‹ Le roman au dix-septième siècleChapitre 2 sur 12 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

Si le XVII* siècle est masqué dans presque tous ses livres, comme les femmes l'étaient parfois clans la rue, il n'était pas dupe d'un trompe-l'œil enfantin. Qu'il assistât à une représentation à'Iphigénie, de Bérénice, ou qu'il lût VAstrée, le Cyrus, il savait se reconnaître à travers la mascarade. Il y était seul en cause, seul en scène, et il s'en apercevait bien. Ce sont ses passions, ses mœurs et ses modes qu'il retjîpuvait, non seulement dans les Maximes de La Rochefoucauld ou dans les Caractères de La Bruyère, mais même dans son théâtre qui représente en apparence Nicomède, Achille ou Titus, même dans son roman qui peint d'ordinaire des héros ou des bergers. Nous en sommes restés au vers où Boileau reprochait à Mlle de Scudéry ses Caton galants et ses Brutus damerets. Pourtant, n'est-ce pas lui qui écrivait à Brossette : « Il n'y a pas, dans son livre, un seul Romain ni une seule Romaine qui ne soit copié sur le modèle de quelque bourgeois ou de quelque bourgeoise de son quartier »? Par là, sa critique devenait une louange.

Il n'y avait point de Caton, il n'y avait point

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