‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 6 sur 70 · juidquid Grii.'cin mendax audcl in historia · texte numérisé non relu

juidquid Grii.'cin mendax audcl in historia

(juvÉN»!., S(ii. X, m.)

Comp : ilirœcis hUloricis jilerumque pŒticni similiscsl licencia. » (Qi'intiwbs, l>e Intt. oral., V, S.)

2, Hisinii-e du Roman et elf ses rapiinrli arer l'histoire dans rnnlit/uHr grifri/un et latine, Tiiénioire couronné par l'Acad. dei [d6C. et Beiles-Letlrcs dans sa séance du î décembre l8S!i, et publié chez Didier. Od., 1 vol.. in-12. l'arls. 1869.

popularité qui s'attache aux grandes figures do riiistoire, elle racontera à leur sujet une multitude de contes on elle incarnera en ce$ princes, en ces guerriers, en ces nouveaux heros^ l'idéal, d'après lequel chacun devrait conformer sa conduite. Les sages auront naturellement leurs légendes comme les rois.

Chaque secte voudra user de ce moyen pour glorifier son fondateur. Elle le représentera comme un dieu qui a passé sur la terre^ éblouissant lea hommes par l'éclat de son génie et de ses vertus, les frappant de respect par la puissance de ses miracles. Et tandis que les lecteurs s'amuseront de ces récits de prodiges^ le romancier trouvera mille prétextes pour leur insinuer ses idées morales et tenter tout doucement de les converlif à sa doctrine.

Cependant il vient un jour où, dans la lassitude de vivre, le scepticisme s'empare de tous les esprits. Trop prosi)ère, trop riche, énervée par une funeste mollesse, soumise à un joug de servitude qu'elle finit même par accepter sans révolte, la Grèce ne songe plus qu'au plaisir. Le roman alors entre dans une dernière période. II se dépouille peu à peu de son caractère instructif. Et comme ce moment

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coïncide précisémcnl avec celui où la femme jnuo enfin un role dans la société, le coûte pliilosopliique s'efface devant le conte d'amour.

Telles sont, indiquées à grands traits, les étapessuccessivesdu roman chez les Hellènes.

Ce coup d'wil, jeté d'avance sur le cliamp de notre étude, ne permet point saas doute d'enlrevoirtoutes les varïétësd'ouvragesdont nous aurons à nous occuper. Il sufGt, du moins, à nnus convaincre que si le ■ genre romanesque » a été inconnu des Grecs, co n'est pas qu'ils eussent moins de goût que nous pour la fiction, mais bien plutôt parce qu'ils en avaient davantage. La meilleure raison pour laquelle le roman n'a pas eu de place à part dans leur littérature, c'est que le roman avait envaliî celle littérature tout entière.

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