connu. Il n’en manque pas d’autres. Hérode Antipas, épris d’'Hérodiade, répudia sa femme, fille d’Arètas, roi des Arabes: Arètas vengea cet affront par une guerre. Atossa, fille de Cyrus, poussée par son médecin Démocédès, encouragea son royal époux Darius à faire la guerre contre la Grèce pour avoir des esclaves grecques. Cambyse fit une expédition contre l'Egypte sous prétexte que le roi lui avait envoyé à la place de Nitétis sa fille, Nitéritis fille de son prédécesseur. Au v°s. av.J.-C., lAréopage accusa Aspasie de Milet d’avoir lancé Périclès, son amant, dans la guerre de Samos, dans celle de Mégare d’où naquit celle du Péloponèse*. Cléopâtre a bouleversé le monde antique : € si son nez avait été plus court, la face du monde eût été changée. » Au x s., Eléonore, duchesse de Guyenne, ayant divorcé avec Louis VIT, roi de France, porta en dot le Poitou et la Guyenne à Henri I, duc de Normandie, depuis roi d'Angleterre : de là des rivalités et des guerres qui durèrent 300 ans (grâce à l’intervention d’autres causes.) Diane de Poitiers a exercé un grand empire sur François If et Henri Il, et Gabrielle d’Estrée sur Henri IV; la première € disposait de la guerre et de la paix » ; elle fit envoyer à Hesdin un homme de guerre incapable, le maréchal de Lamarck, son gendre : 11 fut défait. Plusieurs auteurs ? prétendent que, sous prétexte de Juliers et de Clèves, les armées de Henri IV partaient simplement à la conquête de Henriette de Montmorency, emmenée hors de France par son mari, le prince de Condé, qui voulait la dérober à la lubricité sénile du roi. Louis XIV aurait, dit-on, révoqué l’édit de Nantes et ordonné les dragonnades à l’instigation de madame de Mainte-

1. Paul Adam, Triomphe des médiocres, p. 49. (11 attribue l’expédition du Tonkin à une intrigue de femme.

2. « Quelques jeunes gens ivres vont à Mégare et enlèvent la courtisane Symé tha ; les Mégariens enlèvent deux courtisanes de la maison d’Aspasie: Péricles interdit aux Mégariens nos marchés et nos ports. La guerre en résulte. » Ainsi s'exprime un personnage des Acharniens, d’Aristophane. Le 4er demi-chœur approuve. Le 2e s’écrie: «Que ce soil juste est-ce une raison pour le dire Il se repentira d’avoir parlé ainsi, » — V. aussi Plutarque ; Athénée, XIII, 560.

3. Dufraisse, Hist. du dr. de g., p. 131; L. Henry, La g., p. 102...

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