‹ Le Roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de PiseChapitre 46 sur 53 · IIe\i(teri(s\ ; l-259y : Hcud · texte numérisé non relu

IIe\i(teri(s\ ; l-259y : Hcud

5. .Vu milieu de ce rccit fluit le fragment de 1250i»; cf. ci-dessus.

Guiron reconquiert Bloie.

Aventures du

bon chevalier

ans peur dans

le val de

Servage,

avec succès contre quarante hommes *. » — Guiron quitte le passage, où l'on ajoute, sur unperron^ son nom à ceux de Galehoiit et do Danain, vainqueurs antérieurs -. A une fontaine, il trouve Danain avec Bloie (cf. Dunlop-Wilson, I, -237). Il triomphe, après un Unif^ cumbat, de l'infidèle ami, l'éparpno, et le délivre ensuite d'entre les mains d'un géant, qu'il force de relâcher aussi un autre chevalier (dont le nom n'est pas donné ça aprez, malgré la promesse du rédacteur). Gniron quitte Danain, en refusant son com])agnonnajje, et part avec liluie. C«*tte helle demoiselle lui Lhmna. celui an proprement^ un lils qui ch.'vint brillant chevalier et excellcmt musicien, mais dont la feiunnie nuisit heaucfjup à sa gloire; il fut appelé Galinan et surnommé le noir ^. à la dilVérence de son j)ère, qui était hlond.

Le conte? passe au hon chevalier sans jieur (le roi d'Est raugorre\ qui c/ievaucha tant ijiiil arrive aux Ikstrois de Sorelois; il s'y enfonce avec sou écuyer, malgré une inscription (jui avertit le passant (jue celui qui entre dans le Passons retour n'en pijurra point sortir avant l'arrivée du hon chevalier <7ia' doit mourir par amour. Les deux voyageurs passent devant une tour, gagnent le sommet d'un rocher au pied duquel s'étend une helle plaine close de montagnes, descendent dans la vallée, passent (hîvant une autre tour et apprennent par deux chevaliers de Norgalles, rencontrés près d'une fontaine, que le seigneur du )>ays est le puissant géant Nahon le noir. Le roi demande des nouvelles du bon chevalier de Norgalh's, (ju'il a l'intention de délivrer *; on l'adresse au château de Lolhan "'. Le lendemain, il rencontre des pêcheurs, parmi lesiju(ds il reconnaît un chevalier, Alain^ ])arentile Meliadus, et arrive à Lothan, on, sans le connaître, il cimihat avec succès contre le hon chevalier de Xor^alh's, a]>j)eh'» Ludynas^ i\uo Nahon îivait forcé de se battre à outrance avec tous ceux qui viendraient pour le délivrer. Apprenant le nom de son adversaire, le roi lui demande pardon de l'avoir combattu. « Selon la volonté du géant, dit Ludynas, il faut (jue l'un de nous cnujie hi tète à l'autre; sachez ([ue, dans ce Val de serrajc, il y a environ cjuinze cents chevaliers, tant de Logres (jue de Norgalles. dont le monstre a fait ses serfs. » Mais le bon chevalier sans peur le quitte, en di'iiant b» tyran et en se j)roposant de délivrer les ]>risoiniiers. Ludynas fait observera Xabon qu'Arthur pourrait bien venir secourir le roi d'Estramrorre à main armc'e. Celui-ci desc»nid à la maisonnette d'un »'rmil(\ ancien «'hcvaliiT (b» Logres, arri\é dix ans aupara\ant au Scrvaye, nù il s'était fait anachorète pour échapper aux [M'isou'^ du géant. « Les captifs, dit-il à son hôte, seront atlVanchis suivant une inscription se trouvant à unt» des enln'cs de la valléi», lorsque la (leur de Lé(»nois viendra changer le servaye en franchise, r^ Les deux interlocuteurs sont

1. .\:»f}, Vor.'tnl : miitrc une foulodtMniarajito mille i»ersoiiiic!«.

2 La viot«»irc ilc iJaiiiiin n'est rapi>ort«''C qu'ici dans le l'ufamrde. — Cf. le Passage périlleux de :{r>2 ($ iVA'J :\\

A. Dans U!i m-», «le Lomln-s (v. Ward. C'italoriur, S'in. il est nommé Callinnu h' iioir; :l.>0 : f'valtjnnn le noin le n«»m seuiMe av«»ir éti'. le plu» smivtMil, Oalinan ou Caliiian (cf. p. 1:11» ri ci-de««si»u«j). .^.'N. :!:»7, M7'^, =102 : //ilytni{if)n Ir noir ; ;»![».'», Vi-rard : Itviiu le noir: :)Ô7- : il fut aprh's te noir; tic mC-nie .;{7f*'-. avec une lacune mani'U'i' «lu ui-m mire a/trlrx et h' «♦><>.

i. Il dit, à pltHicirs reprises, ijuil est venu «laii"» le pavs pnur le délivrer, n.m* ce ciui précède, aucun iMH. ne ]>arle de Ludynas, tpii fleure au préNcnt |.as.s.»i;e |»«Mir la première f(»!s; non* avi.ns donc ii'i une nouvelle Ia<iuie. Dans le pndoiiue drs mss. de Turin (cf. p. 4)1), e^t aininncé le récit «le la mort «lu fion rhcralivr 'le ^or^|a^^r. Pour un autre chevalier «le Ntu^Alles, cf. 332i ; p. ni. — L épis'tde du l'ai d" .■srrrafH' «'st imité ilu Tristan ; cf. ï; ril ss.

:>. ne même Veraril. Locfutn li^l-, ;ii7.s'-; Locinn 3:)'); Li tami {Lf tiitnj »38. 357, 317S; Le rami OGL».

d'accord pour croire qiio le libérateur ainsi désigné est le roi Meliadus. L«» lion chevalier sans peur continue son chemin el triomj)hede Nathan (var. Natham^ Nataliam) ^ le tils de Nahon; mais, peu après, le géant, avec l'aide d'une demoiselle traîtresse, emprisonne le vainqueur «lans Lothan , et le fait attaquer, dans le cachot, par un géant de ses serfs. Le hon chevalier ayant tué son adversaire, on ne lui donne plus à manger, i»t, exttMUié de faim, il perd la raison. Remis en liberté par Nahon, et ayant forcé un chevalier à traîner j)ar la queue de son cheval la traîtresse, il erre, fou, dans la vallée *.

Le conte revient à Guiron. Un jour d'hiver, il entre avec Bloie dans Réconciliation une forêt du royaume de Norgalhîs, où il trouve, tout nus et liés cha- de Guiron avec cun à un arhn», un homme et une femme, (jue deux chevaliers s'ap- Danain. prêtent à tuer. L«*s victimes sont le traître Hellin le roux et l'épouse de l'un des deux chevaliers, ([ui est en même temps le frère el le neveu d'IIellin ; celui-ci venait d'êtn; surpris avec la dame, qui prétend qu'il a voulu la violenter. Guiron, sans écouter le mari, ([ui reproche aux clwîvaliers errants d'être // plus fol hcmxme de ccst monde^ se mêlant souvent de ce qui ne les n^garde point, prend le parti des captifs, combat l)Our eux et h^ur rend la liberté, malgré les forfaits qu'avait commis le coupable. Plus tard, il est lui-même trahi ])ar Hellin, qui les fait lier, lui et nioie, tout nus à un arbre. Survient Danain; après avoir menacé «le tuer son ami pour éi)nmver les amants, qui s'oiVrent à mourir l'un au lieu de l'autre, il les délivre, s'agenouille devant Guiron et obtient son jiardonde c<* «lu'il lui a mesfait. On part ensemble, et, le lendemain, on arrive à un bloc «le marbre où les chemins bifurquent; malgré une in.<cripti(^n qui conseille aux passants de ne s'engager dans aucune des deux routes, Guiron choisit l'une, nommée la Voie de cmirroux, et Danain suit l'autre, la Voie de faus soulaz, après avoir fait j)roniettre à Guiron de venir le délivrer, s'il est emprisonné. Danain pénètre dans Danain à la tour h? Val de faus soulaz, où se dressent deux tours séparées jjar un fleuve ; des dames. Tune est habitée par des chevaliers, ennemis des dames qui demeurent dans l'autre. Il arrive près d'un pavillon, où une demoiselle, la belle Albe, chante le lai de Guiron sur les deux amants (p. 45^); voulant faire combattre le nouveau venu , aWv laisse échai)per son lévrier. Danain le rajiporte, après avoir vaincu un chevalier posté de l'autre côté du fleuve. Dans un ermitage il apprend l'histoire des tours, ([ui ont été construites, l'une par Lyas (var. lieUjn'ns] h» grand, du lignagiî d'Hector le brun, et pos.s(»sseur de la tern? où se trouve l'ermitage, l'autre par Heh/an, surnonnné lcseui\ parce (ju'il n'avait jamais eu peur. Ces deux voisins, fort bons chevaliers, vivaient en mauvaise intelligence. Pour anipuer une réconciliation, Lyas proposa un mariage entre ses quinze ni les et les quinze lils d'Helyan, mais, se voyant orgueilleusement n'])0ussé par ce dernier, il déci<la que ses filles ne se marieraient pas avant la destruction de la race d'Helyan, qui, à sou tour, déclara «jue ses fils resteraient célibataires juscju'à la mort de Lyas et de ses lilles. Les deux ennemis ne» tardèrent pas à s'entr'égorger, et les sœurs avec

1. Hi'iivoi, pour la«U'*livraiicc du fou.au Jlff/iVifiM* (r'ost-ii-dirc la sccondo moitié du Huflticien iniprinu'; cf. f G4() ha.) daiifl Verard, qui, iM>ur expliquer pourquoi cette dclivrancc n'eut pan lieu lors «le ta mort de Nabon île la main de Tristan, ajoute que ce deruier i(;noruit que le bon chevalier, ayant recouvrr sa raison, avait de nouveau été emprisonna- par NalHm avec le plus grand mystère; il ne .sut cela que plus tiird i)ar Lancelot, avec l'aide, duquel il délivra eurin le prisonnier. Même cxplirationdans les mss. de Uubticicn (|; Qil) et Jauot (il G'iS, n.).

lour mère euront à soutenir un siège ouvert par les frères. Survint Galebout le brun, qui triompha dos quarante assiégeants et fonda la coutume des deux tours en obligeant les vaincus à accepter les conditions suivantes : ne jamais traverser le fleuve du vivant des daines: combattre, en nombre égal, les chevaliers qui viendraient prendre en main la cause de celles-ci. L'ermite ajoute qu'aucun des chevaliers venus depuis pour s'essayer ne s'est distingué à la jout«, excepté Lampadel du Parc *. Danain se fait le défenseur des daines pour l'amour d'Albe et, dans le cours du mois, a le dessus contre trente adversaires. A la fin, blessé par la lance empoisonnée du cousin d'Escorant le pauvre, Soranor le pauvre, qu'on avait fait sortir de prison pour combattre Danain, il est porté à la tour des chevaliers, où, après qu'une dame l'a guéri *, on lui fait jurer de tourner à l'avenir ses armes contre les champions des filles de Lyas; il demeura juiron empri- dans cet endroit pendant dix ans ^. — Guiron , ayant pris la Voie de sonné par courroux^ lri()mi)he d'un châtelain, qui l'attire chez lui avec Bloieet les

Morf déploie J*^^^^' ^'^"^ ^^"^ prison où la jeune femme meurt en mettant au monde un

fils, et où Guiron demeura jusqu'à sa délivrance par Lancelot, comme nous le verrons plus loin dans cestui livre * Le châtelain, qui s'appelle Galinan ^, fait nourrir l'enfant nouveau-né par sa sœur, qui était encore i)lus cruelle (jue son frère * : de là le mauvais caractère du lils de Guiron, qui tint ses bonnes qualités de sou père et de sa mère '^.

638. Meliadus ^, ayant fait enterrer Tesala et Absalon (cf. § 635), part en quête de Guiron. Dans une forêt il assiste au combat de deux amoureux de la dame de Maloaut, Lubian de Gamaaloth et Lac, quitte ce

\. L.de part Vemrd. Lampades du P. 3&7S, 347R>, Lenyades du P. les satres.

S. Aiusi 838, 357, 3478, Sdi. Mais dans 8i>5, Verard, 350, 357::. 3478S, Sorenor est raincn par Danain. qui est longtemps niulaile de sa blessure; une d.ime qui le soigne ne s'aperçuit pas d'abord du venin, et il soulTre beaucoup. Enfin gui^ri, il reprend son poste et triomphe encttre de cinq adversaires ; ensuite il ent grièvemenl blessé ])ar un chevalier — pas nommé— qu'on fait sortir de prison pour combattre Danain — tout comme Soranor, on voit; puis il est porté à la tour des chevaliers, dont il devient désormais le champion.

3. Sa dî-livranco par Guiron est racontée dans 3G'2 (( O^ii a); dans les mss. de Rnsticîcn (v. § 611), il est, comme Ouiron, le prisonnier de Nabon le noir.

4. 11 y resta mm mois, drus mois et trois et quatre, si fist il bien un (VU, ,188, 350) an[*) et assez plus. 362 : il demeura en la prison Fil ans ou plus (cf. ;% 639 a). 11 faut un an; sept est une faute amenée )>ar la confusion de en avec Fil. — L'annonce de la délivrance manque dans Verard.

5. Verard, n57-', 34782; Caïman 355, Caïman 338, 357, 3478, Ca/inan 350, 363. — Vcrant, seul, nous dit que Galinan (^cf. ci-dessus) donna son nom au fils de Guiron.

0. Sa so'ur, qui était la plus déloyale demoiselle du mt»nde , Veranl.

7. f Je ne puis raconter, dit ici Veranl. comment le lH)n chevalier sans peur, Danain et Ouiron sortirent do pristui, parce que le livre du latin se finist en cest endroit quant a leurs faitz, mais on tnmvera cela dans le rommant du roy Meliadus » (la délivrance de ces chevaliers est, en etfet. rapp^^rtée plu.s loin dans Janot. Nous voyons qu'au xvr siècle , comme auparavant, le titre de livre du latin, prêté ici par Verard au ms. français qu'il dépouillait en collaboration avec Janot , ne servait , dans le jargon littéraire des arrangeurs de romans, qu'à dési(nier le modèle qu'ils suivaient). Puis Verard donne l'épisode de Galinan, qui triomphe d'Arthur, etc. (v. p. 432), et qui fut ensuite blessé par Palamède tellement que oncques puis ne ferit coup de tance. Vïn de Verard, que continue Janot.

8. Ici reprend Janot (cf. p. 131) , mais ayant rapporté que Meliadus ne parvint pas à atteindre Caradon — pour ce géaiit, l'imprimé comme les mss. renvoie h la suite, où pourtant nous ne trouvons rien, excepté ilans 3fV2: cf. iî 639 a. — l'imprimé insère, bien k tort, la qni'te de Lac par Meliadus, revenu de Léonois, et les antres morceaux qui se retrouvent plus loin dans 855 au milieu des épisodirs faisant suiti^ au /'«i/a/M (?</«; abandonné (cf. ;) 6i2), jusqu'à l'entrée de Meliadus avec Lacj't .\riohan en une. grande forent. Si laisserons iry, poursuit Janot, le long séjour que fln'ut cnseml)lc les trois compngnons pour chercher les bons chevaliers disparus, et parlerons d'une arenturr qui advint au roy Meliadus près de la tour de Marmonde . il arrive dans le Vat de Pleurs et y désarvonne dix chevaliers, parmi eux le Morhout, Danain. Palamède. le chevalier des Loqts, Surpedon, seigneur de Moucheron, et .ihan. Il ne trouve pas Goiron, qui, avec Ici

dernier, qui est plongé on lui-mémo, ne roussit pas à atteindre Garadoc le grand, qui avait enlov(^ l'amant d'une demoiselle, ot désarçonne un chevalier venant de Gamaaloth, qui lui raconte d'abord qu'Arthur, déguisé, avait tué trois frères du royaume d'Orcanie (var. : du royaume), venus })()ur se mesurer avec ses hommes, et ensuite que Tristan est dangereusement malade. Moliadus, ayant envoyé sou interlocuteur dire à Arthur que la cour a tout lieu de pleurer, étant privée de tant de bons chevaliers, retourne vers le Léonois, où il resta toute sa vie sans revoir Arthur ni les chevaliers de la Table Ronde. Ainsi furent a celui temps départis les bons chevaliers. Le bon chevalier sans peur est dans le val de servage, et Danain aux deux tours: Guiron est emprisonné ailleurs (Janot cite It; Guiron, c'est-à-dire l'imprimé ainsi intitulé); Ariohan séjourne avec le roi Léodagan ou Garmelide, où il lit une longue maladie, et le Morhout d'Irlande * resta ])lus de trois ans chez le roi Pharamont de Gaule. Quant à Lac, il fut emprisonné par la dame de Maloaut, sur la dénonciation de son hôte, un forestier, qui le reconnut pour le meurtrier de l'un des cousins de la dame (cf. § 642j. Le conte s'occupera dans la suit(î de ceux par (|ui les bons chevaliers furent délivrés, c'est-à-dire de Lancelol du lac, qui tant fist merveilles ou monde ^ et de Tristran le preus, le fort, de Palamedes, le vaillant ^, de oui memore cest livre fu commenciez; sor cez trois... deveroit bien dès ore mais retourner la nostre matire. Par l'emprisonnement des bons chevaliers cités plus haut s'achève, poursuit le rédacteur, la première partie de notre livre; la seconde tinira au commencement de la quête du Graal, (»t la troisième sera terminée après la mort du roi Arthur. Ore mais retorncroma nostre matire et commencerons la seconde par tiède nostre livre en cesle manière.

Ici se termine l'interpolation du Palamède ^ dans 355, 357*, 3478* Pin de Tinterpo- [cf.pp. 432,455-6). Gesmss. (340 reprend plus loin, § 640; pour Janot, p®î*^^^" voy. la note ci-dessus) nous transportent, sans un mot de transition, « fl'" au miliem d'un texte qui peut être celui de Rusticien :

Antres, sera délivré par Lancelot et Tristan. Mcliadus, suivi par les dix, est reconnu par le chevalier des Loges et va avec lui à Camnaloth, où arrive la demoiselle portiint la couronne, etc., comme 855 (v. { niHi, Jusqu'aux mots et s'en altèrent chasrun a sa contrée. Janot continue ainsi : fors que te roy Melladus, qui incontinent après se départit pour chercher Guiron. Ici reprise du Palamède : Mclindus dt^sarronnc le chevalier de Caroanloth, etc. (v. ci-après), iuaqu'apres la mention des lilK'ratcurs des bous chevaliers. Lac, poursuit Janot. fut délivré |)ar Melladns, et jtuis se partit et fut retenu a la tour Marmon-te avec les autres bons chevaliers, qui, tous, avalent été emprisimnés dans des lieux appartenant à Nalion. Pour la mort du géAnt, donnée «lans 355 d'après le Tristan, Junot se bt»rne à renvoyer à ce roman ; le vninqueur, ajoutet-il, ignorait que les bons chevaliers fussent deinnurez en prison (cf. Verard; p 168, n.). Puis . Janot parle de la joie d'Arthur il pr>)iK)s du retour du Tristan (v. § 640), et suit à imrtir de Ui de nouveau le texte de 355.

1. Nous n'avons cependant rien appris sur le Morhout depuis son emprisonnnement (p. 462) : il reparait dans 363, qui le fait partir d'Irlande ([t. 167), et dans Kusticien, § 641, qui le fait le prisonnier de Nabon.

«. 338. 357, 3478 : Lancelot du lac ,qui tant fist de merveilles ou monde » li vailtans, de cui mémoire, etc., avec lacune des deux noms Tristan, Palamedes, qui, dans 350. ont été ajoutés postérieurement. — 362 : Nous parlerons de celui qui délivra Quiron, c'est-k-dire de Lancelot du lac, qui fist tant de m. au monde , le raillant rheralier, et aussi de messtre Guiron le courtois ; sur ces deux... deveroit, etc. La division subséquente manque dans 862, qui, à la place, répète qu'on racontera comment Lancelot délivra Quiron, épisode donné plus loin dans la suite (!î 639 a) pMbablement apocryphe que, seul, ce ms. nous a conservée, et dans laquelle il n'y a aucune trace de la rédaction cyclique qui, à en juger par l'annonce des autres mss., a introduit dans le Palamède la Questc du ."iaint (iraal et la Mort Jrtu, laquelle, aussi dans 360, a déjà été vaguement annoncée plus haut (p. 43',»).

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