Le Roman de la Rose
Peu de livres ont eu une destinée plus brillante que le Roman de la Rose. Depuis Iç kiy*" siècle, époque à laquelle ce vaste poëme vit le jour, jusqu'à la nôtre, il n'a cessé d'être l'objet de la curiosité publique; et si, par une cause ou une autre, on ne le lit guère aujourd'hui, pour peu que Ton soit lettré, on le mentionne invariablement comme l'œuvre de la littérature du moyen âge qui la résume tout entière et qui dispense ainsi de connaître les autres productions des trouvères.
Cette renommée , accrue par l'attention que des écrivains de nos jours ont accordée au Roman de la Rose (1), a fait rechercher l'édition de Méon, la
(1) Voyez sur ce poëme un article de M. Nisard dans le Temps, n» du 18 mars 1837; celui de M. le Roux de Lincy dans la Kevue de Paris du mois de mars de la même année ; et une analyse donnée en 1839 dans le Magasin pittoresque^ p. 369. M. Nisard est revenu sur le Roman de la Rose dans son Histoire de lalitléralure française (Paris, librairie de Firmin Didot frères, 1844-1861, in 8**}, t. 1, cil. III, § JI-IV. Citons encore Pouvrage que M. Demogeot a publié à Paris, en 1855, sous le même litre; le Coups de littérature française de M. Villemaio, littérature du moyenâge, 17* leçon ; VÉtudesur le Roman de la Rose, de M. P. Huot, Orléans et Paris, 1853, in^"*; et surtout le travail étendu que M. Paulin Paris a publié sur ce poëme dans VHîStoire littéraire de la France, t. XIII, p. l-6i. Au siècle