‹ Le Roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de PiseChapitre 41 sur 53 · Deux 810, 355, Ver · texte numérisé non relu

Deux 810, 355, Ver

lo vairKfuoiir doit posséder la domoisollo. La cour est vivement étonnée d»î cette auda<'l^ Palamê»le sort le premier, avec la permissii^n du roi. Le chevalier lui demande son nom, dit qu'il a souvent entendu parler de lui, et déclare qu'il ne veut pas de combat à l'éjiée s'il parvient à désarçonner son adversaire : « Je poserai, dit-il, cette même condition a pluscurs de leans *. » Sans daigner prendre une lance, il renverse, par la force du choc qu'il j)roduit, successivement Palamède, Gauvain, à (jui il demande son nom ^, Lamorat ^, Gaheriet, Hohort, Ivain, Sagremor, Blioheris, Sep^urades, Sajdiar, Hector, Guivret de Lamhalle '*; de ces douze chevaliers, neuf furent gravement blessés ^. La cour est émerveillée. Tristan sort pour venger s(»s camarades. Le chevalier lui demande qui il est, (»t lui dit qu'il aurait évité de jouter avec lui, si la dcMUoiselle ne l'avait obligé de se battre avec tous les comi)agnons de la Table Ronde, mais qu'au moins, pour l'honorer, il prendra une lance. Tristan est renversé et blessé à l'épaule gauche (à l'épaule, 99). Lancelot s'essaie ensuite; aj)prenant son nom , le chevalier dit qu'il désire depuis longtemps se mesurer avec lui, et ((ue, pour le combattre, il pnmdra une lance, comme tout à l'heure il l'a fait pour l'amour de Tristan^. Laucelot prie à son tour le chevalier de se nommer; celui-ci répond qu'il lui est pour le moment défendu de dire son nom, que Lancelot saura prochain(»ment, « mais^ dit-il, vom nei (l. n'en) avrés guerez preu quant ce sera"^ . » Lancelot est renversé ; à la cour on le croit mort. Maintenant, Arthur demande ses armes ® ; il veut jouter, malgré Guenièvre, qui menace do se tuer s'il ue renonce pas à aller a sa mort^ et malgré tous les autres^. Les rois*^ et les barons se font également armer et montent à cheval ])our suivre Arthur, qui s'avance tout seul vers le vainqueur. A la cour, on prie Dieu j)our le roi ; Guenièvre se retire, désespérée», dans sa chambre, où ses dames la consolent. « Etesvous fantosme ou enchantement ? » demande Arthur au chevalier, en menaçant de lui faire honte et deshonnew**. L'autre, apprenant que c'est l(î célèbre roi, répond : « Vous auriez tort, car je fus grans amis au roi Uterpendragon, votre père, et j(» lis jadis ])lus pour lui que pour aucun autre chevalier de son hôtel. Je vous aime assez pour l'amour de lui, et je vous rendrais volontiers mon épée si je pouvais me dispenser de la joute. » Arthur, pensant (jue c'est aucun ancien chevalier de ceulx de la maison de son père , lui demande son nom et son cstre : « Male- )nent ^ lui dit-il, m'avez ci moustré que vous fussiez amis mon père et le mien, qui cMes ci venus pour mon hostel mettre a honte. — Quand vous

1. Daus 99, il prie Pal., si celui-ci est renversé, de no lui demander plut df son eslre. 3. Mais dans 09 il lui dit : « Si Je n'avais connu vntrf^ père, je n'aurais pas pris une lance pour vous al)attre. »

3. Le chevalier h l.i cotte mal taill<5c, au lieu de Lnmorat, dans 99, qui pourtant introduit plus loin ce dernier, dont la mort a été racontée plus haut dan<t le ms.

4, (iaherict de L. 310, :J5r>, Ver. — 99 porte df l.amhal', avec lacune indiquée du prénom.

6. Furent «lésarçonni's par l'ancien chevalier 340, 355, Ver. a. Cette dernière remarque n'est pas dans 99.

7. 99 : ^fa^s vous n'aurez gaircs aprii quun! ce sera. 340, 355, Ver. : .Vai* de ce vous n'y arez gueres de preu.

8. Le picmi' grec, qui commence par l'apparition du chevalier inconnu k la cour, offre le nicme fond que Ku^ticicn, miis diffère par k'S d^tiils; ainsi Galeh:)ut Joute après G.iuvain, et L-incelot obtient de Tristan la permission de Jouter avant lui. Arthur se présente après eux, mais la Joute n'a pas lieu. Puis le v.iimpieur, qui n'a voulu ni dire son nom ni décfmvrir son visige, secourt la demoiselle; voy. ci-dessoua.

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