‹ Le roman de FauvelChapitre 50 sur 84 · L'ALLEGORIE DE* FAUVEL · texte numérisé non relu

L'ALLEGORIE DE* FAUVEL

Les sources du Roman — Son succès

Au moyen âge, Tadjectif fauvCy par suite d'un rapprochement facile avecfaus (falsus), avait pris un sens défavorable. Dès le xii® siècle, la méchanceté de ce monde est personnifiée sous l'apparence d'une ânesse ou d'une jument fauve ". Benoît de Sainte-More, dans sa chronique rimée des ducs de Normandie, composée vers 1170, fait dire à un personnage qui repousse des propositions qu'il juge insidieuses :

Bien conoissum la fauve asnele.

Le Roman de Renart connaît cette expression :

Renart qui set de fauve anesse Et de mainte fause pramesse... '

(Ed. Méon, t. II, iSySS ; éd. Martin, VI, 162).

Elle est courante au xiii* siècle sous différentes

1 . De nombreux exemple* dont donnés par Godefroy, Dictionnaire, s. V. Fauvain, Fauvb et Fauvbl ; Tobler, Vermischte Beitràge, II, 2» éd., p. 238-52; et G. Paris, Histoire littéraire, XXXIII, ia8-i5.

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