‹ Le roman du RenardChapitre 13 sur 23 · BRANCHE · texte numérisé non relu

BRANCHE

Cette partie, intitulée Du Renard qui manye son con/('*.5Cî*r^ contient, ainsi que la dernière, beaucoup de détails excessivement libres.

Renard , surpris dans un poulailler où il s'était

"lissé , y est tellement maltraité qu a peine a-t-il la force de se traîner jusqu'à une meule de foin qui se trouvait près de là , sur le bord d'une rivière. Il y passe la nuit ^ mais pendant son sommeil les eaux débordent, et en se réveillant, il se voit menacé d'être noyé. Pendant qu'il gémit sur son sort, un chat-huant vient se reposer sur la meule. Lui qui s'attend à mourir, prie l'oiseau de le confesser, et celui-ci en se prêtant à sa demande, lui fait un sermon dont la substance est que les moines et les pretres sont des fous; qu'il n'y a point d'enfer, etc., etc. La prétendue confession du renard est dans le même genre que l'exhortation. C'est une sortie contre les moines , une déclaration qu'il n'y a de véritable ordre religieux que celui qui réunit les sexes, un éloge

du etc., etc.

Le prédicateur reprend la parole, et dans un nouveau discours, il reproche à son pénitent dans les termes les plus luxurieux son commerce avec dame Hersant ; il ne lui pardonne qu'à condition qu'il prendra un tendron jeune et joli. Renard, tout en promettant de se corriger , trouve le moyen d'engager le confesseur à s'approcher de lui. Dès qu'il le voit à sa portée , il lui saute sur le corps , l'étrangle et le croque.

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