I. Citée par G. Paris, /. c, p
LXXX [NTRODUCTION
882 Qu'i n'i viengne la corretiere,
f.a papelarde séculière.
Ce sont ceulx qui au siècle vivant {sic), Tous jours y sont, touz y arrivent,
911 Riens ne heent tant com(ej leur cloistre, 914 D'avoir office et d'eux accroistre,
912 Pou entrent en religion Qu'ilz n'aient plaine entencion.
Dans la dernière strophe, c'est le troisième vers qui a été écrit immédiatement avant le sixième :
11 25 Tout le monde, si com moy semble,
1126 A charue de chienz resemble.
1128 Les seigneurs veulent trop grant estre
1129 Et les subjis (si) refont le maistre.
11 27 L'un trait avant et l'autre arrière. ii3o C'est le mestier de la chiviere.
Le copiste de B use tantôt du même procédé que celui de F, tantôt il intercale un vers de son crû après les vers 3 et 6 de chaque strophe; p. ex. ' :
Maiz P'auvel, le roy de fallace.
Leur a fait especial grâce 857 Pour ce que de Placebo chantent:
A religion riens n'entendent.
Moult se painent au monde plaire
Et des filles vers eulx attraire, 860 Qui les visitent et les hantent :
Dieux si doint qu'elles ne les temptent.
Hz vuelent avoir cures d'ames
Par tout et d'ommes et de fammes, 863 De tout se vuelent entremettre ;
Qu'ommes et femmes a leur prestre
I . Les deux premières strophes ont été citées par G. Pari», /. c, p. 136-7.
Vin. — LA PARTIE EN STROPHES LXXXI
Ne sont pas vraiz religieux, Telz gens qui sont si curieux 866 De leur estude au siècle mettre
Pour leur estât haulcier et croistre.
Il a trop grant distinction Entre siècle et religion,
869 Li un a l'autre est opposite :
872 Gomme chien va a son vomite
870 Qui a religion se prent,
Puis la leisse et siècle reprent.
Les religieux mendians
Sont au jour d'uy trop anuyans 875 Pour ce qu'ilz changent leur nature :
878 Hors du monde ont mondaine cure,
Hz sont povres gens plains d'avoir,
Tout leissent, tout vuelent avoir.
Dans le manuscrit G, le passage en strophes est entièrement remanié ; on peut le lire dans l'édition de A. Pey. — Tous ces remaniements sont indépendants l'un de l'autre.
Tous les manuscrits, sauf yl, ont quatorze sixains sur les Templiers (ou l'équivalent en vers plats). Y a-t-il dans le manuscrit A une lacune, ou les autres manuscrits contiennent-ils une addition ? Gaston Paris ' plaide en faveur de cette dernière hypothèse. Pour lui, le manuscrit A, qui n'a que quatre strophes sur les Templiers, présente seul la leçon originale, tandis que les autres manuscrits