‹ Le roman de FauvelChapitre 14 sur 84 · CLASSEMENT DES MANUSCRITS · texte numérisé non relu

CLASSEMENT DES MANUSCRITS

Établissement hu texte

L'auteur du Roman de Fauvel nous apprend que le second livre a été composé quatre ans après le premier. Avant que la seconde partie ait été livrée au public, des copies de la première ont pu être déjà répandues : ceux qui en possédaient une, lorsque parut la continuation, n'ont eu qu'à faire transcrire celle-ci à la suite de leur manuscrit pour avoir l'œuvre complète. Mais il n'est pas certain que dans aucune des copies complètes conservées jusqu'à nous les deux livres appartiennent à des familles différentes ', D'autre part, il n'existe aucune copie de la seconde partie seule.

Il est préférable de commencer le classement des manuscrits par le second livre, ou se trouvent certaines leçons qui établissent d'une manière incontestable une distinction qui sera confirmée par un grand nombre de leçons des deux livres.

I. C'est pour les manuscrits du Roman delà Rose un cas extrêmement fréquent. Voir Ernest Langlois, Les manuscrits du Roman de la Rose, description et classement (Travaux et Mémoire» de l'Université de Lille, nouvelle série, I. Droit-Lettres, vol. 7) Lille, 1910, p. 2S3 et suiv.

kXX INTRODUCTION

Le second livre est conservé par neuf manuscrits : A, C, D (déchiré à la tin) ; E, F, G (s'arrête au V. i6iô), /, L (omet les v. 1793-1976), M.

Les V. 3o3d-8 se lisent ainsi dans ACDEFM :

Puis vient tantost Merancolie, Qui toute en tristece se lie, Par viellesce, qui le joer 3o38 Pert, car il sent le terroer.

Notons tout d'abord que ce passage établit un groupe JL (qui sera confirmé tout à l'heure). Ces deux manuscrits remplacent en effet les quatre vers cités par ces deux vers :

Mais tantost li court sus tristeisce, Et melencolie et veilleisce.

Les V. 3091-2 se lisent ainsi dans ACD :

Couveteux, avel et tenant.

En iin'a nul bien maintenant.

Dans EFJLM ils sont remplacés par ces vers :

Il n'a mes cure de jouer, Car il sent trop le terrouer ',

ce qui n'est que la répétition des v. 3o37-8. Cette faute n'ayant guère pu se produire plusieurs fois indépendamment, elle établit une famille EFJLM^ que nous appellerotis y. Cette séparation des manuscrits A[B^]CD (que nous appellerons x) d'avec les manuscrits de la famille r se produit une

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