‹ Le rôle économique du port de DunkerqueChapitre 13 sur 45 · ANT ES · texte numérisé non relu

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degré de perfection, n’entretiennent pas, au moins l’exportation, des relations très suivies avec l’étranger : importation d’engrais, faible exportation de blé en cas d’excédent. Il y a un certain trafic de fruits et de légumes avec l’Angleterre. Ce trafic tend du reste à diminuer en raison des efforts entrepris par la Grande Bretagne pour produire sur son sol une partie des denrées qu’elle demandait jusqu'ici à l'Europe.

Bien que très puissantes, les industries extractives du Nord et de l'Est, dont la production est de l’ordre de 8o millions de tonnes ne contribuent pas non plus dans une forte proportion à l’activité du port. En effet la production des houillères ne suffit pas aux besoins du pays. Signalons un faible trafic à destination de la côte Atlantique française.

Les mines de fer de l’Est n’ont pu, jusqu’à présent, trouver de débouchés sérieux en Grande-Bretagne pour une partie de leur extraction, par suite de la trop grande importance des frais d’acheminement du minerai par rapport à la valeur de celui-ci.

Quant aux mines de potasse d'Alsace, dont le pouvoir d’exportation (800.000 tonnes) est très connu, elles effectuent leurs expéditions par Anvers, en utilisant jusqu’à ce port, soit le chemin de fer, soit la voie du Rhin. Enfin, mention doit être faite des carrières de craie du Pas-de-Calais et du Boulonnais, qui exportent chaque année, par la voie maritime, quelques dizaines de milliers de tonnes à destination des Etats-Unis de l'Amérique du Nord.

Sont seules vraiment capitales pour DUNKERQUE les industries de transformation.

L'industrie sidérurgique qui produit normalement 8.000.000 de tonnes de fonte et 5.000.000 de tonnes d’acier, importe annuellement du Caucase, des Indes et du Brésil d’imposants tonnages de minerai, de manganèse (800.000 tonnes) et exporte outre 500.000 tonnes de fonte, de très grosses quantités d’acier sous forme de demiproduits (1.800.000 tonnes) et de produits finis (1.200.000 tonnes).

Les filatures de coton d’'Hazebrouck, de Lille, de Roubaix, de Tourcoing, de Wasquehal, de Lomme, de Fournies, de Nancy, de Belfort et de Saint-Dié; les filatures de laine de Roubaix, de Tourcoing, de Reims, de Troyes, de Sedan, de Mulhouse et de Colmar, enfin les filatures de jute de Dunkerque, de Saint-Pol, d’Abbeville, d’Ailly-sur-Somme, de Bischewiller et de Colmar jouent un rôle très important dans l’activité de notre port. Dans leur ensemble elles disposent d’une dizaine de millions de broches, occupent plus de 500.000 ouvriers, utilisent chaque année près de 600.000 tonnes de fibres textiles provenant pour la presque totalité de l'étranger.

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Les exportations des ateliers de constructions métalliques de Lille, Roubaix, Valenciennes, Saint-Dizier peuvent être évaluées à 250.000 tonnes par an ; sont également situées dans la zone d'influence du port de Dunkerque à Saint-Amand, à Auby, à Mortagne les établissements qui traitent les minerais de zinc, et si leurs exportations sont nulles, leur fabrication (60.000 tonnes) étant Join de suffire à la consommation nationale, leurs importations de minerais ne sont pas négligeables (100.000 tonnes).

Les industries chimiques dans leur extrême variété sont égale-

ment de nature à retenir l'attention.

Leurs usines, surtout importatrices, si l’on excepte celles qui se livrent dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de l'Aisne à la fabrication des ciments, produisent l’acide sulfurique (Lomme et à Roubaix), de l'acide chlorhydrique, de l'acide nitrique (à Béthune, Aniche, à Lens), de la soude (dans la Moselle, Meurtheet-Moselle), des engrais phosphatés, des combustibles liquides (à Dunkerque et à Croix-Wasqual), du soufre, du borax, du savon, de l’huile de Jin, du papier, du carton, de la soie artificielle, de l’amidon, des extraits tannants et des cuirs tannés, etc.

De nombreuses usines d’alimentation sont tournées vers la consommation intérieure, mais il s’agit de réception de tonnages d'appoint nécessaires aux quelques 8oo minoteries, 200 malteries, 8o féculeries, de déchargement de matières premières utilisées par les maïseries, rizeries, Îles chocolateries, les huileries, ou bien encore de l'exportation d’une fraction de la production des 75 raffineries de sucre du Nord et de l’Est, des biscuiteries de Reims et US ‘et 30 confitureries des départements du Nord et de la Meuse.

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