BRANCHE
Quoique cette branche soit la suite de la précédente, elle est néanmoins d'une autre main, et a son prologue particulier, comme plusieurs autres branches.
Rentré chez lui après sa triste aventure , Isengrin se met au lit. Ici a lieu une scène dont La Fontaine a pu tirer son conte intitulé : Le calendrier des ineiîlards.^i\ïn\ il s'élève une grande querelle au ménage, et Hersant, chassée de la maison , va chercher un asile à Maupertuis auprès de sa commère Ilermeline.
De son côté, Renard avec sa vielle ne tarde pas à s'y rendre. Mais en arrivant il est fort étonné de voir sa femme en liabits de noces , sortir accompagnée
d'un jeune renardeau nommé Poincet. Hermeline, d'après le bruit public, croyait son mari pendu, et en conséquence elle allait se remarier. Déjà même depuis quelque temps elle prenait avec son futur des avances sur le mariage^ et je connais en France , dit Fauteur, bien des femmes qui se consolent de même.
Les futurs époux demandent au ménétrier sil veut jouer à leurs noces. Il y consent, les conduit à l'église, et revient avec eux au château. Le soir, Renard, qui veut se venger du nouveau marié et trouver à s'en défaire, lui propose d'aller en dévotion au tombeau de la poule martyre, et il lui fait accroire que c'est un moyen infaillible d'avoir de beaux enfants. Tous deux s'y rendent; mais un piège attendait le galant. Il y reste pris, et le lendemain il est assommé par des paysans.
Le Renard , de retour chez lui , trouve sa femme au lit. II la bat et la chasse ainsi qu'Hersant. Les deux femmes sans asile se querellent et se battent. Heureusement un prêtre passe par là, les raccommode avec leurs maris, et chacune rentre chez elle.