‹ Le rôle de la pathologie générale dans l'enseignement de la médecineChapitre 8 sur 10 · CO PL · texte numérisé non relu

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ceux qui lui offraient un témoignage de leur admiration, le professeur Bouchard nous donnait ce conseil que nous ne saurions suivre avec trop de scrupule : « Que votre science, nous disait-il, ne soit pas hautaine, que votre action soit bienveillante et affectueuse. »

Ce qui est grand dans notre art, ce n’est pas seulement d'accroître le domaine de nos connaissances, de conserver à l’humanité des forces précieuses et de contribuer à son bienêtre en apportant partout le soulagement physique et le réconfort moral. Ce qui est grand surtout, c'est d’entourer celui qui souffre d’un peu de notre fraternelle affection ; c’est de lui donner un peu de notre cœur, de sorte que, même à son insu, ses maux nous angoissent et leur apaisement nous réjouit. C’est ce don de soi-même qui fait de la pratique de notre art l’une des plus nobles tâches qu’il soit donné à l’homme d’accomplir.

Je viens de vous tracer à grands traits comment je concois le rôle de la pathologie générale, sa place dans l’enseignement de la médecine, son utilité, sa destination. Permettez-moi de terminer par quelques souhaits. C’est d’abord de n'être pas trop inférieur à la lourde charge qui m'est échue. C’est ensuite de former, par mon enseignement, des élèves qui, en honorant la science et la profession, contribuent à la gloire de cette Faculté. Puisséje enfin, parmi cette jeune postérité, trouver un jour celui qui sera mon continuateur.

A LC REX

Quand viendra l’heure de me retirer, puisséje transmettre à ses mains plus alertes le

flambeau qu'aujourd'hui je reçois de mes aînés.

Paris — L, MARETHEUX, imprimeur, , rue Cassette. — 4196.

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