‹ Le roman d'une princesseChapitre 5 sur 5 · I.e premier*.. • tu reviens I Chaque soirt entre · texte numérisé non relu

I.e premier*.. • tu reviens I Chaque soirt entre

cinq el six lieures, je crois entendre rouler la voiture. Je sui^ assis à ma table à écrire, je ne bouge pas, je reste, la plume en main, fixant la feuille blanche. La porte de la maison — cette lourde porte que pour nous amuser, nous poussions parfois tous deux ensemble le soir, quand nous revenions de notre pèlerinage au bord de la mer, le long du Ryck, ca passant près des salines, au travers des marais, un chemin que personne ne prend jamais, — tu rouvres, vivement, toute seule. U fait sombre dans le profond vestibule ; mais tu trouves la porte cachée dans un recoin, tu as vu briller

m LE ROMAN mm prîngëssb

la lumière A travers les fentes. Tu repousses

sans bruit la portière; je ne bouge pas. — Me voilà 1 t'écries-tu^ souriante» triomphante, comme ja lis à Ragalz, quand ma belle fiancée savait combien d'tieures je passais à l'attendre là-haut dans le bois, pour la serrer un seul instant sur mon cœur. Quelquefois aussi, tu ne dis rien y mais tu m'entoures de tes bras, et tes cheveux couvrent mon visage.

Quand six heures sonnent^ je me lève : t Pas aujourd'iiui, mais peut-être demain. > Voilà ce que je pense.

Le malin, c'est un autre rêve. Je suis parti réellement avec le premier train; j'arrive au château, je n'interroge ni le concierge, ni au* cun des laquais dans la grande @alla ; je passe devant eux sans rien dire ; je monte à ta chambre, celle où les tilleuls allongeaient leurs branches fleuries. Tu es là, à la fenêtre ; je te dis : c Viens! viens I * et je te prends par la main et tu me suis* Mais j'ai renoncé au droit de te réclamer ainsi. Et si je le faisais, à quoi bon I La torture recommencerait pour toi, car je t'aime mille fois plus follement. Je n'ai rien appris, nous ne pourrions davantage nous comprendre. Je t'aime jusqu'au délire, et je te tuerais plutôt que de revivre cette année de

mariage, avec la conscience perpétuelle de te

rendre malheureuse. Te tuer, luais daus noire premier et brûlant embrassemeot.

FéTrier,

Je ne sore plus, je ne travaille plus, j'ai fini par m'apercevoir que je n'étais plus capable de rien. Mon amour est le symbole de mon être et de mes facultés; il a voulu escalader le ciel et n'a pas même pu ramper sur terre. Tout n'a été qu'une creuse apparence ; tous les efTorls se brisent contre la réalité, chacun y est enchaîné, même ceux qui rêvaient cire des demi-dieux. Si je n'avais pas voulu jouir, au lieu de me soumettre au renoncement, à combien de mes semblables aurais-je pu servir d'aide et d'appui ? Mais, que signifie au fond la plus grande œuvre? — Rien, et c'est une consulalion, car je paie le tribut de toute chose terrestre.

Sais-tu ce que je pense la nuil, en regardant les étoiles, de mon lit? C'est que toi et moi, nous n'avons existé qu'en apparence, que nous étions en réalité deux mondes, desti* nés, par les lois éternelles de la nature, à ne se rencontrer sur le même chemin que pour se briser. Là- haut, quand les mondes se croisent et se louchent, s'ils ne se détruisent pas^

ils sont renvoyés avec tant de force dans des

directions opposées que leurs orbites ne se rencontrent plus jamais. Mais souvent un de ces corps célestes pulvérise Tautre et continue tranquillement sa marche, pendant que le plus faible s'abîme dans le néant. Je suis fier d'avoir été ainsi le plus faible de nous deux. Néanmoins l*orgueil finit par s^teindre, comme tout le reble, la douleur, le désespoir et la foIie« Toi seule, tu demeures au milieu de tout Ci qui passe, Diane, qui, pour moi est devenue Loreley.

GreUvald, 16 février.

Une lettre, une lettre de toi, de Rauchens-

tein! Celte luciiie écriture loniiuc eL ferme, le même timbre l Et mon nom une fois encore écrit de ta main! Qu*as-tu senti, Lorcley? Ta bouche a-t-elle eu un pli douloureux, ou bien as- tu serré tes lèvres Tune contre Tautre et tes fines narines transparentes out-elles fréuii de mépris? J ai pris la lettre et je suis monté dans ta chambre, je me suis assis à ta petite table noire, sur laquelle sont encore trois de CCS verres de Bologne que tu t'amusais à briser dans ta main pour jouer avec leur poussière! En as-tu brisé beaucoup? Ainsi tu te

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préoccupes encore de moi, humble poussière?

Le souvenir de cette année n^est pas encore tout à fait effacé? Oui, ton conte est touchant comme tous les contes. Eux aussi sont éterr nels, car il n*y a d'éternel que te qui n*a jamais existé I £nfant| la réalité n'a pas de bonheur qui vaille ceux du rêve. Ma vie recommence à prendre une forme étrange. Je vis avec toi, j*ai oublié que tu as réeliement habite ici; tu peuples ma maison. Chaque livre» chaque objet se rattache étroitement à toi. Souvent je te prie de me tendre quelque chose ; alors j'entends le frôlement de ta tratne; tu portes toujours des robes très longues, mais la plupart du temps, des étoÛe$ qui ne font pas de bruit. Te souviens-tu comme on t'admirait au bal des officiers ? Il y a un an, aujourd'hui. Tu étais vêtue de blanc, un blanc lumineux. Je devins fou de jalousie en te voyant si royalement traverser cette grande salle, car tous les uniformes se pressaient autour de toi, surtout les cuirassiers de Pase-* walk qui étaient venus pour la fête... Non, plutôt, ce jour de patinage, où dans ton cos* iume de velours sombre, tu glissais avec moi sur la baie, pour que personne ne pût te vôir^ au lieu d'aller avec les autres sur les

im LË ROMAN D'UNK PBTNCKSSË

prairies inondées. Ulla! Uila! penses-lu quell|U6lquefoiA à Tété du Nord, cet été pdssë à Stubbenkammer. Pourtant je le possède davantage que tu ne m'appartenais alors» et tu es sauvée ! Tu m'écrlrflis encore une fois, quand tu voudras donner ta main à un autre. Crois^» tu que je toé rétolteral? Non, ma bied-^^aimëe* . Le jour où tu réclameras loyalement ta liberté pour en disposer de iiouveau, ce jour-^là, je ^ serai le plus heureux di s mortels, car je sau* rai ma faute expiée. Alors je me coucherai dans le cercueil, je fermerai mes yeux qui gardent ta douce image^ et je rêverai de toi éternelle^ ment* Je le fais déj je rôve toujours, je ne pense plus ! Souvent je ne vois plus avec netteté les objets^ et je relis trois fois dé suite la même page ; je ne peux plus que faire machinalement les choses dont j'avais Thabitude* C^est étrange, petite, tout est mort, il ne me reste qu'un rêve doux et vague< Tu es à moi pour réternité, parce que je t*ai perdue I

Rauclienstein» iS avrU« Une fois encore, une dernière fois, il faut

que tu m'enlencles, car sans doute en cette vie tu Dd m'entendras plus. Quand tu recevras cette. lettre, j'aurai peut-être cessé de vivre. Bruno I je t'ai jusqu'ici caché quelque chose que tu dois apprendre aujourd'hui.^ Les pre^ miers mois, je l'ignorais moi-même ; je n'avais pas de mère pour m'éclairer sur mon état; lorsqireiifin je Tai su, Tamertumo et 1 orgueil m'ont imposé silence. Aujourd'hui c'est mou droit et mon devoir de l'appeler près de moi ; d'ici quelques jours^ je vais devenir mère. Peut'^ètre arriveras-tu trop tard et ue me trouveras-tu plus vivante, car je suis certaine de mourir dans mon épreuve. Du moins, prends ton enfant dans tes bras et jure sur mon cadavre de l'élever comme je l'aurais élevé, pour en faire un être bon et loyal. Son éducation sera bien difficile, quand on songe aux circonstances dans lesquelles il naît ; mais tu comprendras ce qu'il faut faire, car en voyant notre enfant, l'ancien amour brûlera de nouveau en toi, pins pur, plus sacré; dépouillé de tout ce qu'il avait de terrestre. 0 Bruno ! Je t'ai aimé d'un amour surhumain 1 Je te le dis devant Dieu, à l'heure de ma mort ; c'est pour cela que j*ai été si durement châtiée^ parce que j'avais fait de toi mon idole et décla-

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ré ne pouvoir vivre sans loi. Tu le vois ; je meurs I Pardoane si je n'ai été pour toî qu^une amëre désillusion : tu attendais trop de^moi, peut-être, et c est pour cela que tu n'as pas su prendre ce que je te donnais, si tu l'avais voulu. A pi ésetit, je le donne ce que j'ai de meilleur» mon legs suprême : ton fils t Promets-moi de Télever en dehors de tes préjugés et des miens» d'en faire un homme sans esprit de caste, sans révolte contre Tordre existant, car il ne peut renverser l'édifice social» même s'il réunit en lui nos deux natures orageuses ! Et quand lu seras devant ce vieillard qui était mon père, aie de la patience» ne sois avec lui ni dur, ni amer et injuste.

Pardonne-lui ce qu'il est. Il m'a fait la pro<messe sacrée d'être, lui aussi, bon et patient ; mais lorsqu'il me verra morte» il ne pourra peut-être se contenir. N'est-ce pas, Bruno» il n'y aura pas de querelle auprès de mon cercueil? Tu m'as tant aimée jadis» qu'il ne te semblait jamais trop laire pour moi. Je te demande aujourd'hui plus que je ne t'ai jamais de* laaiidé, parce que c'est la dernière fois, ta dernière preuve d'amour. Et puis» Bruno» tu parleras quelquefois a notre fils de sa mère, tu lui diras que sa mère x^laçait toujours son bu

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très haut. Remplis son cœur de celte droiture qui a toujours été notre mobile^qui nous a conduit l'un vers l'autre. Je remercierai Dieu éternellement que nous nous soyions ainsi rencontrés. Nous étions sans doute indignes d'un bonheur si grand et, au lieu de la suprême .félicité, nous avons dù souffrir les plus profondes douleurs. C'est à notre faiblesse et notre impuissance que nous le devons ; car Dieu nous avait donné la plus belle des destinées. Quand je songe que nous pourrions maintenant recevoir et élever ensemble notre enfaiit, une angoisse iutinie me déchire le cœur. Il me semble qu'il n'y aura pas pour moi de bonheur au ciel ; le rei^ret de mon bonheur terrestre perdu me suivra jusquelà ! C'est peut-être mal de penser ainsi, api»ês avoir tant prié Dieu de me faire mouriri pour que je ne commisse pas le crime d'attenter à ma propre vie. Maintenant, en exauçant ma prière, il me montre quelle chaîne me rattachait à la terre, tant que mon enfant et toi, vous y étiez encore.

Et si tu te remariais, Bruno, pense à l'enfant I Eprouve d'abord celle que tu prendras ; vois si elle a un cœur maternel, et alors aimela bien, aime-la, avec calme pour que Tenfant ne voie jamais entre vous d'orages qui puis-^

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sent assombrir sa peliloaiue délicate. Rappelle* toi que la moitié du bonheur vient de la patience, et Tautre moitié du renoncement à soi-môme ; qu*on ne le trouve jamais dans les désira orageux et les efforts incessants vers le plus haut, le plus grandi Tu as toujours cru que la force consistait à maîtriser et à faire plier le destin ; je te jure que la vraie force est dans la résignation silencieuse et Tabnégation. Je te parle à ma dernière heure, Bi-uno ; sans cela, je n^aurais jamais osé Vécrire ainsi* Je voudrais tant te montrer que c'est une erreur qui a gâté notre existence, une erreur de noua trois, qui aous iaisions gloire de posséder une volonté inflexible*

Qu'est-ce que la volonté, après tout ? Une chose imaginaire ; nous ne cessons d'obéir tau* tôt à une influence, tantôt à une autre, et nous nous imaginons vouloir. Oh I cette volonté de fer est pure folie, tant qu'elle ne sert pas à supprimer en nous toute volonté. Je vois cela clairement, parce que je suis à la ûn^ parce que j'ai traversé un enfer, toute seule, sans appui; sans secours, sans ami pràs de moi. Â présent, je pourrais être pour toi un véritable ami ; et j'entends la cloche de l'agonie, qui, doucementi mais bien distincte à

mon ofeille, m'appelle loin d'ici ! Ah î Bruao^ si j'avais pu te revoir encore une fois l

A TOI t)\m L ËTEBMlxi.

RsuchensteiOi i5 mai.

Chère Tante,

Je t'ai promis jadis de décrire, quand j*au«

rais remporté la victoire! J'ai vaincu! J'ai passé au travers des ombrer de la mort, mais je vis, je ressuscite plutôt, car j'étais déjà mortel et je suis mai^teoaot tout étonnée de vivre, et heureuse d'une joie indescriptible, paisible, iniinie I La crise a été terrible î je croyais tout à jamais perdu. J'écrivis à Bruno une lettre d'adieu, immédialement avant nies couches, car je pensais que j'allais o^purir et qu'il ne me retrouverait plus vivante.

Mais je ne reçus aucune réponse* Les douleurs comiueiicèrent. Mon père, pleia d^angoisse, était assis au pied de mon Ut| quand les portes s'ouvrirent et Bruno entra»

Je me dressai toute droite et poussai un grand

cri ; une seconde après, j'étais dans ses bras, daus coDûaissance. Je crois que cette syncope

dura longtemps. Quand je revins à moi, il me tenait toujours. Je me cramponnai à lui et le conjurai, au nom de Dieu, de ne pas me quit* lor, maintenant que j'allais mourir, d'être bien tendre pour moi, une seule fois encore, ou je na pourrais être heureuse dans réternité. Il m'embrassait très fort, en pleurant. Je regartlai liiûii père, auquel jusque-là j'avais caché mes pressentiments de mort; sa longue barbe tremblait. Je lui saisis la main, la portai à mes lèvres et la mis dans celle de Bruno, ea disant : a Ma mort vous unit ; je n*ai pas acheté trop cher celLd réconciliation. Vous ne pourrez plus vous haïr, car je paie de ma vie votre pardon mutuel, j)

De grandes douleurs me reprirent ; je ne pouvais plus parler. C'était atroce! Cela dura deux jours et deux nuits; Bruno ne me quitta pas un instant. Mon père sortait souvent de la chambre ; il ne pouvait plus y rester 1 Je leur parlais le plus que je pouvais, comme si j^é^ tais déjà dans l'autre vie, je leur montrais notre folie et nos souffrances inutiles, puisque nous sommes tous égaux devant Dieu et devant la mort. Je ne pouvais pas beaucoup

parler ; plus du touti ù la fin, les forces me

manquaient.

Le docteur demanda à demi-voix : c— Fautil sauver la mère ou l'enfant ?

c Ma femme, à tout prix l que me fait l'enfant? dit Bruno, hors de lui.

€ — .0 mon enfant I m'écriai-je ; sauvez mon enfant I Je meurs si volontiers, sans effort. La mort est si douce li>

Mon père s^enfuit alors et Bruno me saisit fortement dans ses bras. Il se passa quelque chose de terrible ; je perdis connaissance, je ne sais combien de temps; je croyais que c'était la mort. Mais je n'étais pas morte ; tout d'un coup, j'entendis des sanglots, et — imagine-toi, chère tante 1 — le cri de mon enfant ! Avec un effort inouï, j'ouvris les yeux et je vis tout le monde pleurant autour de mon lit. Seul, Bruno ne pleurait pas; ses yeux étaient fixes et éteints comme ceux d'un mort, et son visage d'une pâleur grise. Je ne regardai que lui. — « Elle vit! » s'écria-l-il, etil se jeta en sanglotant dans les bras de mon père I Tante l quand je vis cela, je faillis mourir de joie l Je perdis de nouveau connaissance; le médecin ordonna le calme, le silence et appliqua diflérenls remèdes, jusqu'à ce que je pusse

m V& ROMAN 1>*UNE PRINCESSE

murmurer ; c Mon enfant ; donnez-moi mon

enfant? » — On me mit dans les bras cette petite merveille* « Bruno I notre enfant 1 > Je sentis ses larmes sur mou visage « — Pèrel ton petit^^flls t » £t mon père se pencha et

embrassa l'enfant*

Il est trop beau ; c'est un vrai bébé géant I On lui donnerait trois mois, et il vient d'avoir cinq semaines. Songe donc, Tante I voici la Pentecôte! Il y a deux ans juste que nous nous sommes fiancés. Il faut que je sois tiôo bonne nourrice, pour que Tenfant prospère ainsi. Quand je Tai dans mes bras, Bruno nous contemple avec vénération, et dit tout bas : € Ma Madone t » On ne voulait pas me laisser nourrir ; mais j'ai supplié, cajolé, répété ; 4 Laissez-moi essayer ! pas pour longtemps f » On obtient bien plus avec cie^ cajoleries qu'avec des révoltes, n'est-il pas vrai, ma tante? Tout le monde dit que j'ai très bonne mine ; mes yeux seuls ont gardé une expression de souffrance, Ils la garderont, je crois, toujours. Je ne peux pas triompher de ma victoire* Par moments, je redeviens silencieuse ; j'essaie d'oublier le passé et de le faire oublier, Bruno est plein d'égards pour

mou père, et mou père le consulte sur toutes sortes de choses. J'écoute leur oonveraoUo», ^ yappuie tète au dossier de mon fauteuil, je souris et me tôis. Je suis obligée de me répéter constamment que je puis vivre et être heureusél J'ai peur de mon bonheur, comme s'il était encore dérobé, au lieu d'avoir été acheté par de mortelles tortures.

J'ai dû faire un dernier sacrifice aux envieuses destinées. Mon Hulotte est morte doucement il y a quatre jours. Elle avait été ma seule consolatrice peudant ce terrible hiver. Bruno a pu encore beaucoup causer avec elle ; chaque fois, il revenait tout bouleversé et m'embrassait à vingt reprises. Croirais-tu qu'il m'a môme baisé les pieds, la première fois que je quittais mon lit, portée dans ses bras vigoureux? Je suppose qu'il a toujours peur que je ne glisse doucement et sans rien dire de la vie dans la mort. Mais je lui montre l'enfant, et je lui dis : « Je veux vivre 1 bien sûr, je ne m*en irai pas I i

Nous te prions d'être marraine, si tu n'as plus peur de revoir mon père. Pauvre père I il est si bon, si doux, et presqu'aussi robuste qu'autrefois, quoiqu'un peu courbé. Bruno a

deux fils blancs dans la barbe» et ne veiit pas

me perweltre de les arracher.

Ton Ulla.

P« S. Mon fils est trop beau, ma Taule I

l-.MILE COLIN. — UiruiMKIUtt Oit

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