I. Histoire littéraire, XXXll
LJLXXli INTRODUCTION
« en intercalent dix, qui développent les accusations portées contre les Templiers, félicitent le roi et le pape de les avoir punis, et font mention de la mort de plusieurs d'entre eux : »
I020 Dampnez en sont et mis a mort...
« Il s'agit ici de l'exécution de cinquante-quatre Templiers qui eut lieu le 12 mai 1 3 10; ces strophes pourraient donc avoir fait partie du poème primitif, terminé en i3io. Mais il est probable qu'ils ne sont pas de l'auteur, qui, ailleurs, parle avec si peu de sympathie du roi et du pape ici glorifiés. » Il faut noter tout d'abord qu'il n'y a, dans les dix strophes en question, aucune félicitation adressée au pape. Il est vrai que l'auteur complimente le roi :
Diex, qui en veut faire venjance, A fait grant grâce au roi de France 995 De ce qu'il l'a aperceû.
Diex a s'amour l'a apelé Quant tel mal H a révélé. . .
loio Très bien en a fait son devoir :
Diligaument, comme preudomme.
Devant l'apoustolle de Romme 101 3 A poursuï ceste besoingne...
ce qui amène Gaston Paris à affirmer (p. 128-9) que « notre roman, composé en iSio par un clerc fort attaché aux privilèges de l'Église, peu ami du roi et du pape régnants, fut interpolé, entre i3io et i3i4, par un auteur dévoué aux intérêts de Philippe le Bel. — Mais, observe justement M. Ch.-V. Langlois ', il n'y a rien, dans l'addition,