M. Alph. de Galonné
Dans la Boutade des Comédiens, sorte de ballet donné vers i663', où les pièces qui avaient alors du succès : les So:{ies (sic) , de Rotrou; la Coiffeuse à la mode, de d'Ouville; le Jodclet ma'ître et palet, de Scarron; les Visionnaires, de Desmarets ; Héracliiis , Cinna, Rodogune, Sophonisbe, de Corneille; viennent à tour de rôle dire ce qu'elles sont, en vers qui ne sont pas malheureusement ceux des auteurs, l'on voit paraître à la 9* entrée, qui ? le Docteur amoureux. On me dira : c'est la pièce que Le Vert fit jouer sous ce titre bien avant que Molière n'écrivît la sienne. Point du tout, c'est bien le Docteur amoureux de Molière. Celui de Le Vert, joué en i638 *, n'avait pas mérité de survivre jusqu'en i663. Je l'ai lu iivec soin, et n'y ai retrouvé ni le nom d'Hélène donné à la maîtresse du docteur par la Boutade des Comédiens, ni les idées que cette même boutade prête au docteur, et qui sont bien au contraire dans le genre de celles que Molière avait dû lui donner.
Écoutez-le, puis écoutez après la réplique
1. Nous lui donnons cette date, parce qu'il y est parlé de la Sophonisbe, de Corneille, jouée en i663.