Les .Xll. rois 310. 355, Ver
] 1, Dans 99, il ne menace pas, et la rôpli(^ue du ctl^^ri^Mcr coinmeucc par les mots : Je fut, etc.
saurez le fet^ vofro hùtol aura honneur et non mie honte; quant à mon nom, jp vous lo ferai connaître sous pou, » ot il s'excuse de se dissimuler ainsi. Le roi s't^loigno pour jouter; son adversaire l'abat avec la lance prise en son honneur, et le blesse enmi le pis. Les spectateurs croient qu'Arthur est tué. Gauvain, Lancelot, Tristan et d'autres (les autres, 340, 355, Ver.) chevaliers s'empressent d'aller lui ôter le heaume; il ouvre les yeux et exprime sa stupéfaction de la prouesse incroyable de l'inconnue Puis Garadoc va jouter, richement acesmez; il se nomme, à la prière du chevalier, qui, encore, prend une lance, surtout pour rendre honneur à Arthur. Garadoc, lui ayant indiqué les autres rois présents, qui, dit-il, viendront jouter à leur tour, est renversé et grièvement blessé; ensuite est désarçonné le roi Yon^, et, que vous en rfiroiejc? Tous les quatorze rois eurent le même sort, et plusieurs en furent blessés. Le vainqueur d^moura puis une grant pièce, mais voyant que personne ne se présente plus pour jouter, il ùte et donne à récuyer, avec sa lance, son écu , qui est plus grand de la moitié que ceux des autres chevaliers , et esloit mipartis de blanc et de noir [et de ïonc 340, 355, Ver.]. Il va devant Arthur et lui dit qu'il n'a pas porté les armes depuis quarante ans, qu'il en a lui-même cent vingt •"* et iju'il est venu parce qu'il désirait éprouver, avant sa mort, les chevaliers d'Arthur, plus renommés que les autres, et savoir H quel estoient meilleur chevalier f ou H ancien ou li nouvel. Il ajoute que deux cents chevaliers d'Arthur ne seraient pas capables de soutenir une joute avec les deux chevaliers de jadis, HeHor le brun^ li ainznés*^ le meilleur chevalier de son éi»oque, et (son lils, 1463), Galehout le brun: a Voirement fu cestui le meilleur chevalier'* du siècle a son temps^; des autres assez ne vous di je mie, qui furent plus nouviaux"^, et des plus anciens, comment fu Phebus, qui de haulte chevalerie passa {passe 1463) tout le monde. » Il refuse encore une fois de se nommer, et répète qu'il mandera son nom et son estre assez tost^, et qu'il est l'ami et le bien voulant du roi. Il exprime ses regrets de ne pouvoir accej)ter l'invitation d'Arthur de rester quelques jours à la cour, a Vous 7ious dires, lui dit celui-ci, liquel furent bon chevalier anciennement . » Le vieillard s'en va avec la demoiselle. Arthur et les autres se font soigner. Personne ne sait rien sur le vieux chevalier ni ne peut imaginer qui il est. Gomme le recommandent Tristan et les autres, Arthur fait mettre par écrit tout Vafferc de ccste aventure, sans connaître le nom du héros; mes le livre le nous nommera ci après (f* 4). Et sachiez [lot vniremant, 1463] que ceste nouvelle [et 1463) aventure, qui^ veult [vousist 1463) regarder le temps et les aventures qui avindrcnt par le temps^^, ceste ne seroit pas de
1. Lo reste «le ré|»iso»lo, d ms 9!», est i)iTdii dans une Lumiik*. qui va jusqu'à la von versa tinn de Hlioheris avec lo mi di' N »rj;«Uos ot Lan \'! >t av;int h* SiTond coinlKit de ce dernier avec Tristan ; voy. p. .îi.').
2. 1 '>>'< '• ai)Uti^ : (Jui fui i)lcssi'> n mort ; ifii'i vi:it A.!.'ui^.int dK "osse. «jui fut «K'S«rçonn«*. ".. .//. 3 »') ;()iiiiii (!(• \ \ - Vor. : six vi- ^ts.
4. Ce mot nj:in.|iiO(J;ms 1 iOl. — Pour !.•> IJruiis, i-f. Ç^; 62l>, «30 a. f>. Vi-r. : (i. le fiiuii : rf fut ,'.■ m< n't. ( ■/.. ctc
fi. 1 1»;:> : f'oh' iiunf r.s'iii < ni fit :>• fu i- = rn rhevaHrr (ieijru \t raforz, bien le meitlor dr tOZ h' $ •ich' (I •<'>.'» ^'.'i;.
7. I M-; : ^#• >m «// Je, ux ' ffi-'nt tli'< plu* vinn-., cto. — Nor. : Qui furent dt plut grant rrnon, f/ i'f< plus a.'ir< ii<. <-\r.
8. t'^'rr. I f (■!' .>(■/■« / r.> ■'' l'in niant 1 1)53. 1>. Qui niin-iuc d.in.> .;îO
10. Pour li tcns, jic serait pas 1 IM, le teinpi de ceste. Ver.
mettre en escript ou chiefde cestui livre, pource que telz noitvelles sont escriptes en cestui livre après ceste * qui furent assez devant , mais pource que maistre Rusticiem le trouva'^ ou livre au roy d*Engletcrre tout premièrement et tout devant en pst il chief de son livre pource qu'elle est la plus belle aventure et la plus merveilleuse qui soit escripteen trestous les rommans du monde.
622. Le conte dit qu'à la cour d'Arthur estoit venue une damoiselle de si Aventures de loingtaine terre comme de Listenois, et avoit demouré a la cort le roy Àrtus ranor.
bien ./. moys, et lui demandoit tousjours aide. Elle est fille a une veufve^ dame^ qui fu suer a mons. Lamorat de Listenois. Sa mère Ta envoyée demander du secours contre un puissant comte ^, leur voisin, qui, à la tète de (juatre ^ cents chevaliers, les assiège * dans leur château depuis un an. Bien qu'Arthur ait promis son secours à la demoiselle, celle-ci, ayant vu la bravoure du vieux chevalier, quitte la cour, sans prendre congé, avec deux valets^ ses compagnons, et rejoint cet inconnu. Elle se jette à ses pieds ^ ; ému, il promet de l'aider. Elle lui expose l'affaire : « Je suis, dit-elle, la nièce de Lamorat de Listenois, qui moult fu bon chevalier^ [et 1 463) celui Lamorat se mourut avant que Uterpendragon, le roy^y sans laisser d'enfants; ainsi ma mère hérita de sa terre, qu'elle tint longtemps en paix, mais, tout dernièrement, un jeune comte voisin, fort puissant, lui a pris toutes ses terres; il nous assiège, avec quatre cents chevaliers, dans le seul château qui nous reste, et nous n'avons que cent chevaliers. Le roi Arthur m'avait promis son secours, mais j'ai préféré le héros dont j'ai vu aujourd'hui la grande prouesse. » L'inconnu répète (ju'il lui viendra en aide, en ajoutant que, depuis plus de quarante ans, il n'a porté les armes et qu'il n'avait volenté de plus faire d'armes; Lamorat de Listenois était, dit-il, son bon ami. On arrive en Terre foraine^ où l'on reste trois jours. Le lendemain, après que le vieux chevalier a laissé la demoiselle qu'il avait conduite à la cour, ils gagnent le Listenois et réussissent à entrer dans le château assiégé. La châtelaine blâme, devant douze chevaliers, les plusja^e^du château, sa fille d'avoir amené ce vieux au lieu d'un champion comme Lancelot, Tristan, Gauvain, Palamède ou des autres bons chevaliers de la Table Reonde jusques a .XI f. {cfi^valiers, 1463). La demoiselle rassure sa mère en lui racontant comment elle a vu leur hôte désarçonner plus de trente des meilleurs chevaliers d'Arthur, et l'on va soi humiler devant lui ^. Le lendemain, après dîner, le vieux chevalier se fait dire par la châtelaine