SUORUM AMOR NEC VOTA CIVITATIS
TUERI AB IMMATIRA MORTE POTIERINT
Ob. D. XI FED. A. D. M. D. CGCXXIV AET. XXIV
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(29) page 107. — Louis de Vignet, né le 16 mai 1789, mourut du choléra à Naples, où il remplissait les fonctions de ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne, le
lo juillet 1837. On connaît les belles stances que Lamartine publia sur sa mort dans le volume des Recueillements.
(30) page 111. — Il écrivait de Londres, le lo avril 1822, à son frère :
«... Tu ne nie reprocheras plus ce défaut qui te paraissait très essentiel et qui déparait mes meilleures qualités. Le collet de mes hnhils est toujours très bien vei^gellé; ma barbe est fuite au moins tous les deux jours, mes cheveux sont savamment arrangés et parfumés nux mille fleurs. Enfin toute ma toilette est d'un très bon goût. Je te charge spécialement de donner ces détails à Tadorable vice-roi qui a été assez bon pour me faire recommander de ne point négliger Textéricur de moi chétif, afin de ne pas compromettre la réputation des Savoyards. Dis-lui que, sans le moindre amour-propre et en toute conscience, je crois ne vous avoir pas fait déshonneur et que, dans toute la société de Paris, j'ai été obligé de répéter que j'étais un secrétaire de légation de S. M. Sarde, parce qu'ils s'obstinaient à me croire né, élevé et habitué en France. Le tout soit dit pour votre édification particulière. » (Lettre inédite communiquée par M. le baron de Vignet, marquis de Vendeuil.)
(31) page 112. — Cf. les Cktnfidences.
(32) page 112. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 210.
(33) page 112. — Les traités nous avaient enlevé la Savoie, et Servolex était devenu frontière sarde.
(34) page 113. — Louis de Vignet écrivait de Paris, le 7 décembre 1821, à sa sœur Olympe :
« M-"* la duchesse d'Escars, qui était l'admiration passionnée du pauvre comte de Maistre m'a pris dans une grande amitié. Elle ma présenté à sa lille, la comtesse de Podenas, qui est la fleur des pois dans le monde où je suis, et ce soir on m'invite tout exprès pour leur dire mes Tombeaux de llaute-Combe. J'entends déjà les cris d'admiration que cette
société va pousser. Il y a de quoi rire. Au reste tu ne saurais croire combien ces vers ont été goûtés ici par les plus habiles. M. de Chateaubriand me tourmente pour les lui donner. Je m'en garderai bien, comme tu penses. » (Lettre inédite communiquée par M. le baron de Vignet, marquis de Vendeuil.)
(35) page 114. — Voirie Correspondant du 25 juillet 1908.
(36) page 110. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 84. Lettre du 10 juin 1809.
(37) page 117. — Sur les relations de M. et M'"'^ Charles avec M. et M™*^ de Vindé, cf. notre Lamartine de 1846 à 1 830, Elvire et les Méditations.
(38) page 118. — Voir V Elvire de Lamartine, par Anatole France.
(39) page 120. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 250.
(40) page 121. — Cf. les Souvenirs du baron de Frénilly,
(41) page 125. — Cette allée fut détruite vers 1865, et le petit mur (^ui s'était dégradé à la longue, disparut en même temps qu'elle. {Renseigne?nents fournis par M. le docteur Duvernay, d'Aix-les-Bains.)
Pour écrire ce petit chapitre je me suis servi d'une note du petit carnet de Lamartine dont je parle plus loin.
(42) page 129. — XIII*^ Méditation, dans l'édition originale des Méditations poétiques.
(43) page 133. — Vers inédits communiqués par M. le marquis de Vendeuil. Le Tasse était une des passions de la jeunesse de Lamartine. En 1811, pendant qu'il était à Rome, un jour qu'il visitait la petite église de Saint-
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Onuphre, il disait à un frère qui lui expliquait de mauvaises peintures et lui faisait d'ennuyeuses descriptions :
— Mais le tombeau du Tasse?
— Per Dio, le tombeau du Tasse! vous marchez dessus, lui répondit le frère impatienté.
(44) page 137. — Chateaubriand, dans l'édition critique des Martyrs, qui parut au mois de janvier 1810, dit, à propos de la lettre d'Augustin à Eudore : « L'auteur a vu des personnes s'attendrir à la lecture de cette lettre. Le flattait-on? Etait-ce une de ces politesses convenues par lesquelles on trompe un auteur? 11 ne sait. »
(4")) page 139. — M. Doumic qui a publié, le premier, cette pièce dans la Revue latine, du 25 juillet 1906, après y avoir relevé un certain nombre de divergences avec le texte de l'édition originale des Martyrs, disait alors que ces divergences ne pouvaient s'expliquer que d'une seule manière : « Julie et ses amis n'ont pas copié la page de Chateaubriand; ils l'ont citée de mémoire. » Il eût mieux fait de dire que c'était Lamartine qui l'avait dictée de souvenir, car évidemment c'est lui, et lui seul, qui l'avait dictée à M™« Charles et à Louis de Vignet. Ses infidélités envers le texte original le trahissent suffisamment.
(46) page 142. — En me communiquant l'autographe de cette pièce, M. le marquis de Vendeuil m'écrivait :
<( En ce qui concerne tout au moins le séjour à Aix de M"' Charles, vous avez, je crois, entièrement raison, et, comme vous, je ne puis voir dans sa rencontre avec Lamartine quun roman sentimental. Mon père, qui a partagé leur séjour à Aix, ne se serait pas prêté à être en tiers dans leurs amours, sMls avaient été coupables, étant donné le milieu
de famille austère au point de vue des mœurs, dans lequel il vivait et qu'il partageait. »
(^47) page 151. — C'était le samedi 26 octobre 1810.
(48) page 153. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 38 et 134.
(49) page 153. — Le Manuscrit de ma mère, p. 161.
(50) page 154. — Le Manuscrit de ma mère, p. 121.
(51) page 160. — Ils y arrivèrent le 29 octobre et en repartirent le 30 pour Mâcon.
(52) page 162. — C était le 31 octobre.
(53) page 165. — Sur le neveu de M™« Charles, voir YElvire de Lamartine, par Anatole France, et notre ouvrage sur Lamartine de 1816 à 1830.
(54) page 171. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 265 et sq.
(55) page 172. — Aymon de Virieu avait deux ans de plus que Lamartine, étant né en 1788. Il avait passé sa thèse de philosophie au collège de Belley, le 7 septembre 1807, en même temps que Lamartine. Entré dans la diplomatie en 1816 il en sortit après 1830 et refusa d'accepter le siège de député que lui offrait la ville de Lyon. Il mourut le 7 avril 1841, à Cailloux-sous-Fontaines (Rhône).
(56) page 175. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 81.
(57) page 175. — Corresp. de Lamartine, t. III, p. 474. Lettre du 18 octobre 1838.
(58) page 176. — Lamartine par lui-même, p. 59.
(59) page 176. — Renseignements fournis par M. Edmond Beaurepaire, sous-bibliothécaire de la Bibliothèque Saint-Fargeau.
(60) page 177. — Déodat-Guy-Tancrède Gratet de Dolo-
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mieu, né à Dolomieu (Isère), le 24 juin IToO, mourut à Châteauneuf (Saône-et-Loire), le 20 novembre 1801. 11 faisait partie de l'Institut (section d'histoire naturelle et minéralogie) et était très lié avec le physicien Charles.
(Gl) page 177. — Etienne-Gilbert, marquis de Drée, né à Roanne le 25 février 1760, mort à Paris le 9 avril 1848. Entré dans l'armée et devenu, en 1777, officier du régiment de Bourbon-Dragons, il quitta le service en 1789, fut élu membre de l'Assemblée provinciale du Beaujolais, la même année, puis membre du Directoire du département de Saône-et-Loire (1795) et conseiller général (1800-1837). Le 11 mai 1815, les électeurs de Saône-et-Loire l'envoyèrent à la Chambre des Cent- Jours. Il se représenta vainement le 22 août 1815 et ne fut réélu que le 21 août 1828. Membre du centre gauche, il fit partie des 221, fut réélu aA^ec eux le 23 juin 1830 et ne rentra dans la vie privée qu'en 1837.
Il avait épousé, le 12 vendémiaire an V, M"^ Alexandrine- Louise -Polixène Gratet de Dolomieu, née à Dolomieu en 1700, morte à Lyon, place de la Charité, 5, le 14 mars 1850.
,02) page 179. — Elles furent publiées par M. René Doumic qui les tenait de M. de Montherot, petit-neveu de Lamartine, propriétaire actuel du château de Saint- Toint, et réunies ensuite en un petit volume paru chez Hachette.
(63) page 187. — Allusion au projet de loi qui fut voté le 5 février 1817 et qui abrogeait l'élection à deux degrés. M. de la Bourdonnais combattait ce projet. Voir le Moniteur du mois de décembre 1810.
(64) page 191. — Note prise sur cet exemplaire de Raphaël que M. Ludovic Halcvy avait acheté à la vente de Sainte-Beuve.
(65) page 211. — Cf. Chateaubriand et son groupe littéraire, par Sainte-Beuve, t. II, p. 242.
(66) page 214. — Tous ces objets, pendule et tableaux, figurent dans l'inventaire de la succession de M. Charles, qui m'a été gracieusement communiqué par M*^ Fauchey, notaire, à Paris, rue du Louvre.
(67) page 215. — On lit dans Lamartine par lui-même^ p. 63 :
« Je remis ce mémoire à M. Meunier, par les mains de la personne qui me l'avait fait connaître et qui désirait ardemment que je pusse plaire aux hommes principaux de son intimité. Ce premier écrit politique étonna et charma M. Mounier et ses amis. M. Decazes, qui m'en a souvent parlé depuis, en fut également frappé et le communiqua au roi, auteur et organisateur de la Charte. »
(68) page 219. — Lamartine par lui-même, p. 56-57.
(69) page 222. — Cette date nous est donnée par le petit carnet de Lamartine dont il est question ci-dessous.
(70) page 224. — Ce petit carnet est aujourd'hui entre les mains de M. Emile OUivier qui a bien voulu me le communiquer. Il lui fut donné par M"^^ Valentine de Lamartine, la nièce si dévouée du grand poète.
(71) page 228. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 269.
(72) page 229. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 270.
(73) page 231. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 271.
(74) page 232. — Cf. VElvire de Lamartine, par Anatole France.
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(7o) page 235. — On lit dans Lamartine par lui-même, p. 58 : « L'enthousiasme et l'amour m'inspirèrent, et j'écrivis sous cette double inspiration une des premières odes politiques dédiées à ce philosophe. Mon amie se chargea de la lui faire pai'venir et de la lui faire goûter. 11 m'envoya ses œuvres complètes en signe de reconnaissance. »
(76) page 236. — Cf. YElvire de Lamartine, par Anatole France.
(77) page 239. — Les mots écrits en italiques figurent dans la première version du Lac, tel que M™'^ Valentine de Lamartine Fa publié dans les Poésies inédites de son oncle. — Le Lac est daté d'Aix en Savoie, septembre 1817. M. Félix Reyssié a donc eu tort de dire dans la Jeunesse de Lamartine que cette Méditation fut écrite entre le 15 et le 23 septembre, puisque Lamartine quitta Aix le 17 septembre.
(78) page 240. — Vers inédits communiqués par M. le baron de Vignet, marquis de Vendeuil.
(79) page 243. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 276.
(80) page 244. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 278.
(81) page 245. — Corresp. de Lamartine, t. I, p. 280.
(82) page 247. — M™^ de Saussay était née au Cap et avait quelques années de plus que W^^ Charles. Elle était apparentée à la famille de Bergey et cousinait avec Mi^e Charles.
(83) page 247. — M""*^ de Drée habitait, rue de Seine, la maison La Rochefoucauld qu'habitait autrefois Dolomieu, son frère.
(84) page 248. — Originaire du Maçonnais, le docteur Alin habitait, lui aussi, la rue de Seine, n^ 31. 11 devint, par
la suite, rami de Lamartine qui en parle en plusieurs endroits de ses Souvenirs. Voir sur lui notre ouvrage : Lamartine de 18 16 à 1830.
(85) page 248. — Sur Tabbé de Kéravenant, voir notre ouvrage : Lamartine de 4816 à 1830, appendice.
(86) page 252. — M. de Bonald avait fait de nombreuses corrections à l'ode que lui avait dédiée Lamartine. Celui-ci en tint à peine compte. Cf. la plaquette de M. Doumic intitulée : Lettres d'Elvire à Lamartine.
(87) page 252. — Il composa cette ode au mois d'octobre 1817. Voir sa Correspondance, t. I, p. 275, lettre Aymon de Virieu, datée de Bourgoin.
(88) page 253. — Dans la première version de V Immortalité , publiée par M™*^ Valentine de Lamartine dans les Poésies inédites de son oncle, il y avait un certain nombre de vers que le grand poète supprima depuis. On lisait notamment :
Ainsi l'homme flottant de misère en misère, Du berceau dans la tombe achève sa carrière, Et du temps et du sort jouet infortuné, Descendant au tombeau, dit: Pourquoi suis-je né? Pourquoi? Pour mériter, pour expier peut-être. Et puisque tu naquis, il était bon de naître.
C'est ce « pour expier )> que M™<^ Charles avait renvoyé à Lamartine dans l'admirable lettre qu'on a lue. J'ai raconté comment j'avais fait cette découverte dans mon livre sur Lamartine de 1816 à 1830. J'y renvoie le lecteur.
(89) page 257. — Voici la teneur de son acte de décès que j'ai relevé à Saint-Germain-des-Prés sur le registre des