‹ Le rôle de la pathologie générale dans l'enseignement de la médecineChapitre 7 sur 10 · SOON · texte numérisé non relu

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maintenant cette vertu génératrice qui est la condition de ses progrès et de ceux de toute la médecine, ce n’est donc pas seulement enregistrer la science d’hier et d’aujourd’hui ; c’est aussi préparer celle qui se fera demain. Voilà pourquoi le laboratoire est un organe indispensable à notre chaire. Cest là que surgissent les faits nouveaux, que naissent ou meurent les hypothèses, que s’épanouissent ou se fanent les théories. C’est là que s’élaborent les procédés expérimentaux qui permettront d'appliquer à l’homme, sans danger ni souffrance, les investigations utiles pour reconnaître ses maladies. C’est là que sont éprouvés les moyens thérapeutiques propres à le guérir ou le soulager.

Qu'elle nous vienne du laboratoire ou de la clinique, la vérité n’en mérite pas moins bon accueil. Ayons soin seulement que toujours nos malades en profitent, car l'amour de la vérité se double pour le médecin de celui de l'humanité.

Nous ne devons pas non plus, dans cette chaire, perdre de vue que notre Faculté remplit une double mission et qu’il lui faut tenir compte de deux exigences qu’il n’est pas toujours facile de concilier. Etablissement d’enseignementsupérieur, son rôle estde répandre la science dans ce qu’elle a de plus élevé et de concourir àses progrès. Ecole professivnnelle, elle doit enmême temps former des praticiens. C'est donc une nécessité pour nous de ne

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point négliger les applications qu’on peut tirer de notre science pour la pratique de notre art. Dans cette seconde partie de notre tâche, ne croyez pas, Messieurs, que le laboratoire soit chose superflue. Le temps n’est plus où le médecin se contentait, pour tirer son diagnostic, d'observer le malade en spectateur. Du rôle de la simp'e contemplation, il passe aujourd’hui à celui de l’action. Il intervient au besoin dans le jeu des organes ma- -lades ou supposés tels, pour le modifier par des expériences appropriées qui le renseigneront sur leur état. En un mot, il devient expérimentateur, et c’est un devoir pour lui d'acquérir dans la mesure nécessaire l’habitude manuelle des expériences et l’esprit critique qui lui permettra d’en tirer des conclusions valables.

Seulement, en devenant expérimentateurs, n'oubliez jamais que vous agissezsur l’homme, et sur l’homme malade. N’abusez donc point dans vos explorations de la confiance de celui qui se livre à vos soins et n’omettez pas dans votre thérapeutique « le lait de l’humaine bonté ».

Nous ne devons pas à nos malades que notre science. C’est un des privilèges de nos Ecoles de médecine, et l’un des plus beaux devoirs de ceux qui ont l’honneur de leur appartenir, que de former par leur parole et par leur exemple, non seulement des esprits, mais des cœurs. Il y a quelques années, répondant à

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