‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 59 sur 471 · L. Bara, La se. de la paix, p · texte numérisé non relu

L. Bara, La se. de la paix, p

4. J. Dumas, De la respons. du pouv. exéce. comme l'une des sanctions de l’arb. int., Broch. ou R. pol. et parl., août 1901.

5. Dépèche de l’empereur d’Allemagne au roi de Bavière. Journal des Débats, 4er mars 4871. Une dépèche à l’empereur de Russie est conçue en termes analogues (ib., 4 mars, et Journal de Saint-Pétersbourg, 1* mars, cités par H. Dumesnil, La g., p. 13.)

nets). L’intrigue, le caprice et la vanité personnelle président alors aux affaires et‘on prend avec une légèreté extrême les décisions auxquelles tiennent le sort de populations nombreuses, auxquelles on s'intéresse peu. € La politique extérieure ÿ dépend d’une volonté unique, la guerre y est (partiellement) subordonnée à l’âge, au tempérament et à la santé du souverain !. » On est elfrayé en songeant où les fantaisies d’un souverain absolu et misérable pouvaient entraîner tout un peuple. € Il est plaisant à considérer, dit Montaigne ?, par combien vaines occasions, la guerre est agitée et par combien légères occasions esteinte.

Paridis propter narratur amorem

Græcia Barbariæ diro collisa duello (Horace, Ep. I.)

Toute l’Asie se perdit et se consomma en guerres pour le maquerellage de Pâris. L’envie d’un seul homme, un dépit, un plaisir, une jalousie domestique, causes qui ne devraient pas émouvoir deux harangères à s’égratigner, c’est l’âme et le mouvement de tout ce grand trouble. » À de rares exceptions près, les rois n’ont combattu que € pour satisfaire leur ambition personnelle, imposer d'autorité des croyances religieuses, vider de futiles contestations qui ne méritaient pas qu’on mit aux prises deux individus ?, souvent même pour tromper leur ennui par un exercice violent { ». On en a vu pousser à la guerre par simple inquiétude d'esprit (Charles XIT de Suède), ou pour des motifs de vaine gloire, par exemple pour se faire couronner de laurier sur leffigie des monnaies ?.

On ne s’en étonne point quand on connaît la psychologie des princes. IIS ne sont pas issus d’une race spéciale et leur vulgarité est parfois évidente. € Les âmes des empereurs et des savetiers, poursuit Montaigne, sont jectées à mesme moule. Considérant l'importance des actions des princes et leur poids, nous nous persuadons qu’elles soient produites par quelques causes aussi

1. Mézières, op. cit., p. 132. — Louis XIV et la belliqueuse Marie-Thérèse, devenus vieux, souhaitaient la paix ; la vieillesse et l’obésité auraient peut-être amené Napoléon à penser de même. À

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