‹ Le roman de Renard, version moderneChapitre 46 sur 70 · LE ROMAN DK RENARD · texte numérisé non relu

LE ROMAN DK RENARD

son cousin. Il s’avança devant le Roi, ôta son chapeau et dit : | |

— Sire, gentil Roi débonnaïre, apaisez cette querelle ! J'amènerai Renard iciavec votre sauf-conduit. Pour tout ce dont Ysengrin le soupçonne, il paiera l'amende que fixera la Cour. Sl est reconnu que c’est par méchanceté qu'il n’est pas venu aujourd’hui, il paiera aufsi amende pour cela avant de s’en retourner.

Connin le lapin s’avança à son tour et dit :

— Messire Grimbert a raison, qu'on arrange tout avec une amende. Le frère Bernard et moi serons garants de Renard pour le paiement. S'il a vraiment offensé dame Hersent, en

paroles ou en actions, il l’avouera plutôt que de se parjurer, car il est scrupuleux et sage.

— $ire Roi, dit la corneille, si Renard le ie ne vient pas demain ou après-demain, faites-le amener de force et punissez-le de telle façon qu'il s’en souvienne !

Noble alors prit la parole. |

— Vous avez tort, vous tous qui jugez si en Renard, quand il n’est pas là. Vous pourriez un jour ronger le même os ! Je neveux pas honnir Renard sil m'obéit. Ysengrin, acceptez l'épreuve que vous propose: votre femme !.

— Ah! Sire, non ! Qu'Hersent soit brûlée ou noyée pen, dant l'épreuve, et tel saura qui pres ne sait, tel sera content qui ares ne l'est, et tout le monde dira en mg, montrant au doigt : « Voilà le jaloux que sa femme trompait ! » J'aime mieux supporter ma honte jusqu’à ce que je puisse me venger moi-même, Mais avant que viennent vendanges, je ferai

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