Dans l'édition de la Rev. bén., lignes 22 et
6. « Gratias ergo agamus piissimo Redemptori, qui nos nullis praecedentibus meritis, suscitauit, et non solum de morte perpétua eripuit, sed etiam adiuuante gratia ipsius, si bene egerimus, aeterna praemia repromisit. » App. 42, 8; col. 1830. — u Quia nullis praecedentibus
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décider Klisée à accepter des présents en reconnaissance de sa guérison, c'est que cette histoire symbolisait « la grâce du ('hrist, qui est appelée giàce parce (pi'elle est gratuitement donnée ^ »
Mais la régénéiation ne nous établit j)as dans le bonheur ; elle nous confère seulement l'aptitude au bonheur. Nous devons ensuite mener une vie de misère, jusqu'à ce que le terme arrive de notre condition mortelle et que suive la grâce de l'éternelle félicité ^. Ce temps d'épreuves nous est donné pour que nous montions par nos bonnes œuvres comme par des degrés qui nous conduiront à la vraie patrie -K Les œuvres sont indispensables; à elle seule, la
meritis de tenebris producti sumus ad lucem, de morle ad uitam reuo» cati... » App. Ad, 2; col. 18.'Î5. — u Nos quibus iauta bénéficia nullis praecedenlibus meritis praesLitit diuina misericordia... » App., 93, 4; col. 19-25. — Vov. encore 12, 6, col. 1762; 44, 6, col. 1834; 229, 1, col. 2166; 249, 3, col. 2207.
1. « Quod autem posteaquam mundatus est Naaman, munera oblulit beato Klisaeo, et ille accipere noluit; Christi in hoc ^ratia fij^urabalur quaeideo ^ratia dicilur quia gratis datur. » App., 44, 6; col. 1834. — Ni ici ni dans TéLude du sermon sur Tendurcissement de Pharaon, je ne veux faire intervenir, même sous une forme atténuée, la distinction postérieure du mérite de coiuh'fino cl du mérite de de couçjruo. Il me sembleque ce serait une lourde faute de méthode que d'introduire dans Texposé d'une doctrine à une date donnée les précisions qu'v devait un jour apporter plus tard le développement philosophique; c'est le meilleur moyen de faire parler aux auteurs une lanj^ue qu'ils n'auraient pas comprise. On trouvera toujours dans Césaire ce qu'on y aura mis.
2. u Ex quo enim de peccato Adam omnes miseri nati sumus, communis est miseria. Sed contra ^'•enerationem quae nos miseros fecil, prouidit Deus reg^enerationem unde nos a miseria liberaret... Non enim, quia dixi : Reg-eneratio libérât a miseria, iam nos continuo ut re^'enerati sumus, beati sumus... I*]t regenerali (lies malos ducimus quousque finiatur poena mortalitatis et gratia succédât summae felicitatis. .. App. 111,2; col. 1965.
3. « Admonitio ista continet qualiler per peccatum primi hominis de paradiso in infernum mundi huius proiecti sumus ut jid iiiferiorem infernum non mereamur jjeccatorum pondère uenire, sed bonis operibus uelut quibusdam <^radibus ad superiorem ac principalem patriam lotis uiribus conemur ascendere. » Titre du sermon, A/)/J.()8; col. 1875, Ce titre est sûrement de la main de Césaire. Il ne convient d'yilleurs qu'à la première partie du texte (1-3).
foi ne suffit pas ^ Une sainteté négative, qui consisterait à être pur de toutes fautes, ne suffît pas davantage. Il ne faut pas dire : « Puissè-je au jour de la mort mériter d'être tel que je suis sorti du baptême. » Cette pureté serait suffisante à qui mourrait aussitôt après la réception du sacre- Vient. Mais à qui a disposé du temps d'une longue vie et a eu des années pour agir, il ne lui suffit pas de s'être abstenu du mal, s'il s'est aussi abstenu du bien ; c'est un mal grave de n'avoir fait aucun progrès dans le bien ^.
Les bonnes œuvres sont les bracelets d'or que le serviteur d'Abraham offre à Rébecca au nom d'isaac, comme les boucles d'oreilles signifient la parole divine. Mais Rébecca ne recevrait ni boucles d'oreilles ni bracelets, si Isaac ne les avait fait porter par son serviteur. L'Eglise aussi n'aurait pas reçu l'évangile ni pu accomplir les œuvres sans la grâce du Christ transmise par les apôtres ^. La prédication elle-même et les causes extérieures de la foi sont donc aussi de purs dons de la miséricorde divine. C'est par la grâce que chacun de nous reçoit la puissance