Cf. St. Mill, Pr. L. III, ch XVIil. | 2. L
lui est adressée, il pourra, vu offrant ses produits à des conditions plus favorables, augmcn- Ici- la dcniando (l(^ Tctranger tandis qu'il diniinuei-a la sienne ; de telle sorte (ju'il y aura toujours (( équation de l'offre et de la demande » ou « de la demande réciproque» ou, en d'autres termes u de la demande internationale ».
St. Mill fait rcnirer successivement dans son hypothèse les frais de ti-ansport, et un nombre indéfini de marchandises et de nations, sans que ses conclusions en soient modifiées.
Nous lui accorderons volontiers sa démonstration ; et nous considérerons le cas exposé ci-dessus comme un exemple schématique où les deux nations et les deux marchandises représentent la somme des exportations et des importations d'un pays, dans son commerce avec l'ensemble des autres.
Il passe ensuite de ce cas hypothétique à celui (|ue présente la réalité, c'est-à-dire à des échanges s'efîectuant au moyen de la monnaie ou de ses substituts. Que se passe-t-il désormais, si un |>ays a besoin de [)lus de marchandises étrangères (ju'il n'en exporte des siennes, c'està-dii-c si l'iMpialion de la demande internationale ne se trouve pas actuellement réalisée? Y aurat-il ccAW même lendance nécessaire à l'cNjuilibre que Mill api)elle loi de l'équation de la dcuiaude ^
Nogaro i
Nous avons vu comment Ricardo démontre que le commerce revient toujours au troc. Mais St. Mill ajoute que, logiquement^ le mécanisme est essentiellement le même dans les deux cas. Sans doute il y a quelques différences extérieures (1) ; il faudra, pour payer l'excédent de marchandises importées, exporter du numéraire. Mais cette exportation du numéraire a fait contracter la circulation, tomber les prix, qX, parmi les autres, ceux des articles d'exportation ; il en résulte un accroissement de demande à l'étranger, tandis que le prix des produits importés a pu augmenter à la suite de l'introduction du numéraire dans les pays étrangers ou du moins qu'il n'a pas participé à la baisse générale » (St. Mill.Pr., 1. III.Ch.XXI,§l).
Et dès lors, nous voyons que les choses se passent bien dans la réalité conformément à notre conception abstraite du troc : comment un pays, dont les importations augmentent, parvient-il à les payer, sans drainage durable de la monnaie, avec des marchandises, en maintenant l'égalité de l'offre et de la demande ? C'est toujours en provoquant à l'étranger un accroissement de la demiande de ses produits ; et comment obtient-il cet accroissement ? c'est toujours en offrant ses