Les Confestiom, partie I, Ut. V
360 8Un JEAN-JACQUBS nOUSSBAU ET M"" DE WARENS
Ainsi, dans cette sombre maison, leur monotone existence s'écoulait, partagée entre les soins domestiques, la recherclie des magistères et la musique.
Jean- Jacques s'adonnait maintenant tout à fait à l'étude de cet art. Il avait abandonné le cadastre et donnait en ville des leçons de chant à de charmantes élèves. L'une était « le vrai modèle d'une statue grecque^. » Une autre, qui était à la Visitation, avait la voix lente d'une religieuse et la paresse d'une créole. Une troisième, M"* de Menthon, « avait au sein la cicatrice d'une brûlure d'eau bouillante qiiun fichu de chenille bleue ne cachait pas extrêmement"^. »
Heureux temps oii Petit était si choyé que Maman commençait d'en devenir jalouse. C'est alors qu'elle s'était offerte à lui « pour Varracher au péril delà jeunesse » et, sans doute aussi, pour ne pas être soupçonnée par ses rivales d'une faute dont elle n'eût pas eu la satisfaction.
— L'ai-je élevé jusqu'à ce jour, se disait-elle, pour qu'il devienne la proie d'une M"* Lard?
C'est dans le jardin, qu'elle avait loué dans un faubourg de Chambéry, qu'elle lui fit ses condi-