Pas d
5. Houdesain ZVi, 104, 103; HoxAdesam 97, 100, 102; Ilondeson 759; Huinesen 94.
6. Enchanteresse 759 , 335. Les autres : ck. de VEnc/tanteeur, ainsi appelé parce qu'il avait été jadis à une enchanteresse (94 donne enchanteresse les deux fois).
LôsBTH. — Tristan, 3
des Cent Chevaliers, l*homme lige de Galehout, qu'on soigne là depuis un mois : il avait été blessé par Gahcriet ^ dans un tournoi, à l'entrée du Soreloys. Galehout lui ordonne d'aller avec une armée de cinq cents hommes à Vlsle des Géante (le nom do Tîle où est situé le Château des Pleurs), pour en faire ^Bt cesser les mauvaises coutumes. Galehout décide d'y aller
lui-même pour se battre avec Tristan, malgré les instances du roi des Cent Chevaliei-s, Il fait enterrer le corps de son père et la tête de sa mère, et part incognito, ayant laissé sa sœur au château en bone garde ; il est accompagné de deux chevaliers et de deux écuyers ^. Après quatre jours d'attente à cause de la houle, il s'embarque et force, l'épée à la main, les marins de le conduire à Tîle des Géants. On l'arrête au château des Pleurs, et il se dit prêt à en combattre le seigneur, mais il refuse de se nommer. Quinze chevalici^s le mènent au château, où Tristan coule d'heureux jours avec sa bien-aimée. Les deux amants ne tiennent point à être délivrés de leui* prison : le bonheur du moment leur fait oublier tout le monde. Us mènent cette vie délicieuse depuis trois mois, lorsqu'un mercredi un chevalier vient annoncer à Tristan qu'il devra combattre, le lendemain, un chevalier de la maison d'Arthur, qui est venu exprès pour se battre avec lui. Gouvernai craint que ce ne soit Lancelot ; Tristan répond que l'idée de la mort ne lui fait pas peur, car ce sort attend tout le monde, et il essaie de rassurer Gouvernai et Iseut. — Un chevalier annonce, la ouGalelioltestoit, que le roi des Cent Chevaliers était arrivé et Combat de Tris- avait battu les habitants de l'île. — Le combat singulier a lieu hout.^^ ^^ lendemain ; il est arrêté par le roi des Cent Chevaliers, qui
survient au moment où Galehout est sur le point d'être vaincu. Ce magnanime prince, qui ne peut se défendre d'admirer Tristan, lui pardonne la mort de ses parents et lui permet de partir. 11 écrit à la reine Guenièvrc une lettre où il fait l'éloge d'elle-même et d'Iseut, de Tristan et de Lancelot, et lui raconte le dénouement des aventures de l'île des Géants. Tristan apprend pai' des chevaliers de la Table Ronde, qu'il rencontre, les plus récents exploits de Lancelot : deux ans auparavant, celui-ci, qui est pour le momeut issuz du san:-. avait délivré
i. Galeholt, 335 (faute) .
"2. Cette phrase pas dans XVo, 759. Les autres : un chevalier et deux écuyers
Guenièvre, enlevée, malgré Kcu, par Meleaguant^y le tils du roi Bademagu, et retenue dans le royaume de Gorre, Qui ce voudra veoir apertement, si preigne le livre de latin; illec trovei^a lotcestui conte; por ce qil rC apartient pas a cest[u\i livre^ le vos lerai a deviser ^ (P 60),
42. On arrive en Gornouaille, et les noces ont lieu 3. Les et d'Iseut, amants craignent une découverte, et Iseut aurait mieux
aimé être encore dans l'île des Géants. Gouvernai trouve enfin un expédient, et, suivant son conseil, Tristan éteint les chandelles quand les nouveaux mariés doivent se coucher, en disant que la coutume irlandaise veut qu'on ménage la Substitution de pudeur de la mariée; puis Iseut quitte le lit, et Brangain, Brangain à déguisée en reine, prend sa place : le roi est trompé, et lorsqu'il est endormi, Iseut vient remplacer Brangain, qui a sauvé ainsi la réputation de son amie par le sacrifice de son propre honneur. Le roi, dans sa joie d'avoir trouvé Tristan aussi fidèle, le fait son chambellan ^.
43. Mais Iseut ne peut s'empêcher de craindre que Bran- jgeutveut faire gain ne découvre tout au roi Marc. Elle veut se débarrasser tuer Brangain. d'elle et renvoie au bois chercher des herbes en chargeant
deux serfs de la tuer. Ils ont pitié de Brangain, qui leur dit
qu'elle a donné sa fleur de lis ^ au roi, pour sauver Iseut,
qui avait perdu la sienne ; ils l'attachent à un arbre et
la quittent. Ils tuent un lévrier qu'ils avaient amené ^ et
trempent leurs épées dans son sang pour prouver à Iseut qu'ils Repentir d'Iseut
ont exécuté son ordre. Iseut se repent de ce qu'elle a fait,
quand les serfs lui parlent de la fleur de lis, et les envoie
encore au bois chercher le corps de Brangain, qui, pendant ce Brangain déli-
temps, a été délivrée par Palamède, amené par le hasard (P mlde^*'^ ^*^^'
62). Elle se fait conduire par lui à un couvent de nonnes; cette