‹ Le roman de Phlorios et Platzia PhloreChapitre 17 sur 18 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Vers 24. Le cantare nous apprend que 300 cavaliers accompagnaient le baron. J'ai dune corrigé fripon/, qui ne donne aucun en έταΐροι. — Pour αντάμα (au lieu de οίντά,μα,ς] voir v. 115.

Vers 40. οτπς de L ne peut se rapporter qu'à saint Jacques; ώστε de F n'est pas clair non plus, mais avec beaucoup de bonne volonté on peut le traduire par ..ainsi'1, ..donc". /.-.-

Vers i2. l>e second hémistiche de ce vers rappelle le commencement de L. Peut-être l'original avait-il un vers de plus, dont les mots y.oti va. τεκνοποιησ-νι, qui ne sont pas ici à leur place, gardent le souvenir.

Vers 52. Apao-o-u (voir glossaire) esl un présent formé sur t')txtx (voir le Livre de Jonas 1, 28, Byz. Zeitschr. \ (1900, p. 011, (pii à son tour remplace χτέ)ρχσχ (forme classique xTibpx ccTobibpccQ-y.'jc. Le mot n'a donc rien à faire avec ίραγνω, de τομα.ιΊ ,, saisir".

Vers 70. Le vers est inintelligible; L et /' ont une faute commune. Le cantare (str. v.v. 7 et si a à ce passage: davanti a lo re ht presentaro, •■ quel présente I><>!1<> /eue caro. Peut-être fautil lire Ύ&ριτοδόμενφ, mot forgé par le porte d'après γχ Pour l'accent cf. au vers 60 oovpopevfj.

l'ers 117. Il est probable (pu• l'original avarl γ^υνομ,ί . έμορφονφχα-ΐλύνον. L'auteur chérissait les mots composés, cf. 118, 121.

Vers 11 ^. Vers hypermètre dans A. inintelligible dans /'.

Vers 122. Έκεϊνον τό, leçon commune aux deux manuscrits, doit se rapporter à ροίγον (ν. 1 Ι \ .

Vers 150. Les éditeurs «'t les critiques onl en vain tâché <le corriger la leçon de V (voir le tableau à la pas on a proposé

£j/9-jî μ/β*, ^floraison", el ί&έμιον, ..tleur" (artificielle? . \ l'aide de L il nous m été facile de restituer le vers original; χ η In

même signification que tx. v.v. I M)7, 1681 .

Vers 151. Le ver- esl obscur; on nimerail expliquer „ la beauté de chacun d'eux réponduil à leur nom" κληα-ις?), mais il faul garder le mot ό'ψ^ de /". à caus< des vers correspondants du

100 LE ROMAN DE PHLOBIOS ET PLATZIA PHLORE

ntare: e nel lor j viso anno tanto colore \ quanto le belle rose era vermiglio (St. 14).

l'ers 184. "Ετερον pour άλλον n'a pas de sens ici ; le traducteur n'a pas rendu le vers du centiare (St. 1G, 8): e tostamente léser lo salle r<>.

Vers 192. Le sens de δενδροηλιόμορφος m'échappe.

l'ers 245. L'italien n'a rien de correspondant à της αγάπης το σπα$ι. Dans le modèle de L et de V της αγάπης était de trop ; L a laissé de côté ces mots, qui rendent le vers hvpermùtre; V, pour les garder, a changé la phrase. Les vers suivants montrent que L est resté plus près du texte original.

Vers 249 — 252. Ces vers n'ont pas de correspondants en italien. Dans L et V il manque un vers après 251, à ce qu'il paraît.

Vers 267 . On lit dans le canlare (st. 23, 4) : e quanto Vochio iii'io /alla guardare. L (ως εμέν) vaut donc mieux que V (ως δι' εμε).

Vers 287. J'ai introduit dans le texte la correction de Mullach (αυλικούς); αυλητής (V) „joueur de flûte" est sans doute une faute, αύλιστης (L) pour ,, courtisan" y ressemble.

Vers 331 et suiv. „ Après le départ de son fils (nominatif absolu) le roi Philippe communique à la reine son souci de ce qu'il faut faire et décider."

Vers 394. Le roi fait convoquer tout le peuple (e iuto i puovoi fecie ragunare, St. 32, 2), il s'adresse (v. 407 et suiv.) aux riches et aux pauvres ; il est donc probable que pour οίζητορες il faudra lire οι κτητορες. Pour κτητορες dans le sens de up-χοντες, με-γιστάνοι, voir p. ex. Jean Moschus, Migne 87 c, p. 2952 D, 2953 A et Krumbacher, Κτητωρ (Indogerm. ForscJi. 1909), p. 403.

Vers 401 et suiv. Passage obscur, qui n'a pas de correspondant dans le canlare. V n'a rien qui vaille; de L on ne peut donner qu'une traduction approximative: ,,sa pensée se débattait: je crains que quelque calomniateur ne se soit élevé contre moi, prétendant que j'ai fait quelque chose de mal (λέγει pour λέγων cf. 357, 358)." Ainsi qu' au vers 406 le discours direct est introduit d'une façon assez abrupte.

Vers 468. σελήνη άστροφύτευτα. Cette epithète bizarre est typique pour le langage confus du poète. Probablement il s'est souvenu du beau vers de Manasse (Chronique \. 132, éd. de Bonn): κα) κήπον αστροφύτεντον .τον ουρανον εττοίει\ la désinence -α, leçon des deux manuscrits, est due an désir d'exprimer un vocatif (cf. φυτευτής, φυτευτοί, comme δεσπότης, δέσποτα).

Vers 524. Il faut comprendre κα) συμ,πονεΐ και συμπάσχει τον; cf. ν. 517.

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Vers 586. Si la leçon de L (εξομττλισμένψ) est bonne, il faut expliquer: „à broderie seigneuriale" (cf. εξόμττλι de εξέμτλιον, εξομπλιάζω-, voir Lambros, Romans grecs, glossaire); niais il est bien probable qu'il faut lire εξοπλισμένου. Le texte italien n'a rien de correspondant.

Vers 589. Plilorios craint qu'il n'arrive auprès de son amie qu'après la mort de celle-ci.

Vers 561. Les deux mss. ont une faute commune. Ma correction repose sur le sens de όργωμα du vers 251, et sur le vers 566, qui paraît répéter la pensée exprimée aux vers 5(30 et 561.

Vers 571. Au lieu de av on aimerait lire èév, mais le passage est obscur; le vers 572 n'a pas de sens (voir Introduction, p. 20).

Vers 587. Combinez μη κατεγούσης εκείνης, c'est-à-dire Blanchefleur, το πραχ^εν της βουλής.

Vers 596. La leçon αν ούτως ουκ (ε)7τοίσω το est justifiée par le texte italien: sio no lo atase (var. mutasse), direbbe ogn'uomo ck'io non lo amasse. (St. 4.2, 7). Le poète grec n'a pas réussi à rendre le sens de direbbe. Au vers suivant le texte de V a un pied de trop; celui de L. quoique corrompu,- était facile à corriger.

Vers 628. Traduction littérale de l'italien : délia bataglia datemi lo guanto (st. 4(i, 2). Le gant étant le symbole du pouvoir féodal, l'expression, qui n'a pas de sens en grec, veut dire: „ donne moi la permission de me battre".

Vers 648. 'Αγρι^φ^αλμος va mieux avec λέων ou αράκων qu'avec θάλασσα.; cependant la combinaison se rencontre ailleurs, par ex.: ως §ά/.%ο~σ<χ, άγριοφ^Ίχλμος, ως λέων βουλκωμενος {Imben Margarona, ν. 15G, dans Lambros, Bomans grecs, p. 248), ως δράκων φουσκωμένος, και ως θάλασσα άγριόφ$αλμος {Bélisaire ν. 19, 50 dans Wagner, Carmina graeca, p. 305

Vers 670. Peut-être faut il lire την κονταρέαν ; ρίπτω esl employé pour απορρίπτω.

Vers 671. L'expression άτοπατεί 'ς τες σκάλες του n'est pas là mauvaise plaisanterie d'un copiste, car les <\ru\ manuscrits sonl d'accord et, ce qui est plus grave, on lit dans Imberioa et Margarona (Lambros, Romans grecs, p. 239 et suiv.) au vers 12 1 αποΆ ο ΊΛμτεριος, κρούγει τον ε)ς το σ-τη^ος et au vers 403 στα,ς σκάλας του, κρούει τον κονταρέαν. Nous avons è'i amure a un exemple curieux de la confusion entre prépositions dont nous avons parlé ci-dessus (ch. IV. \ 93); ατοτατεί esl pour αντιτατεί Qu'on compare Erotokritos Β 1775: τα) τκάλες άντιτάτει; Β L394: άντιτατουν το-) σκάλες; Δ L156: τσι <τκάλες αντιτάτησε, e\ la note suivante de M. Xanthudides (à la page l'.'i de Bon édition : χντιτΰίτώ

lu ν ROMAN DE PHLORIOS ET PLATZIA PHLOKE.

'... , 7rccTÛ <ττε ρεώς . . . Ίσίως λέγεται επι τον ιπττεως -, ;. tT( τον οα/αβολεως τον ϊφιτττίον.

Qu'on n'ait pas été choqué par la signification équivoque de a u\ cela provient du fait que la langue vulgaire, comme me le fait observer M. Kalitsunakis, ne connaît pas χπ-οττατώ dans le sens dé exonero cent rem.

Vers 676'. 677. Passage obscur et corrompu; il paraît que le poète veut dire: „Phlorios en brave homme qu'il était, ne voulait point frapper L'homme terrasse, pour lui porter un second coup." Le récit du combat est confus; le texte italien ne donne aucun secours. Au vers 685 les mots μικρόν θάρρος... οίοε* τον ετητροίτεζη ne peuvent signifier que: ,,il donne-un peu de courage au sénéchal"; le >ens des derniers mots du ver- <• ^ ί m'échappe. Peut-être•. ,,1'épée glissait, ne pénétrait pas". Dèsque l'épée toucha, elle tomba.

Vers 716a. Nous avions d'abord supprimé ce vers, dont la l'orme (même fin que / I / est suspecte et qui manque dans L, mais a défaut d'une leçon plus satisfaisante nous l'avons rétabli.

Vers 720 et suiv. Dans le cantare la jeune tille parle ainsi: se Fiorio avese in -se tante prodezze, . in verità ri dico, bel messere, \ che roi pure le lui aile beleze: \ quando ri vego} lui mi par vedere. J'avoue ne pas comprendre le premier vers de ce passage. Biancifiore peut-elle dire: ,,si Fiorio avait tant de valeur?" Ne voit-elle en lui que son camarade1 d'enfance? En tout cas L donne une traduction exacte, tandis que V a introduit des changements qui rendent le passage obscur.

Vers 725 — 720. Le passage n'a pas de correspondant en italien. En cas pareil le texte de la traduction est souvent obscur et les copistes le traitent sans façon, -le ne comprends pas le vers 727.

Vers 733. μηγαννιμυΐτεφευρετά est un mot composé dans le goût du poète; εφενρετα, employé sans régime direct, n'a pas de <ens. L'apostrophe injurieuse qui sert d'introduction à la recommandation de Phlorios se lit aussi en italien: re malvagio e strano I siati racomandata esta doncella (str. 55, 5).

Vers S08. j Le copiste de L, ayant écrit εκπέπτονν au lieu de

-épTovv, a persisté dans son erreur en ajoutant εκ ru νέφη.

Vers S 19 cl suiv. Comme d'ordinaire, L s'éloigne ici moins que /' du texte italien, que voici: Tuom c/t'è inamorato | non dovrebe ixhi r cosi pensoso \ ançi rider dovrebe e solaçare \ per nos/ru amore e /<• dance danzare (str. 50, 5 et suiv.). Les vers 820 et 826û donnent d'autres exemples des développements chers à V.

Vers 338. lei /' est peut-être plus près de la leçon origiaue L. Les paroles de λ n'ont pas de sens, celles de /

LE ROMAN DE PHLOBIOS ET PLATZIA PHLORE. l0(.>

semblent signifier: il se souvenait de L'amour de celle que le sort lui avait destinée; pour le mot μεριμναν, au vers 837, voir Introduct. ch. IV, § 80.

Vers 864. 11 est probable qu'il faut lire κα& %λψ τψ napèiav.

Vers 8.95. Vers inintelligible.

Vers 971. Vers hypermètré et, de même que 970, probablement faux.

1 ers 990. Il faut entendre πρώτης καμίνον <τνμφοροί ψ\ peut-être la leçon συμφοράν de L cache-t-elle un reste du verbe substantif.

Vers 1029. Mauvais vers, sans doute faux. La plainte de la jeune fille doit finir par le vers 1028, comme c'est le cas dans /".

Vers 10-55 et suiv. Passage obscur. Il doit y avoir une lacune d'un ou de deux vers entre le premier et le second hémistiche de 1055, lacune commune aux deux manuscrits. Dans le cantare (st. 77) Fiorio, effrayé par un songe qu'il a eu („molto isgomentato | per uno forte sognio cb'avea fatto"), regarde sa bague et voit qu'elle a changé de couleur. Les mots σπα,ράιτβτιχι εχ. του ύπνου du ν. 1058 prouvent que le texte grec original connaissait le songe révélateur. Probablement ce texte avait quelque chose comme ceci : Phlorios est averti par un songe qu'il doit rejoindre Platzia Phlore avant que celle-ci n'ait quitté son paye (v.v. 1055, 1056); il retourne donc chez lui, regarde sa bague etc. (v. 105 L.

Vers 1089. L'auteur veut-il dire: „que de ma vie je ne bon.• de nouveau le poison et l'amertume qui sera pour moi tout plaisir?" Le vers est corrompu ; je n'y vois pas de remède.

Vers 1119. άνταμοιβψ ou ανταμοιβας πολεμώ, pour ..rémunérer, récompenser", est assez bizarre; comparez cependant pour le mus de πολεμώ des passages comme Imberios et Marg. v. 629 (Lambroe, Romans grecs, p. 275): κα) το καράβι ττολεμεί 'άρμενα κχι φει LyUstros et BAod. 367 1 (Wagner, Trois poèmes du moyen-âge, p. 345): κα) σύγγαμτρόν μου, Κλειτοβών, μο&ε Ότι πολεμώ τε et Hatzidakis, Μεσαιωνικά κα) νια Έλλ. (Athènes, 1905 1907 , 1 ρ. 174.

Vers 1152. το φως το νοερον, expression empruntée de la langue ecclésiastique qui n'est guère à sa place ici : on comprend (pie le scribe de V l'ail changer.

Vers nos. Comparez avec ce vers les interruptions dans les vers I I '.)(), 1491, I Vè%.

Vers 1215. La leçon de V \ του v. fail

penser qu'il faut lire κλειττη; cependant κλιτν\ peut être défendu.

Fers 1229. - ■< hat λόγος, ..-ans doute possible, d'une manière décisive"; même expression aux vers 1319 et 1348. Cf. Lgb. <•/ Rhod. 1511. 2 151 Wagner, Trois poèmes, pp. 284 el 302

Vers 1248. αργυλόστιλον n'a pas de sens; on peut corriger, presqu' avec certitude, άργυροστόλιστον -, cf. χρυσιοστόλιστον,ν. 16G7.

Vers 1252. „T1 prépara, il arrangea sa traversée; il embarqua ses chevaux."

Vers 1268. Probablement il faut lire και hx, "ιδιοτελή ματ ο ς.

Vers 1278. Vers confus et certainement faux ; comparez le vers suiv.

Vers 1279. On lit dans le cantare: e i Babellonia si son sogiornati | al palaecio di Dario albergatore (str. 9-8 ; 3, 4). Il paraît (pie le poète grec, en homme simple qu'il était, ne comprenait pas un aubergiste habitant un palais; il a donc arrangé le passage à son gré, et comme il y était question de Babylone, ville fabuleuse pour lui, il a hasardé la conjecture que c'est là que c'était trouvé le palais du grand roi David. Encore de nos jours Babylone est dans la poésie populaire une ville très lointaine et très puissante (cf. Polîtes, Έκλογα) απο tcc τραγούδια του έλλψικοΰ λαον, Athènes, 1914, pp. 138, vv. 6, 7 et 257, vv. 6, 7); on confondait au moyen âge la ville d'Egypte, située à l'endroit du Caire actuel, avec l'antique capitale de la Chaldée.

Vers 1302. Au vers 1255 nous lisons que l'hôte du second auberge s'appelle Μπελισαντας ; Phlorios ne peut donc demander à son hôte de Babglone s'il est Πελεσάντος (voir sur ce nom, Introduct. ch. IV, § 103). Or dans un couplet du cantare qui manque dans la traduction grecque (st. 96, comparez le tableau, p. 17) il est dit que Biligiante recommande à notre héros d'aller voir à Babylone l'aubergiste Dario, qui le recevra avec plaisir: in Babel ο nia andrete per mio amore \ et dite que vi manda Biligiante, \ ed arrivate a Dvrio albergatore.• \ è mio conpare, e se a lui arivarete, per mio amore vedravi volontieri (st, 96, 4 — 8). Conformément à cet avis, Fiorio, arrivé auprès de l'aubergiste de Babylone, lui dit : a voi mi manda Biligiante (st. 100, G). Cela nous amène à corriger ainsi le vers 1302 de notre texte: λέγει τον ,,ξενοΜχε μου, μ,ε στέλνει ο Μτελισά,ντα,ς" ', leçon qui va très bien avec le mot αυτόν du vers suivant. Le contre-sens que présente le texte de L se trouvait déjà dans le manuscrit dont dérivent L et V; L l'a laissé tel quel, V l'a voulu éviter en supprimant le vers 1302 et en changeant au vers 1303 αυτόν en εμ,έν.

I ers 1S22.. Pour περμαχιώνες, au lieu de προμαχώνες „remparts", on peut comparer κτίσε είς το §εμελιον σου πύργους και περμαχιόνια {La Peste de Rhodes ν. 458, Legrand, Bibl. gr. vulg. i. p. 218).

Vers 1827. Il y a une lacune dans L et dans V. Il faut ajouter

LE ROMAN DE PHLORIOS ET PLATZIA PHLOEE. 1 1 I

..qu'elle (c'est à dire l'eau) montre par son état trouble ou clair". Le texte deviendrait plus clair si. au vers 1328, on changeait les deux premiers mots en va. h'ify. En tout cas nous avons affaire à une faute qui est commune aux deux manuscrits.

Vers 1344. La forme ευ'φημον de V prouve cpie l'ancêtre de L et de /"avait εφιμον pour ε&ιμον, la graphie du mot nous montre la parenté des deux manuscrits et la plus grande fidélité de L dans la reproduction du texte (cf. ci-dessus aux v.v. 150, 245, 720, 819, 1302 et plus loin aux v.v. 1415).

Vers 1884. L a préféré l'accentuation εγίνομψ à la forme plus si vante où yêyovcc, gardée par V.

Vers 1415. Le châtelain méchant et désappointé jette de côté ses gants: per niquità si gitb ma li guanti (st. 110, 4). Le scribe de V lui fait jeter les dés {tu. ζάρια), oubliant qu'on jouait aux échecs (st. 109, 7, S •. e feciesi ventre \ lo giuco délit scac/ti e 7 tavoliert). L a fidèlement reproduit le texte italien.

Vers 14-32. kuc) (faut-il lire νάΧ) μη ενα,ι εϊς ολιγώτεροι paraît signifier: ,,ne le dédaigne pas".

Vers 1446. ,,Que, cependant, je risque l'affaire." 11 est préférable de changer §ουλειάν en êeiÀiccv.

Vers 1475 — 1520. Le discours de Phlorios, qui par son éloquence devait vaincre les scrupules du châtelain, n'occupe dans le cantare qu'un seul couplet (116). Le texte de ce couplet est tellement écourté que l'empressement du châtelain à assister notre héros 117 et suiv.) reste inexpliqué. Le poète; grec a évité cette faute de son modèle; il s'est servi de tous les moyens de la rhétorique pour rendre irrésistible la prière de Phlorios. - En s'écartant de la simplicité du texte italien, la langue devient souvent confuse et obscure; de là des divergences considérables dans la tradition manuscrite. Ainsi le scribe de V n'a pas compris les interruptions des vers 1490 — 1494; il a doue supprimé tout ce passage. En revanche, il a développé en sept vers la pensée exprimée par le vers I t99. Les vers 1501 — 1503 de notre texte sont à interprète!• ainsi: ..la fortune m'a donné tant (lire τόσες πικρίες?) d'amertumes que (lire avec V on pour όταν) à l'heure OÙ elle a fait entre)• l'amour dans mon cœur, il eut été mieux que je ne fusse pas né". Par της crt/y, νης τον -ypvov le poète comprend la situation, la phase de la lune, qui pour lui avait une grande influence sur la destinée de l'homme.

Vers 1528. Le texte de 1528 L esl identique à celui de 152S« V, mais le ver- n'a pas de sens. Il j β une faute commune que j'ai taché de corriger.

112 LE ROMAN DE PHLOEIOS ET PLATZIA PHLOEE.

Vers 1539. Ici la leçon de V est excellente, celle de L inintelligible ; εκροκουτα. est l'imparfait de α,κροκουντω, stimuler.

Vers 1552. Le cantare (st. 118, 3, 4) a ceci: io fard cor/ lier per quesia contracta.] rose vermigÎ e bianche pel meseri. V s'éloigne tout à fait du texte italien, L y reste tidèle, mais il a à cet endroit une lacune ou quelques mots corrompus. On pourra rendre le sens des deux vers italiens en lisant : ανθρώπους στέλνω ο-ίντομχ του vu καταγυρεύ<τω.

Vers 1564. Il est à remarquer que, dans L comme dans V, la chose essentielle du conseil est omise, le dessein de cacher Phlorios dans une corbeille de fleurs. Dans les deux manuscrits manque la traduction du couplet 119, où l'on lit: ed io te meteragio in h na ciesta; \ serai coperto tra te rose e Jiore etc.

Vers 160.2 et suie. L est tidèle au texte italien, que voici: e quel ta dise.- io rifti ii/io ucettetto | uscir de! ciesto, cite mi die nel petto (st. 123, /. s). On se demande pourquoi V a remplacé les simples paroles de l'original par une réponse assez saugrenue, qui n'explique point le cri et la consternation de la jeune fille.

Vers 1641 et suie. L'italien nous peint l'union des amants en deux vers chastes et sobres: alore si congiunse 7 fi no amore j tra Fiorio e la dongella Biancifiore (st. 126, 7, S). Dans L le texte grec est incomplet et corrompu; les mots το^ος τρώσης n'ont pas de sens {πάση tcSov τρώας, quelle blessure d'amour?). Le scribe de V renchérit sur la description des plaisirs amoureux (164 V/), mais les vers 1646<7 et 1646Ô reproduisent assez bien les vers italiens cites tantôt. Probablement ces deux vers de V ont appartenu au texte grec original. Je fais observer que la lacune après 1G43 est commune à L et à V.

Vers 1648. Par το κορά,σιον il faut comprendre Blanchcrleur (cf. 1059). V a cru que ce mot indiquait la servante (ΚορίτοΊΰί) que l'émir chargeait d'aller examiner l'eau de la fontaine. A ee passage l'italien ne parle pas de cette eau miraculeuse; en outre d;niv V il y a contradiction entre l'ordre donné à la servante et la réponse qu'elle fait aux messagers de l'émir. Les vers 10 Ι•(Λ/, b, c et d sont certainement faux.

/ ers 1663. Dans le cantare l'émir entre dans la chambre à coucher des amants; le texte des deux manuscrits grecs le fait oir sur .un trône, comme pour \ attendre Blanchefleur. Mais le vers 1668 montre clairement qu'en réalité l'action se passe de la même manière dans le poème grec que dans le cantare. Il ) a dnwc dans la tradition manuscrite une faute qui est commune à L et /'.

Vers 1695. J'écris υμέτερα, (Bekker a ημέτερα) parce que l'italien a „vosti*a potenza" (st. 130, 5).

Vers 1702. En ajoutant les mots μέσα, στον φόρον on comble la lacune de L et on l'explique en même temps : le scribe a supprimé la palillogie qu'il prenait pour une faute. Le vers 1703 de V, avec son accusatif fautif et le mot μεσψ qui reste en l'air, prouve qu'à ce passage le manuscrit était incomplet. Ici encore L est plus fidèle au texte original.

Vers 17 83. Cf. Acta et martyrium Matthaei c. 191: όλον es το vrvp μετεβάλλετο είς αρόσον.

Vers 1741. Vers corrompu; le texte italien ne donne aucun secours.

Verband. der Kon Aka.1. v. v.

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