‹ Le roman au dix-septième siècleChapitre 1 sur 12 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

sourire ironique de son : que sais-je? essayait de s'analyser lui-même et de se comprendre. C'était l'esprit nouveau qui venait de naître. Une littérature se fonde qui se soucie avant tout d'être une littérature vraie. Les grands imaginateurs de génie, Rabelais, Cervantes, l'Arioste, font place à des observateurs pleins de bon sens et de finesse. Désormais, le public ne demande plus à l'écrivain de beaux rêves, d'illusionnantes chimères, mais une vivante histoire du présent.

Nous croyons aujourd'hui que la plupart des romanciers du xvii^ siècle ont fait tout autre chose. Les rares critiques qui se sont occupés d'eux, soit en France, soit en Allemagne, ont cru devoir les diviser en deux catégories : l'une comprendrait les œuvres de Sorel, de Scarron, de Furetière et de quelques oubliés, qui seuls auraient rompu avec les traditions de l'idéalisme ; l'autre, beaucoup plus nombreuse, les récits mérovingiens, mexicains, assyriens, romains, égyptiens de d'Urfé, de Gomberville, de Mlle de Scudéry, de La Calprenède, etc. Peut-être cette classification repose-t-elle sur un malentendu.

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