‹ Le roman de FauvelChapitre 54 sur 84 · IX. — I.ES SOURCES DU ROMAN LXXXIX · texte numérisé non relu

IX. — I.ES SOURCES DU ROMAN LXXXIX

quelques détails de moindre importance — les rimes retime : teusme ' et a mours (mores) : amours ', communes aux poèmes de Renart et au Roman de Fauvel. Le palais de Fauvel, décrit au début du second livre (cf. notamment les v. 1272 et iSyo) ressemble beaucoup à la chambre « ouvrée à lambre » de la branche XIII de Renart "^ et qui était sans doute conforme à la mode du temps :

Adonc est li sires levés Et est entrez dedens sa chambre, Qui tote estoit ovree a lambre.

N'a el monde beste n'oisel 190 Qui n'i soit ovré a cisel, Et la procession Renart Qui tant par sot engin et art...

Mais c'est surtout par son plan général et les idées exprimées que Renart le Nouvel ressemble au second livre de Fauvel^ et cette ressemblance devient tout à fait frappante vers la fin des deux poèmes. Après un prologue où l'auteur annonce qu'il va raconter une branche de Renart qui pourra servir d'enseignement à ceux qui la sauront comprendre, le poème de Jaquemart débute — de même que le second Fauvel — par la description d'une cour plénière : c'est le parlement et le concilie le roi Noblony qui, comme Fauvel (v. i253), est assis dans un faudestuef {v. 61), à côté de dame Orghilleuse, et entouré de ses barons. Il s'agit de

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