II
i532 peu manque — Les v. i 345- 1584 proviennent du Romaq de Fauvel.
INTERPOLATION DU MANUSCRIT E 1 8g
i568 La franche grene et la semence
De la fleur de crestïenté
Et d'autres fleurs a grant plenté : {3234)
Fleurs de Pais et fleurs de Justise, 1572 Fleur de Foy et fleur de Franchise,
Fleur d'Aneur et fleur espanie
De Sens et de Chevalerie. {3238)
Tiex jardin fu a bon jour né 1576 Qui de tiex fleurs fu aourné :
C'est le jardin de douce P>ance.
Hé las! com c'est grant mescheance {3242)
De ce qu'en si très beau vergier i58o S'est venu Fauvel herbergier.
Ja mais n'ait il ne ieux ne dens
Par qui il entra la dedens, {3246)
Car la beste de tout mal plaine I 584 Par le jardin sa famé maine, {3248)
Et li et touz ses alliez
Qui malement nous ont liez.
Encore y agreingneur merveille {Fol. 42 c)
i388 Qui me met la puce en l'oreille
Et me fait penser trop souvent :
C'est que Hérésie a en couvent
A Fauvel d'esloingner sa vie, 1392 A sa famé et a sa lignie
Par la fontainne de jouvent.
La veult que il et son couvent
Se baingnent pour rejouvenir.
096 La ne se faingnent de venir
Vielarz plus que Matursalé
Ne fu; la sont tretuit aie
Li nonpuissant et li contret :
1600 Tout ancien fait la son tret,
Et a jennesce venir cuide
i386 Suit une pièce notée, qui est amenée par ces deux vers : Et pour ce que je m'en courrouce, Ci met ce motet, qui qu'en grouce.
i388 me manque.
îgO APPENDICE
La fause gent de tout bien vuide,
D'ordure et péchiez aournee.
1604 C^li fo"s gete une buée
De la quelle chascun sa face
Nestoie et sa viellesce efface.
Vuelle Dieu que une rousee (Fol. 42 v°)
1608 Viengne du ciel bien espuree,
Si fera il, qui effacera
Leur weil, ne sai quant ce sera. .
En ce beau jardin espuré 1612 A fleurs de lis d'or aduré
A fait venir celle fontainne
Fauvel, cui Diex doint maie estrainne.
Voir vous dire, se Diex me saut.
1616 De la fontainne sourt et saut
Touz les matins une broee.
La plante a trop envenimée
Et aussi trestout le couriil, 1620 Car de la fontainne sourt il
De viez péchiez une pueur,
De quoi je sui en grant sueur,
Qui vient et des fiz et des filles 1624 Fauvel, qui font pis que chanilles
Ne nul autre mauves vermine;
N'i a semence ne racine,
Fueille ne branche ne cion 1628 Ne mettent a destrucion.
La font tretout a leur vouloir,
De quoi chascun se doit douloir.
Es plus beaus lieus soûlent et boulent \324g)
i632 Les fleurs a la terre et défoulent, {325o)
Si que il semble, c'est vraie chose.
Qui n'i ait mes ne fleur ne rose,
Point de foy, point de loiauté.
i636 Hé las! France, com ta beauté {3254)
Vet au jour d'ui en grant ruïne
Parla mesnie fauveline,
Les V. 1631-1642 proviennent du KovciATï de Fauvel.
Qui en tout mal met ses deliz.
1640 Hurtee ont si la fleur de lis {3258)
Fauvel et Vainne Gloire ensemble Qu'elle chancelé, ce me semble. [326o)
Fortune, comment suelire tu 1644 Que ce larron soit revestu
De tel bien et de tel noblesce,
Et que doit que ton cueur ne blesce
Ce qu'il osa passer ton sueil {Fol. 42 V b)
1648 Par son envenimé conseil,
Pour ton cors demander a famé,
Qui es la souverainne dame
De tout le mont après la royne i652 A qui le ciel est tout encline ?
Hee, dame du ciel esmeree,
De sains et de saintes honorée
Dedens la court celestial, i656 Car depri en especial
Ton douz filz, saveur du monde,
Que il Fauvel du tout confonde
Et nous toille lui et s'estrille 1660 Et sa suite, qui est tant vile.
Sire Diex, père esperitable [Fol. 43 b)
Tout puissant, sage, véritable,
Qui mainz en sainte trinité 1664 En une mesme deïté, .
Qui de neent feïs la terre,
Mer et ciel et quant qu'il enserre,
Qui feïs homme a ta semblance 1668 Et li donnas sens et puissance
De deservir joie parfaite
Et la loi que tu li as faite,
Si la veult tenir loiaument,
1660 Suit une pièce notée, amene'e par ces deux vers :
En ce faisant ne soiez feble ; Je le te pri par mi ce treble.
iq^ APPENDICE
1672 Sire qui rens generaument
A chascun solonc sa déserte,
Soit pour gaïng ou soit pour perte,
Qui tant amas l'umain lignage 1676 Que pour lui geter du servage
A l'anemi et de la mort
D'enfer, qui maint a mis a mort,
Ton fiz, ta propre sapience, 1680 Qui avec toy est une essence,
Et avec le saint Esperite,
Si com TEscripture recite,
Par qui nos péchiez nous alliegez, 1684 Envoias de tes souverains siégez
Et feïs sa divinité
Vestir de nostre humanité,
De la vierge ineffablement, 1688 Sanz ce que nul corrumpement
En eùst la Vierge espuree,
En cors, en ame n'en pensée;
De li en Bellean fu nez, 1692 La fu Dieu a homme aûnez.
Puis conversa entre les hommes [Fol. 43 v" b)
Trente .11. anz, si com li sommes
Enseigna nous et sermonna 1696 Et mains bons exemples donna.
Merveilles fist tant et si bêles
Que nus hons n'avoit oï teles,
Et tout a nostre enseingnement ; 1700 Dont se dolurent malement
Li félons Juïs ypocrithe,
La lignie de Dieu maudite.
Adonc faus tesmoins pourchacerent 1704 Et en traïson l'acuserent
Devant le faus juge Pylate,
Qui tout seut il leur barate
Et leur envie et leur moleste
i683 allégiez — 1687 Corr. En la vierge ? — 1697 Merveille -— 1698 oies — 1706 Ce vers parait corrompu.
INTERPOLATION DU MANUSCRIT E igS
1708 Juja a faire leur requeste,
Et pour laver ses mains fesoit
Entendant qu'i li desplesoit
Et que par lui n'estoit ce mie.
171 2 Bien fu parfaite ypocrisie.
Trop bien pot estre aperceùe
Quant le fait la parole argue,
Au mains si très appertement.
1716 Pour ce en a il le paëment
Qui de tel meffait doit venir,
Car il en ait sanz ja fenir.
Lors fu li sauverrer liez, 1720 Crachiez, batuz, crucefïez,
Penduz en la sainte balance,
Feruz ou costé de la lance,
Dont sanc et eve yssirent.
1724 Bien l'ont escript ceus qui le virent.
Gomme gent pourveable et sage,
Et bien est voir leur tesmoingnage.
Ce fu nostre redempcion.
1728 Icele est nostre entencion.
lUeuc souffri mort par envie,
Mes en mourant nous mist en vie.
Sa mort ocist la nostre mort, 1732 Dont nous estions prins et mort,
Et de mort nous ressuscita
Quant ses amis d'enfer gita.
Ou gisoient plus dur qu'en fers.
1736 Adont fu bien robez enfers.
Bien furent deables esbahiz,
Trop fort se tindrent pour traïz,
Ne se sorent comment déduire 1740 Quant leur enfer virent reluire
Et leur caverne ténébreuse,
Qui onques mais ne fu joieuse,
Replandir de si grans clartez.
Ï744 II n'en pouaient mes, car ter
1733 Vers trop court.
Estoit venuz estre leur hoste {Fol. 44)
Qui ténèbres efface et oste
Et toute occurté enlumine 1748 Par les rais de sa clarté fine.
Hostes ert, et droit a la lettre,
Qui voust oster et non pas mettre.
Enfer en lui moult mal hoste a, 1752 Car toute sa gent en osta
Et les conduit droit a la voie
En son paradis, plain de joie,
Ou touz jourz vivront en leesce 1756 Sanz mal souffrir et sanz tristesce.
Beau douz Père, plain de pitié,
Qui tant amas virginité
Que la vierge mère saintisme, 1760 Quant pendis en la croiz hautime,
Ou tu soulTris mort angoisseuse,
Pour garder aussi com t'espouse
Commandas a Jehan vierge apostre; 1764 Si com c'est la créance nostre
Que ce soit voirs, fais nous venjance
De Fauvel qui de toute France
Met le fruit a perdicion.
1768 Se tu n'i mez provision,
Par lui feront tuit le retour
En enfer. Hé, Diex ! de ce tour
Nous voilliez garder et deffendre, 1772 Mais fais y sanz respit descendre
Fauvel et sa mesnie toute,
Car il boit le sanc et transgloute
De ta plaie qu'as rachetée 1776 De ton precieus sanc, donnée
T'est la querele, qu'ele est teue
Se il ainsi de toi se jeue
Et que n'en soutiengne ta cause.
1780 Je meintendrai sanz faire pause *
1748 raies — 1763 Vers trop long, a moins que Jehan ne soit monosyllabique.
INTERPOLATION DU MANUSCRIT E Io5
Que s'il ainsi demeure quittes Que ne li rendes ses mérites, Ton pueple s'en esbahira 1784 Et de pis en pis s'en yra.
Douz Jhesucrist, cueur Fauvel seure, [Fol. 44 v** ^)
Car il gastc tout et deveure.
Douz Diex, ne met a nonchaloir 1788 Vertuz qui tant se font valoir
Ci aval pour nous soustenir. {Fol, 44 v» b)
Fai Fauvel et sa gent fenir,
Très douz lis de virginité, {3261)
1792 Garde vertuz, car vérité {3262)
Soustiennent, et tiengne en puissance {Fol. 44v'* c)
Le lis et le jardin de France
Et Fauvel mette en tel prison 1796 Qu'il ne puist faire traïson, [3266]
Si que tu, Dieu roy de justise,
Soiez honorez et sainte Eglise.
Ferrant fina, bien deust finer {Fol. 45 h]
i8oo Fauvel, qui n'a a qui finer {32']o]
En ce monde, car tuit obéissent a lui, tout a robe.
Robe nous a tout en lobant, 1804 Et lobé en nous desrobant.
Il finera, car touz jourz vivre {32yi)
Ne pourra pas. Ci faut mon livre {32^2]
Secont, Dieu en gré le reçoive.
1808 J'ai sef, il est temps que je boive.
Explicit';expliceat , Ludere scriptor eat '.
Des V. 1 791-1807, dou^e vers, un peu altérés, proviennent du Roman de Fauvel.
I . Suit une chanson à boire, publiée par P. Aubry (Un explicit en musique, igo6 : extrait du Mercure musical).
GLOSSAIRE
GLOSSAIRE
Les mots suivis d'un A se trouvent dans l'interpolation imprimée à l'Appendice. Un («.) placé après le numéro du vers renvoie aux Notes.
Accide, A 68, indolence.
achanis, A i85, mot inconnu.
acomparagier, 433, comparer.
acrochier, si soutiment les acroche, 228, il attire les gens à lui (ou bien, si les se rapporte à pies, il leur fait le croc enjambe).
acroire, 1070, prendre à crédit.
adrecier (soi), 167, s'appliquer.
aduré, 208, A 1612, durable, invariable.
afere(degrani), 14, de grande valeur.
affaitié, 1266, rusé.
affection (propre), goS, attachements personnels.
afferant, A i362, convenable.
afronter (soi), A 1404, 5e heurter le front (?).
alïer, 36, assembler, réunir,
amordre (soi), 1021, s'appliquer.
amphibolie, 8, ambiguïté.
angelot, A iioi, petit ange.
angoucier. Voir engoucier.
anïenter, 3177, anéantir. Godefroy n'a pas cette forme.
Voir aux variantes.
aourser (soi), A 1378. Godefroy traduit ce mot par « s'attacher au fonds du pot, brûler » ; ici il a sans doute le sens général de rester en place.
apercevoir, 995, ^c/^irer {l'esprit).
GLOSSAIRE
apert, 12 18 {variante du ms.
A), évidemment. Voir aussi perdï-e.
apostume, 8047, tumeur purulente, abcès.
appertir (soi), A 197, se préparer (?).
approprié, 235, propre à.
araine, A 555, trompette d'airain.
arguer, 843, A 17 14, prouver; A 454, presser, aiguillonner.
arquemie, i25g, alchimie.
arroi, A iio5, équipement.
asise, A 1 1 24 {imprimé à tort la sise), partie {inférieure?) de reçu.
assemer, A iio3, probablement pour acesmer, parer.
atirer (soi), 2382, s'arranger.
atourner, 336, disposer.
audienchier [les autres manuscrits sauf A donnent auditeur), 56, officier de judicature qui assiste aux audiences, mais qui n'a pas voix délibérative.
ausiques, A 1209, également.
avable, A 743, convenable.
aval, pi. aviaus, A y^^, plaisir.
avel, 3091, avare.
avele {var. de ECJKMN auvele, B ouvelle), 55o, ablette ou éperlan. Voir A. Thomas, Mélanges d'étymologie française,/'.
22, et Romania, XXXIII,
586, n. 3; et P. Barbier fils. Revue de philologie française, XXI (1907), p.
241, et Revue des langues romanes, LI(i9o8), j?. 385.
avenable, A 507, convenable.
aviser (soi), 675, rentrer en soi-même, venir à résipiscence.
Babuse, A i522, moquerie,
sotte plaisanterie.
baez, A 871, p/wr. /Jour bais,
rouge foncé.
baillier, i2oSj atteindre, frapper.
balai, jt?/. balaiz, i3i6, rubis
balez, A 1074, sorte de
pierre précieuse.
bandon, A 494, permission,
liberté. barbeter, 1589, marmotter,
murmurer. Voir E. Her-
^og, Zeitschrift fur rom.
Phil., XXXIII (1909), p.
barboere, A 741, masque à
barbe.
bateilleresse, A 36,fém.deba-
tailleor, apte à la bataille.
bêlement, 1933 {var.), doucement, lentement.
beloce, A i3g6, petite prune
sauvage; au fig., coup de
poing.
besanter, A 1169, orner de
besants.
besquet, A 42 1 , sorte de poisson, béchet ou béquet.
GLOSSAIRE
bestïaument, 348, 780, à la manière des bêtes.
bestïauté, 36o, bestïautei, 354, bestialité.
bignet, pi. bignez, A 430, beigtiet.
blancdurel, i56o, nom de pomme, calville blanc, ici employé au figuré pour désigner la flatterie {jeu de mots avec blangier).
bobancier, A i3 lo, fastueux.
bobancierement, A iSg, avec faste, avec magnificence.
bors, 622 (n.), pi. de bore, mot signifiant bâtard, mais employé ici abusivement au sens de bourgeois.
bouel, iio5, boyaux.
Bouguerrie {personnification), A 70, vice contre nature.
boler, 3249, jouer à la boule.
bourde, A 1374, conte forgé pour abuser de la crédulité de quelqu'un.
bren, A 739, partie la plus grossière du son.
broee, A 1617, brouillard.
broissequin, A 749, sorte de drap d'une couleur indéterminée.
brouet (brasser un), 398, au fig., mettre dans de vilains draps.
buée, A 1604, brouillard {}).
burelé, A io5o, émaillé (?).
butor, A 392, sorte de héron
qu'on ne peut dresser pour la chasse.
Caille, A 1249, chute. Godefroy n'a que ce seul exemple.
cameline, A 411. « On tirait de la graine de cameline, espèce déplante grasse, une sorte d'huile qui donnait aux aliments une saveur très recherchée» (P. Paris, Manuscrits franc., I, 32o, n. 1).
carpite, A 649, tapis.
cautele, i365, ruse.
chacle, A 834, presse. Godefroy n'a que ce seul exemple.
chaiere, 2760, chaire. Si la leçon des autres manuscrits que A est l'originale, le mot est ici masculin.
chaignole, A 1344, trachée artère, canal de la respiration.
chalivali, A 682, 694, 761, charivari, bruit discordant de chaudrons, casseroles, sifflets, etc.
chanfrain, A 1071, pièce du caparaçon destinée à couvrir, le devant de la tête du cheval.
chanille, A 1624, chenille.
chaniepleure, 2874 («.), mot employé au sens figuré pour désigner le deuil qui succède inopinément à la joie.
GLOSSAIRE
chardonnerel, A t]'^^ chardonneret.
chauces (noires — blanchez), 766 («.), locution proverbiale.
chaudumez (besquez), A421, manière de préparer le poisson avec une sauce où il entrait du pain grillé, de la purée de pois, du vin blanc, du beurre et des épices {voir Godefroy, s. v.).
chief (venir a), i35, venir à bout.
chiviere (mestier delà), ii3o (n.), locution proverbiale.
cion, A 1627, rejeton, pousse de l'année.
citouaudé, A 433, liqueur mêlée de ^édoaire, graine aromatique qui ressemble au gingembre, mais d'un goût moins acre et de meilleure odeur.
claret, A 446, vin d'un rouge clair.
claret, fém. clarete A 714, dim. de cler, clair.
clause, 2992, a probablement ici le sens de vers ou couplet, comme dans la Vie de saint Thomas, citée par Godefroy, II, 148. '
clerjaument^ 779, à la manière d'un clerc.
clerjais, A 988, langage des clercs, des savants.
cliqueté, A 717, sorte de castagnette .
cognoissance, 3 12, arbitre.
colacion (faire), 844, résumer.
Cûle (dame — , personnification), 3o33, bile.
coloier, A 1242, tourner la tête de côté et d'autre.
colue teste, i3i4 (m.). La bonne leçon est probablement cocue teste. Voir aux Additions et Corrections.
composition, 881, compromis.
compost, 242, composé.
congre, A 401, anguille de mer.
connin A 395, lapin.
conter (Ne quia — feïst rien), A 598. Le sens est peutêtre : Qui fit rien qui valût la peine d'être conté {c.-à-d.
ce n'étaient pas des hommes de bien).
contremander, A 56, refuser de venir.
corratier, 882, courtier, entremetteur.
cote, 889, robe.
couler, 3249, jouer à la coule, soûle, qui désigne, en Bretagne et en Normandie, im ballon de cuir rempli de son.
coupe (estre en), 149, être en faute.
couvent, 2673, réunion.
crapoudine, 2Ô40 {n.), pierre légendaire.
crespine, A 43o, crêpe.
GLOSSAIRE
Dariole, A 42g, gâteau léger, sorte de flan,
dars, A 417, dars ou vandoise {bas lat. darsus, leuciscus vulgarisée Cuvier).
Voir Rolland, Faune populaire, III, 142, et A. Thomas, Romania, XXXVI, 91-96.
deablel, A 1048, diablotin.
debrisier, 2637, briser.
deffaire, A 708, déguiser (ce sens n'est pas dans Gode-
defrie, A 1 1 34, peut-être de defrire, brûler d'envie de.
defroissier, iBôg, briser, rompre.
degaster, Soi 5, gâter.
delechier, A 483, lécher ; A i358, se promettre une grande joie de, se faire à Vavance un grand plaisir de.
délivrer, A 496, se hâter.
deporteir, 86, soulager; soi déporter, A 980, renoncer à, se dispenser de.
derramé, 2342, déchiré^ usé, vieux, en parlant d'une étoffe.
desclerier, 304, éc/«ircir, expliquer.
desconfit, 38 1, détruit.
descousu, 885, désordonné .
desgoucier, A 1422, le contraire de engoucier. Voir à ce mot.
desguiseure, A io3i, déguisement.
désirée, 1046, désir.
despeechier, 810, délivrer.
desreer (soi), A i3i6, sortir du bon sens, s'égarer.
desvuidier, i5i2, mettre en écheveau.
destri, A i359, délai, retard.
devers le conseil le roy, 638, du conseil du roi.
devoir, que doit ? A 488, 1646, à quoi tient}
dey changié, 6o3, locution proverbiale, « leurs manières sont changées ».
diapprer, A iioo, diaprer, nuancer de couleurs variées.
différence, 258, désaccord.
digérer, 21 85, mettre en ordre, diriger.
dissiper, 986, anéantir.
doit (que). Fozr devoir.
dorenlot, 784, grosse boucle de cheveux relevée sur le front des hommes,
douçaine, A 556, instrument de musique, sorte de flûte, peut-être chalumeau ou hautbois.
dragic, A 479, 325, dragée; au flg.y noble dragie, A 3o.
drecier, A 490, servir à table.
Edit, 122 5, composé.
efficace, 2431, ejficacité.
egent, 2742, dénué.
GLOSSAIRE
elenche, i36S, preuve, argument captieux .
embireliquoquier, 21 12, séduire.
emblé (en), A i543, furtivement.
empêtrer, 58o, obtenir.
enchatez, A i56. Mot inconnu,
encombrer (soi), 774, se charger d'un poids.
encroupelé, A 1108, qui a une large croupe.
endenté, A io85, dentelé.
endurer, son saoul mengier n'endure, 2736, elle est trop avare pour manger à sa faim,
enfrener, A 1219, brider.
engoucier, A 11 74, 1269. Ce verbe, inconnu de Godefroy, est tiré de goucet, pièce de Farmure qui avait la forme d'un triangle et garantissait le dessous du bras; il signifie par conséquent appuyer la lance pour attaquer ; le contraire est desgoucier, A 1422, la mettre dans la position de repos.
enne, i5g, aine.
ennormal, 1469, anormal.
enteser, 894, viser, avoir Vœil sur. Voir aux Addit.
entonner, A 5 16, engouffrer, absorber.
entré du jour A 798, pointe du jour {ou faut-il lire en-
tre, substantif enregistré par Godefroy avec le sens de « entrée » ?) .
enviver (soi) . FoiV vivre.
esbahi, 124, gauche, maladroit.
esbioer, 377, éblouir.
escande, A 1449, scandale.
escharsement 2908, à peine.
eschiquier, 640, parlement.
escil, A j5'j,ais, petite planche en forme de tuile pour couvrir les bâtiments.
esclice, A 818, éclat de bois allongé.
escouer, 168, couper la queue.
escucel, 1267, 1277, petit écusson.
esloingner, A 1591, allonger.
esluignier, 633, considérer, examiner. Godefroy, s. v.
ESLiGNiER, ne donne que ce seul exemple.
esmer, A 1104, estimer.
esmeù, 72, empressé.
esperluz, A 404. Le Comte d'Anjou, auquel le passage est emprunté, indique qu^au lieu de merluz : esperluz, il faut lire mellens : espellens, éperlan. Voir sur ce nom de poisson, Paul Barbier fils. Revue des langues romanes, LU (1909), p. 109»
esplovoir, pleuvoir ; qui la esplurent, A 1499, dont il
GLOSSAIRE
pleuvait, qui étaient nombreux.
espondre, A 928, expliquer, exposer .
espousette, 126S, frange.
essaie, 71 5, éprouvé.
essillier, 1074, ruiner, mettre à mal.
estable (mal), 286, inconS" tant.
estatut, 983, statut.
estopace, A 1075, topaze.
estrillete, 1267, petite étrille.
estudïer, 53o, 566, s'appliquer à; s'estuident, i5i, s'empressent.
etherien, 21 3, éthéré. Godefroy n''a que ce seul exemple.
eval, 1 106, égal.
Faitiz, 1875, fatis, 255 1, bien ordonné, disposé; fetis, 40, adroit.
fallace, 853, 891, 2544, tromperie.
fauveler, 469, agir en hypocrite. Godefroy n'a que ce seul exemple.
feste, 2i36, faîte.
fetis. Voir faitiz.
finer, 325, finir.
flaoncel, A 427, diminutif de flaon, mod. flan, espèce de petite tarte : dans le Mesnagier de Paris (II, 100) il est question de flanceaulx de cresme bien succrés.
flore, A 433, semble désigner
un vin aromatique. Ce sens manque à Goàefroy .
flote, A 782, troupe, multitude.
forain, 782, proprt. étranger, ici, éloigné de sa résidence.
four, ribaus de fours, A 683.
Les ribauds avaient Phabitude de se réunir aux fours banaux pour se chauffer.
Voir Romania, X, 401 et 591, XXXV, 116.
frémi, g6g, frémissant.
fretel, A 557, sorte de flûte à sept tuyaux attachés ensemble, telle que celle qu'on donne au dieu Pan, ou une autre variété de la flûte.
Voir Godefroy.
fretelé, A 1049, ^^'^'; taché.
friant, A 432, appétissant.
frique, A 864, vif, frais.
frison, i5o5, cheval de Frise.
fuerre, i5q2, paille, chaume.
Sur la locution faire barbe
de f.. « se moquer », voir
mon édition de L'Histoire
d e Fauvain, p . i5.
Gambaison, A 1222, pourpoint rembourré, qu'on portait par dessous le haubert ou la cotte de mailles.
garet, i5^, jarret.
gargate, A 1342, gosier, gorge.
gaschier, 2545, détremper [particulièrement le plâtre),
GLOS.^AIRE
fouler (?). Ou est-ce un terme de pêche?
gentillastre, 786, gentillâtre, gentilhomme de petite noblesse.
gingimbraz, A 565, gingembre,
gloseûre, 5o3, glose. Godefroy n'a que ce seul exemple. I
goierC;, A 427, espèce de tarte au fromage. Voir Godefroy.
gonne, 1 56, 928, robe longue.
gournal, A 401, rouget, ou lièvre de mer. Cf. Gode-
froy, s. V. GORNART.
gouverneur, "^yj, pilote.
grant, 1875, taille.
greïl, A 706, grille.
griesche, 491 in.), sorte de
jeu.
groucier, A 1270, grogner^
murmurer.
gueles, A 1091, terme de
blason, le rouge.
guersay, 465, défi, à boire
[yoy. Romania, XI, 573, n.);
A 63, personnification, à
peu près synonyme de
Ivresse.
guignier, A i38o, faire des
grimaces.
Haras (painte a grant), 1344.
Sens ?
hardel, i336 signifie ici peutêtre petit garçon {voir Godefroy) ; le sens serait
alors : « de petits singes et de petits renards déguisés en garçons » (dans ce cas, il faut supprimer la virgule après contrefaiz).
havet, A 706, crochet.
het, A 1016, tout lou het leur chiet, leur courage tombe (?).
hochier, A 714, secouer.
hoquet, 1347 ("•)) sorte de phrase harmonique.
huier, A 1187, appeler à grands cris.
Inouel, II 04 var. («.), de caractère inégal, intraitable {?). Ce mot n'est pas dans Godefroy.
instance, A 1480, sollicitation pressante.
intellectuel regart, 2905, intelligence, opposée à roial regart, 2906, c'est-à-dire yeux réels, au sens physique.
intestat, 5oo, proprement, qui n'a point fait de testament; semble être employé ici improprement au sens de incontestable .
J aime, A 106S, gemme, pierre précieuse.
Label, 1289, ruban pendant en manière de frange.
lambroissier, 1370, lambrisser, revêtir de lambris.
GLOSSAIRE
larder, i3oo, 3204, A 536, griller .
leçon, 1004, relation.
leust, A 557, luth.
lice 2287, A 817, 855, 995, mur d'enceinte ; clôture d'un champ de tournoi.
liège, 106, A 476 {lecture douteuse)., sens figuré : le liège est le symbole de la légèreté.
limer, 25 53, ronger, détruire.
lite, 1800, lutte (?).
lobe, A 666, discours, flatteur, séduction, tromperie.
lober, 1692, A i338, i8o3, cajoler, enjôler.
loi, 1346, lai {sorte de chanson).
lomproie, A 41 3, lamproie (Petromyzon marina L.).
lopin, i33o, morceau.
lorrain, 781, lorain A 11 16, courroies de cuir façonnées y ornant le poitrail et la croupe du cheval et servant à maintenir la selle.
luz, A 412, sorte de brochet.
Macequote, A 717, sorte d'instrument de musique, selon Godefroy, qui n'a que ce seul exemple. D'après le texte, c'est un objet servant à faire du bruit, peutêtre une crécelle.
madré, 1208, cœur et racine du bois, ici cœur,' au figuré.
maimement, A i33, surtout,
principalement.
maie toute, 10 58, maltôte,
impôt injuste.
maudichon, 2990, malédiction.
menesteral, A 982 , ménétrier. Cette forme n'est pas dans Godefroy.
menestraudie, A 559, art du ménétrier, musique, chant.
menjoere, i3, auge dans laquelle on dépose les aliments destinés aux animaux.
merele (traire). 2140, jouer à la marelle, au figuré, jouer de méchants tours.
mérite, 753, récompense.
merle, A 780, créneau {?).
merluz, A 4o3. Le passage provient du Comte d'Anjou ; la bonne leçon est merlans. Cf. esperluz.
meslé 244, pour raellé, mielleux.
mestier de la chiviere, ii3o {n.),jeu de la civière, locution proverbiale.
miner, 1779, A 788, creuser.
mistion, i36i, mélange.
mite, A 1002, monnaie flamande de cuivre dont Philippe VI défendit le cours dans son royaume par un édit de i332 .
mont ne val (n'esparnent), 59, n'épargnent aucun chemin. Locution proverbiale ;
GLOSSAIRE
cf.Godefroy, s. v. viont i,
et le lat. maria montesque
polliceri.
morel A i iSg^ cheval moreau
[qui a le poil noir luisant).
Voir aussi à la Liste des
noms.
mours, subst. masc, 1091,
2o36, mœurs. Cf. la note
du V. 1690.
muse, A i52i, musette.
museeur, A 164, celui qui attend en vain^ qui perd son
temps.
Nache, A J12, fesse.
naquaire,A 1408, instrument de înusique militaire, tambour ou timbale.
nate, A 1341, natte, désigne ici une chose de peu de valeur.
navie, A 22, navire, flotte.
nice, 2.50, paresseux.
notare, 55, secrétaire.
nouvel, II 04 («.), élégant.
Occurté, A 1747, obscurité.
operacion si argue, etc., 348, une telle façon d'agir prouve que la forme doit 'être tenue pour conforme à la nature {c'' est-à-dire que ces hommes sont réellement des bêtes).
orfrois, A 1119, broderie employée en bordure.
orfroisié, i2Sg, A 10^3, garni ii'orfrois {broderies).
orphenté, A 383, orphelinage.
ostour, 1273, autour.
oublee, A 4.26, sorte de pâtisserie très légère, qu'on appelle aussi plaisir.
ourne, A 1244, manière d'agir. Godefroy n'a pas d'autre exemple de ce sens.
Pam, A lo'è^, probablement pan.
pannoncel, A lo^j, enseigne, banderole que le chevalier attachait à sa lance.
papelart, 883 , 890, hypocrite.
parrochial, 81 3, paroissial.
partir (soi), 140, prendre part.
pasturel, 148 (n.), paturon.
pelle, A 1079, perle.
perdre, part, passé pert, A 797 (i7 faut imprimer qu'a pert, a perdu, au lieu de qu'apert).
persone, i55, 5o5, curé, dignitaire ecclésiastique. Cf.
angl. mod. parson.
pesteil, A 707, pilon.
pinchier, ôôj, au sens figuré, accabler d'exactions.
pipefarse, A 428, sorte de pâtisserie.
placebo. Voir la note du vers 618, et Ém. Picot, Romania, XVI, 5i7-5i8.
plays, A 400, plie (Pleuronectes platessa L.).
point, de bon p., A i328, de
GLOSSAIRE
bonne qualité; mettre a son p., Ai327, se préparera); d'estre pareceus nul n'a point, A 352, désir, intention (?}.
pomelé, A 1107, se dit d'un chevaL dont la robe est parsemée de taches rondes mêlées de gris et de blanc.
pomme d'espices, A 429, sorte d'épice {laquelle ?).
porel, io3o, A 1160, porreau ou poireau, désigne ici une chose de peu de valeur.
posseoir, part. p. possis, 2682, posséder.
pouacre, 146, proprt. atteint de podagre ; par extension, ankylosé, engourdi.
pource, A S 12, probablement fém. de porc.
pourpois, A 401, marsouin (Delphinapterus leucas Pall.).
pourtraife, 33o, former-, 1 188, représenter.
pourveoir, 65o, mettre en état.
pourveable, A 148 1, prévoyant-, X 1^25, avisé.
premeraine, i36i, prémisse (?). Godefroy n'a pas ce sens.
prendre (soi), i55i, s'allier, se joindre.
prérogative, A io53, droit attaché à certaines conditions privilégiées.
principal, 747, la chose principale.
prouvende, 574, '/bj, prébende .
psalterion, A 557, instrument de musique à cordes que Von faisait vibrer en les touchant avec le plectre.
Quassé (faus et), 897, doucereux, insinuant. Cf. un traité de physiognomonie publié dans Romanische Forschungen, XXIX, 704:
Ceus qui ont la vois mole et quaisse et bien plaisant sunt debonaires et de belle manière.
Rade, 462, agile, vigoureux.
rampant, A 1092, qui se tient debout, dressé (se dit encore comme terme de blason).
rampeour, 701, celui qui grimpe, monte.
rapine, A 481, vol.
rastelier, 14, râtelier.
rëaument, 847, réellement.
recuit, A 1457, pervers, mauvais.
redement, 26g3, rapidement.
redonder, déborder ; tout au contraire redonde, 906, abonde dans le se7js contraire.
referendare, 56, officier de chancellerie ayant la garde du sceau royal et
GLOSSAIRE
faisant le rapport des placets.
refraindre (soi), 2895, se contenir.
regalC;, subst. masc, 16, dignité royale.
regart, 2905. Voir intellectuel.
rejouveiiir,A i5g5, rajeunir.
remenant, 490 (w.), reste, restant.
remordre, 9o3, rappeler.
repeuture, 544, nourriture.
Voir Romania, IX, 579.
replanir, 893, accomplir .
reprendre, 112, blâmer {}).
responnantjA 95, correspondant (?) .
restât, 688, restant, reliquat.
reuoil 2 552, rouille.
reverdir, A 845, rajeunir, se ranimer.
reversée, A 425, synonyme de tence {voir à ce mot).
Godefroy n''a qu'un mot reversée qui signifie « sorte de jeu ».
reverser, A 472, fouiller, examiner .
rider, 296, chevaucher.
rigale, A 170, bruit joyeux.
Ce sens n'est pas dans Godefroy.
rimer, 2969, ramer, naviguer.
robin, 162, nom propre, au
sens de palefrenier.
roial, 2906, réel.
roie, 222, raie.
rois, 548, roy, S5S, filet.
roissole (*r u s s e o 1 a, à cause de la couleur), A 480, rissole, sorte de pâte frite contenant de la viande.
rosete, A 11 14, petite rose.
Sable, A 1864, noir, en terme
de blason .
samin, 1925, fine étojfe de
soie.
sarchier, A885, chercher.
savouré, A 456, suave, doux.
semé, 2173, semence. Ce mot n'est pas dans Godefroy.
sentence (se prent a la pire) i552, il voit tout en noir.
serpenteîe, A 1039, serpent.
seù, 664, sureau.
seutif, A goS,fait avec art.
Sex Principes, 2993 (n.), titre d'un ouvrage de Gillebert de la Porrée. si (sanz nul), A i5o6. Le sens du passage est : Elles doivent avoir lieu, c'est-àdire, trouver place, une place, honorable, sans nulle contestation .
similitude, 236, comparaison, parabole.
sise. Voir asist.
somme, A 1694, histoire.
sommer, 225i, achever, terminer, soronder , 482 y déborder .Voir A. Thomas, Mél. d'étymologie franc., j?. 33 1.
GLOSSAIRE
subjet, 8io, paroissien.
superfluement, 1210, d'une
manière excessive.
synjot, i33 5, petit singe.
Taille (escheoir a), 2563, se présenter^ en parlant du hasard.
tantin, A 711, cloche. Ce mot manque dans Godefroy.
tasche (ferir en) 2546. Ce mot signifie généralement imposition. Le sens serait alors « soumettre à Vimpôt ». Il y a une locution analogue, également obscure, dans la Maie Honte, par Guillaume, v. i58 {éd.
des Classiques français du moyen âge).
tence, A 424, tanche. Cf. reversée.
termer (soi), 80, cesser.
Godefroy n'a que deux exemples de ce verbe. La leçon adoptée [no. se terme) est dans ACE ; plusieurs tnanuscrits ont ne scet terme, ce qui est peut-être la leçon primitive.
termoier, A 81, celui qui vend à terme.
terremote, 620, tremblement de terre.
tierce, A 990, la troisième heure du jour dans la computation des anciens, neuf heures.
toie, 2944, linge y chiffon; 1498, taie, maladie des yeux.
tooillier, A 418, remuer, mélanger.
torchier, i, etc., bouchonner {un cheval).
tortre (soi), se détourner ; de vérité croire se tortent, A 102, 1/5 s'écartent de la vérité.
touoil, 255 1, mouvement désordonné.
tournebouelle (a la), A 1 184, à la renverse.
tournele, A 35, petite tour .
touser, 129, 61 3, tondre.
trace (n'i font), 96, bouchonnent sans qu''on s'en aperçoive.
traime, trame ; 2o63, au figuré, caractère.
transglouter^ A 1774, engloutir .
tresche, 492, danse.
tret, A 1600, ce qu'on avale de liqueur d'une seule haleine.
troite, A 416, truite.
Vaquier, 80 5, être vacant.
vel, 94, 241, voile. Sur cette
forme, voir Tobler, Ver-
mischte Beitràge, II, 211,
note.
vêler, 248, voiler.
ven, plur. venz, A 745, van.
vendoise, A 417, espèce de
carpe ^Squalis leuciscus
GLOSSAIRE
OU bearnensis). Cf. cidessus, s. V. dars.
venter, igSi, jeterau vent{}).
vers, A 470, probabl, locution proverbiale; <( levers est changé », c'est-à-dire, leur situation est changée en mauvais sens.
vinon, A 440, petit vin. Ce mot n'est pas dans Godefrojr, qui a le synonyme vinot.
vischancelier, 55, vice-chancelier.
vivre (s'en), semerveillent et sis'en vivent, 2916. Il faut peut-être entendre s'envivent, d'un verbe soi enviver, qui serait synonyme de soi merveillier.
voir (de), 23/3, vraiment.
vomite, 872 («.), ce qu'on a vomi.
voutour, ii'j'i, vautour.
LISTE DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
Aaron (la verge), A 944.
Abel, 1290.
Alixandre, Alexandrie ; gin-
gimbraz d'A., A 565.
Anjou (vin d'), A 441.
Antecrist, 3109.
Auçuerre (vin d'), A 442.
Barre (vinon que l'en dit la), A 440. Il y a plusieurs localités en France qui s^appellent ainsi, mais il n'est pas possible de savoir de laquelle il s'agit ici.
Basin, 11 83, voleurjet enchanteur célèbre. Sur ce personnage^ voir G. Paris^ Histoire poétique de Charlemagne, />. 3i5-322; Romania, XXIV, ;?. 3i7-3i8, et XXIX, p. 425 ; et E.
LangloiSf Table des noms
propres, p. 71.
Beaune (vin de), A 437.
Bellean, A 1691, Bethléem.
Biau voisin, A 443. Voir
Saint Jehan.
Boëce, 2446, 2455, 2467,
2474, 2477, auteur du traité
De Consolatione Philo-
sophiae.
Bourgeil, A i3oi, Bourgueil
{Indre-et-Loire).
Calabresin (vin de), A 567, Calabre.
Castele (rëaume de), A 100; (vin de), A 436, Castille.
Cayn, 1291.
Gephas, 699, Caiphe^ mot chaldéen, synonyme de Pierre (Joan. i, 42). Dans
NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
le texte, enlever le point
après le v. 698 et le mettre
après 699, Gosme (saint), 1257.
Costentinnoble, A 646, Cons-
tantinople.
Cupide, A 61, Cupidon.
David 1417, J066, le roi
David.
Denis (saint — Montjoie), A
12 16, cri des pèlerins de
Rome.
Erois {probablement pour
irois), 1265, irlandais.
Esclavonnie^ (dras d'), 538, Espaigne (vin d'), A 441.
Ezechie (roy), 24i9(n.), 2425.
Fate, 3270, 2278, 2846, Destinée (personnification).
Fauvel, i, etc., A 53, etc.; Fauveaux, 322 i, Fauviaus, A 52. Cf. Fauveline (mesnie) et, au Glossaire, fauveler.
fauveline (mesnie), 32 56, les familiers de Fauvel.
Ferrant, 3269 {n.}.
Fortune, 17 18, etc. {personnification).
France, 1475, 3254, 3264, A 1766.
françois (vin), A 444, était autrefois apprécié; il figure p. ex. dans la Bataille des vins de Henri d'Andelir Voir Klauenberg,
Getranke und Trinken in altfranzôsischer Zeit {diss.
de Gôttingen, 1904), p. 14 et 19.
Gabriel, A 947.
Gales (païs de), 1247, pays
de Galles.
galoys, 1246, gallois.
Garnache (vin de), A 436,
vin de Grenache.
Gascoingne (vin de), A 434.
Germain (l'église de saint),
Gervès du Bus, 3277, auteur
du roman.
Gyronde, i3i i ,
Hellequin (la mesnie), A 75q, troupe de feux-follets, de génies fantastiques . Voir un essai sur le Wuthendes Heer, r armée furieuse, publié par M. Liebrecht à la suite de son édition des Otia imperialia de Gervaise de Tilbury {Hanovre, i856, in-8), et G. Raynaud^ La Mesnie Hellequin, dans Etudes romanes dédiées à Gaston Paris, 1891,^7.51, article reproduit dans Mélanges de philologie romane, p. I.
Illande, A 958, Islande, 1371, Irlande.
Jangou. Voir Saint Jangou.
NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
2lS
Jehan (l'evangelitre), A 915,
(vierge apostre), A 1763.
Voir aussi Saint Jehan de
Biauvoisin.
Jonas, 2409.
Julien (saint), A 263, saint
Julien V Hospitalier^ patron
des voyageurs.
Lancelot, A 1102.
Laonnois (vin de), A 442.
Le vin de Laon est mentionné aussi dans la Bataille des vins de Henri d'Andeli. Voir O. Klauenberg, Getrânke und Trinken in altfranzôsischer Zeit, p. 3o.
Lymoges, A i386.
Macrocosme, i85i, 1965,
Marie (Vierge), A 913.
Maron (dame), 2137.
Matursalé, A 1597.
Maugis, ii83, jî/5 de Beuf d'Aigremont, enchanteur et larron. Sur ce personnage^ voir P. Rajna, Le Origini deir epopea francese, p.
436-439; Romania, XXIV, p. 3i7-3i8; et E. Langlois, Table des noms propres, p. 444.
Microcosme, 1854^ 2990.
Montjoie. Foir Denis (saint).
Montpellier (vin de), A 435.
Morei, 1690 [n.). Voir aussi au Glossaire.
Nabugodonosor le roy, 2355
Navarre (vin de), A 439.
Ninivé, 2403.
Orlenois (vin d'), A 441, Orléanais.
Quinaut (saint), A 754.
Renart (l'istoire de), 1357.
Rochele (vin de), A 435, La Rochelle [capitale de VAunis).
Robin, 162, nom propre désignant un palefrenier .
Romme (emperieres de),
Sainne, A 23, 816, 822.
Saint Jangou (vin de; imprimé à tort Jangon, de même que dans Melusine de Couldrete, p. p. Fr. Michel, V. II 57, où ce nom figure également; voir O.
Klauenberg^ Getrânke und Tvinken, etc., p. 46), A 439, Saint-Gengoux-le-National {Saône-et-Loire, arr. Maçon, chef -lieu de canton).
Saint Jehan de Biauvoisin (vin de), A ^^1) , probablement Saint- Jean d'Avelanne {canton du Pont-de-Beauvoisin, Isère). Au texte, il faut supprimer le second et.
NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
Saint Pourçain (vin de), A 43 jjSaint-Pourçaïn-sur- Sioule {Allier). Ce vin est mentionné p. ex. dans la Voie de Povreté et de Richece de Jacques Bruyant.
Voir A. LangforSy Remania, XLV.
Sarrasinois, 1266, arabe.
Thoulouse, A 33.
Tritan, A 1102, Tristan.
Turquie (drap de), 1287.
Venus, A 61.
Virgile (l'enchant), 1280.
Ynde (gingimbraz d'), A 565.
Ysaïe, 2420.
^<^{^^CKMloC/^l^«^J&^jC£^jtk^