Cf. H. Spencer, Pr. de soc.,t. 11, p
nes € se battent souvent à coups d'épieu pour la possession d’une femme. » Les indiens Dogribs luttent entre eux pour le même objet € absolument comme les cerfs » !. L'usage inverse existe aussi chez les femmes : Pelletier raconte que, chaque homme possédant de deux à cinq femmes, celles-cr se battent entre elles pour savoir qui Paura. — La lutte n’a pas lieu qu'entre individus d’une même tribu, elle s'étend parfois entre tribus dis- Linctes. Il en est ainsi chez les sauvages actuels, notamment chez les Australiens et chez les Indiens de l'Amérique du Nord, où la lutte est réduite à état de système » *. La même cause de guerre fut connue sans doute de lantiquité, nam fuit ante Helenam mulier, teterrima belli causa. La tradition rapporte que le premier acte de la cité romaine fut d'enlever un certain nombre de femmes sabines pour les donner comme compagnes aux aventuriers qui entouraient Romulus *:
bins et des Romains s’ensuivit.
la guerre des Sa-
Souvent des guerres analogues sont dues à la quantité relativement petite des femmes, conséquence de la coutume de Pin- Jfanticide des filles, dû lui-même à la moindre valeur sociale de la femme (à cause de sa faiblesse) dans un état où la guerre, offensive ou défensive, est permanente. On trouvait plus avantageux d'enlever aux voisins les femmes déjà nubiles, plutôt que de prendre le soin, pourtant rudimentaire, d'élever celles qui naissatent dans la tribu. M'Lennan { explique ainsi leæogamie et le mariage par capture. — L’exogamie étant, dans certaines circonstances, favorable à la conservation et à la prédominance de la race par accroissement de la quantité de la population, et de ses qualités par les croisements qu’elle opère et la stabilité qu’elle produit ÿ, la survivance des plus aptes avantagea dans la lutte vitale les tribus qui la pratiquaient : elles