le Catal. de sa collection, vendue le 2q avril
C'est un ravissant petit Elzévir in-i6. Molière, on le voit, était friand des bons morceaux. Ravi de sa trouvaille et de son bon marché, il écrivit tout au haut du titre : I liv. 10 s., puis au bas du même titre sa signature entière : /. B, P. Molière.
Voici la désignation complète de ce bijou : De Imperio Magni Mogolis, siye India vera comment arius, etc. Lugd . Batap . El^., i65i, pet. in-i6. Il l'avait peut-être acheté en souvenir de son ami Bernier, qui avait voyagé dans ces contrées lointaines, et peut-être y trouva-t-il des détails curieux pour le langage des mamamoiichis de son Boiwgeois gentilhomme.
Ce serait chose curieuse de rechercher ce que devait être la bibliothèque de Molière. Il va sans dire qu'il avait un Plante de la bonne édition, et un Térence surtout, car c'était là son auteur favori. « Il l'avoit choisi, dit Marcel, comme le plus excellent modèle qu'il eût à se proposer. )> Peut-être avait-il aussi un Ménandre, dont Hugo Grotius avait traduit et publié les fragments dans ses Excerpta ex
i85o, p. 45.— Le volume passa de là dans une collection vendue elle-même. \e 10 de'cembre i835. V. le Catal, p. 79.