Ilfryan 8M>, ÙelyoncT .1»S, 356, Helyorner
^. n y a lieux inoiH à peine, (iuiron (•tait chevalier nouveau, 355. 338 (il n'j a pas longtemps, r»i;<i. Kan» ilate précis). Cette faute n'est pas dans 856, 3477. 350 : il y avait à peine deux (qu«t4)rzt;. 3.'>0) muiA depuis l'adoulK'ment de (iuiron. — Pour le içéant, cf. 358; p. 437. — Helyan dit un |KMi pins loin que Galehout préférait I..imoratde Listenois aux autres chevaliers contcm- |M)r:iin<i d'I'terjKîndrajron (cf. p. 442). — Sur la mort de Oalehout, Je n*ai pas tnmvé ailleurs d'autres indications que celles qn"(»n va lire ci -après.
4. Fin de Wbfi, de 3177 et de 360. continues par 357, 3478. 361. Ce qui suit |Mirait avoir été supprime^ dans 365, qui passe au milieu de l'i'pisoile d'.\t>salon, après lequel ce même ms. donne, comme un morceau détaché et avec un texte différent d' «bord, la rencontre de (iuiron avec le chevalier à l'écu mi-parti; Vcrard comble les lacunes en quelques roots (v. { 635).
qu'il vient d'être blessé par un fort bon chevalier, qui n*est autre que Guiron. Celui-ci, avec la demoiselle, est hébergé par un vavasseur, qui raconte comment Galohout tua le frère du roi de Norhoml)erlaiide , Aquilan, et ses quatorze fils; pour entendre ce conte jusqu'au bout, Guiron consent à se nommer. Le fils do l'hôte , no pouvant résister au désir de combattre le chevalier, va, avec son cousin Druasin (var. Drusam, Druensin, Drusin), se poster devant l'hôtel; survient Kinados, cherchant Guiron. Notre héros, avant désarçonné le fils de son hôte et Druasim, laisse Kinados, sans vouloir agréer ses compliments, et trouve I/eliados menant garrotté son ami Heliain, qui vient de le tromper avec une demoiselle ; on rencontre un chevalier chantant, accompagné d'une demoiselle qui l'abandonne dès qu'il a été abattu par Heliados , et lui préfère le sénéchal Keu , qui survient , et qui est désarçonné par le chevalier chanteur. Heliados, qui essaie de la reconquérir, est renversé ; puis la demoiselle exige que son amant tourne ses armes contre Guiron, avec (jui elle se prend de discussion, n'admettant pas les reproches qu'il lui adresse sur sa conduite. Guiron menace de la donner au premier nain venu, est vainqueur et la contraint d'aller à pied après lui; l'amant la suit, également à pied. Arrive un vieux nain fort laid, qui vient d'être privé de sa naine par un chevalier. Guiron a3'ant rendu la demoiselle à son fidèle adorateur, suit le nain, oblige le ravisseur, Elsilan (var. Esylan), de céder la naine et l'empêche de punir une traîtresse. Il accepte l'hospitalité d'Elsilan, dont le vieux père, Elicar (var. Helyacer) le fort^ à la question do Guiron, répond qu'il considère comme les meilleurs chevaliers Hector le brun et son fils Galehout , le compagnon de Guiron, qu'on dit mort. « Avec ce dernier, poursuit le vieillard, je me battis une fois pour assurer le trône au fils cadet du feu roi de Norhomberlande ; je m'étais chargé devant TJterpendragon de ce combat, croyant que j'allais être mis en présence de Lijanorde la Montagne ^ mais j'eus pour adversaire Guiron, qui n'était pas en prison, comme je l'avais supposé, ot qui me vainquit en mo mehaignant du bras Lamoratde droit. » Elicar ayant déclaré Lamorat de Listouois inférieur à Guiron, Listenois. celui-ci lui dit : « Par vous je reçus ma première blessure : je ne portais les armes que depuis quinze jours, (juand vous m'abattîtes dans un étang devant le château du Parc. » Elicar reconnaît alors le célèbre héros et lui demande dos détails sur la mort de Galehout, mais Guiron refuse, en pleurant , d'en parler. « Vous étiez bien jeune , reprend le vieux, à l'époque où vous remportâtes la victoire sur moi. Où avez- vous donc été depuis? — J'ai passé près de dix ans sur les confins du Norgalles et du Sorelois, dans une prison où l'on m'accordait de temps en tomj)sun mois do congé. — Ah ! s'écrie Elsilan, c'était la tour du géant (Luco, ajoute 350). Vous y étiez depuis quatre ans, quand arriva une demoiselle do Sorelois (plus loin : du Norgallos), revenant d'un tournoi dont le prix avait été gagné par son amant Lamorat de Listenois , qui m'arma chevalier. La maîtresse de la tour, colle qui vous tint en prison, entendant la demoiselle louer Lamorat, lit votre éloge, et les deux dames décidèrent d'arranger un combat entre vous et le vainqueur du tournoi. Moi, je venais de vous apporter à manger, et j'assistais à votre entretien avec la châtelaine, (jui vous ordonna de vous apprêter à la bataille ^ et vous promit de vous rendre la liberté dans le cas où vous
1. Ici 350 passe, après un feoillet blanc (f« 369), à Oairon, qui se laisse adoucir par Serae (v.
cong*'» (le moi sous prétoxto do retourner dans son pays; puis il se
présenta, avec cinquante (ce chitVre est perdu dans 361 , où le pa.ssag»»
a été changé iiostérieurement ) chevaliers chez le père et se fit accorder
j)ar hii la main de la jeune fille, qu'il doit épouser en Ecosse. Et m'a
hui fait la daynoiscle savoir que mon compaignon l'en doit mener par ei et
a tel compaignie comme je vous di (cependant, ci-après, le traître est
accompagné de trente chevaliers). Je lesatten<lsici ; si vous voulez rester,
vous ju)urrez voir ce (jue je vais faire. » Meliadus reste ; son iiiterlorn-
teur lui fait j)ronietlre de lui faire sépulture à l'endroit ni(>nie, étant
persuadé qu'il succomhera en cette journée. A ce moment arrive le
neveu du roi d'Ecosse avec sa suite; dans une mêlée san^laute, le
fort d'Absalon. chevalier est tué par sou rival, et Meliadus, qui avait prêté secours à
l'infortuné jeune liomme, tomi>e à latin entre les mains des euneniis,
qui l'emmènent sur un roussin. Le conte jiasse à (iuiron et à sou ci>m-
pagnon. Ayant quitté Serse, ils rencontrent Meliadus mené prisonnier.
^,,. , Guiron force le chevalier à l'écu mi-parti de l'aider, et délivre le roi
Délivrance de • i i • im? ••!••.
Meliadus par après avoir vaincu les g(uis du neveu du roi d Lcosse, ([ui s enfuit en
Guiron. ahandonnant sa liancée. Meliadus décide (luiron à quitter l'écu de
C4oruouaille. (pi'il portait toujours, et (jue le roi met a son col pour honorer son sauvi'ur. Ou se n'ud à l'endroit où Ahsalon avait expin»; la jeune lille se jetti» sur le cadavre en se lamentant ( t nous fûmes nourris ensemble r> y s*écrie-t-elle; c'est là h» seul détail dtuuié jusqu'ici sur h» passé d(»s amants) ; elle emhrasse son ami mort, couvre tle haisers fort de Tesala. l't'.pée ([u'elle lui avait donnée hu'squ'il se lit chevalier, et meurt de
douleur ajirès «pie Meliadus lui a promis de l'enterrer à côté de son hieu-aimé, qui, lui aussi, avait prié le roi, comme celui-ci l'a raconté, de le faire inhumer en mi le chemin, et d(; faire mettre une inscription sur la tonihe. (iuirou, à son tour, recommando au roi de tenir sa promesse en faisant construire un magnilique tomheau avec les noms «les amants et une épitaplu» expliquant comment ils sont morts. Meliadus s'y (h'clare ]nvt. A la «pn'stiou de Guiron s'il connaît h* nom du eheviilitM", il réjiond (pi'il a ouhlié de le demander; il dit ignorer aussi celui de la demoiselle *, et conseille à Guiron d'aller s'informer au château
co scn» <l«*s mt»ts i7 ne nu' soutint de son non ttcmandrr («f. la note suivante) ; la phraik» ain>i lnt«;r|»n''t'''e irait bii-n avec la version donnée par a «In roniniencomcnt «le l'épi!M>ile d'Alt^ilnii , et fonrnirait une muivello prouve i»onr le croisement «le textes «lans h. à nioin^ que. d-iiTs rette dernier*' famille, le récit »Ie la rencontre tle-j deux coujpatrnon» n'ait été délayé, ce qui iiuu4 parait improbable, l'n auîre point est trop insi(;nillant \m\\t <|U*on en puisse conclure h un rroiwment : nous voulons parler de l'exclamation du traître, (jui >e reproche d'avoir tné lui-mi'-ine •ton rival, bien que, «lans h, il l'iiit simplement e.itonr-. cela peut être une e.xa^ératiun «lieti-e |wr la «iouleur «lu roui».'ible. — V«>ilà les considérations contradictoires sufrjrérées par la complexité tlo n«»s textes. Kn faveur de rnntéri«)rité ir-'-nérale de la version de h témoienurHirnt le* indices relevé» ci-d«».ssiis, quoitiue la valeur «lém-ujstr.itivi- n'en suffise pas h étaldir d'une f.ic/nn irrécusiible la premicre the.so de la sec«Mi«le «les hyi»oihcs,»s prop«i<>ées plus haut ; mais la sup|»nsl. tion d'apr*"?» latpielle le texte de b a été remanie déj.i par l'arrangeur «le a, qui, dan» n» ci», aurait pnK'é«lé encore plus vi«demnient «jue Verard, e«>t . même </ priori^ très a«Imis.sjhle. Quant aux deux alternatives qui c«)nstitucnt la thi*se tlnale, la première semide In pins pmltnldo. (Mi sait «pie la plU|Mrt «les remanicurs «lu moyen âge travaillaient un |)eu à la diable : l'arrangonr de (it ttiut comme le re«ru*teur «lu /rran/ «lu xvi ■ siècle, aur.iit fort bien pu se contenter de combler les lacunes «pli cliiMpiaieiit le plus «lans le début du texte «le h, sans s'apereevt»ir qn'il lais>.'iit «pielques ])etiles traces «le refont**, «m sans se «lonner la peine de les faire disjiar.-iitn.'. 1 .Vinsi 3.iH. :;.'>7, :U78, 3«;l. Dans 3.')0, Meliaflus répoml «piil ne se souvient pas du nom «lu chevalier. H.ins :;;».'i, Verard, (iuiron ne demamle pas le n«»m du chevalier, mais ceint «le la demoiselle, et .Xbdiadus n-pon^l (|U*il ne s'en souvient jias ; ib» même 3.')7'', Si?»*'-, mais Meliadu» y répiiuil «pi'il ne s'est pas souvenu «le «lemander le n(»ni. (Cf.. pmir «les «livergences analopne^ dans le I rislan, p. .'»:i-ii — Comme :i.'»() est essentiellement «le la famille h, il ressortirait de la comparaison criti«iue il«« ces variantes «lue la le«;ou de il s'est tmuvée h l'origine aussi dans b, et que les jutIImîs des mss. de cette «lernière famille ont chaufré «le «liverses manières pour mettre d'uccurd le présent passage et celui où Meliadus demande le num (cf. la note précédente). Ce
où les amants furent ambedui nez et (Mevés ensemble ; a du nom de ce ehàteau , ajoute-t-il , me membre il bien ^; on l'appelle le château d'Yfruerne, parce qu'il a été fondé ])ar cette reine. » Guiron, qui dit y avoir été ancune fois, et 1(î cli(»valier à Técu mi-parti s'y rendent et y liassent la nuit aprèsavoirapiuMs les noms des amants, Abmlon, Tesala ^; en leur honneur (Vuiron fit imis le Lai des diuix amants. Le lendemain, s'étant séj)aré d(? son compaf^'non, qui va à Maloaut, il fait la rencontre r u i- i de deux chevaliers; dans l'un d'eux, ([ui ]}orte un écu d'argent, il Vécu d'à rcent recoiniait celui de cni il avoit abalu l'onjueil par un xeul cop de lance, ainsi nnnmc li compte aja devisé ça en arriéres tout apertetncnt'^ . L'autre est le neveu du roi ti'Lcnsst», cjui se déstde dt^ ce (jui vient de lui arriver : « L)i' ma main, dit-il. j'ai tué celui du monde cpie j'aimais le plus, et je viens de perdre ma inouillier. — Vous en avez hien mal usé avec \oln» frère d'armes, répond Guiron ; vous lui promîtes que vous travailleriez, de tout Dostre pouoir, que il avroit la damnisele que il amoit de tout son cuer, (»t néanmoins vous vous êtes arrangé de faeon à la garder pour vous-même. Après une t(dle trahison, vous n'avez jjIus le droit de vivre. » L(ï chevalier à l'écu d'argent fait t>hserver que Danain s'est montré non moins perfide, lui (jui vient d'(Milever à .son ami la hello Danain a enlevé Bloie, connue le rapjiorteur l'avait ap])ris par la jeune iille elle-même, Bloie.
(ju'il trouva .soûle dans nue forêt où il fut désarronné par Danain qu'elle attendait, et (jui s'en alla ensuite avec elle vers Sorelnis. Le chevalier à l'écu d'argent cherche vainement à avoir sur un chevalier à l'écu de Gornouaille, (jui lui a fait une grande» horue, des renseignements par Guiron, qni continue à réprimander le neveu du roi d'Ecosse : celui-ci se IVichc» à la lin et est renversé. Guiron part seul et, après être resté pendant deux jours dans une maison de religion, ])Our donner un repos indi.»<pensable à son cheval harassé, se hâte de marcher vers le Sorelois.
G;JG. Il délivre Sersc» *, conduit prisonnier par un chevalier qu'il avait essayé d'empêcln^r de malmener une demoiselle; le chevalier explique .<es gri(»fs contre cette dernière : « C'est, dit-il, une traitres.»<e, qui, i)ar sa ruse, mo. lit tuer un de mes amis, ])anMit du roi Ban; puis, n'ayant j>as réussi à séduire mcui compagnon, Guivret le j)etit, elle lums accusa faussement d'un meurtre, et nous fûmes menés à la mort, lorsqu'un chevalier portant un écu d'argent à gouttes d'or :Lac? cf. p. W \] nous
rt^siiltatest nmflnné , en ce «lui concerne 3.S5, Vcrard et y.'»0, par dc^ raisons d'un ordre différent : il «icrnit fort pou i*rnl)al>le ([Uc M('liadu<( eût (>ul>lî(> h;» ntuns de la demoiselle ou du héros do la traL'i<ino liataillo à laquelle le roi lui-mèuie avjiit pris part, et les eût-il oubliés, il n'nuralt pas mantjné d'expliquer «*e lapsus mrmorisv, tout à fait inscdite dans le roman en prose, dont on ne reconnaît pas le style prolixe dans la réponse sèche prêtée au roi par les deux mss. et Timprimé. Pour 3.')7", :U7s-, la chose est n'oins claire , car on conçoit aisément que Meliadns ait pu oublier de demander le nom d<! la demoiselle. ('.e;)endant il nous parait plus sûr d'adopter la leçon obtenue par l'«'xamen critique «les variantes et d'admettre que les scrilwîs de 6 ont altéré le pii*f:ipe <jul nous occupe; on s'étonne, il est vrai, qu'aucun d'eux n'ait tente d'escamoter la dirticuUé ciiusi^e par les ileux nt)mî« sons lesquels tlicnre le chevalier.
1. Ces paroles ne sont que dans o;js, .157, «178, 'M\\. Cf. l'avant-'lernière note; h mnins de supposer tm croisement de textes ou de nouvelles lacunes, il faut croire que Melia«lus a été renseigné jmr Absahm.
'>. Var. Jbcnlon (;{5:.). tsalon.— Tcsalln (350), Jsala (3.')72, faut-.'), Iti-zala (33R, 8:>7, 317fl, faute), ('estiliit t'fzalu.
3. Cf. p. 157 — liC chevalier ;i l'écu d'argent dit qu'il a vu rfff*ro;i/i/r par vinpt adversaires le bi»n ch<»valier sans iteur, <iuc beaucoup tiennent i)our le meilleur du monde, mais que ciuiron déclare n'étro p<iint hors litrnc. Cela semble prouver que l'inconnu n'est pas le roi d'£:strangorre, qu'une fois (p. HO) nous avons vn porter un écu d'argent.
i. C»* qui suit se retrouve dms un morceau en italien du ms. l'2b'J9 du Tristan ; v. p. -47 et Additions. C'est le texte de 350.
délivra. L'ayant retrouvée en compagnie d'un chevalier, je la reconquis
et remmenai liée vers la cour d'Arthur pour la soumettre au jugement
de ce prince. » Guiron la laisse s'en aller, en lui souhaitant de tomber
entre les mains de Hrehus ; il s'en va après avoir dit son nom à Serse.
La demoiselle est trouvée par Brehus, dont — chose inouïe — elle sait
éveiller la pitié; il se bat pour elle avec un chevalier, qui, désarçonné,
est vivement étonné do se voir épargner par un ailversaire d'onlinaire
« grand-père, i«i cruel.' La méchante demoiselle fait tomber Brehus dans une caverne *,
le père et le où il trouve les corps du célèbre Febus, de sa dame et de ses quatre fils
DUsmdeGuiroQ lannor, Naitas (var. Matas, Malus), Altan (var. Aican), Syraoc {\dLT,
^°* Febus. * Enaoc). Apj)araît le cinquième fils d(» Febus, un très vieil homme, vêtu
iVune mauvese cote blanche usée t»t déchirée. Ses cheveux lui arrivent jusqu'à la ceinture, et sa barbe lui touche les genoux; il est plus robuste et, quoicjue fort courbé, plus haut que Brehus, qu'il n'aperçoit pas d'abord, ayant la vue faible, et dont l'apparition en ce lieu souterrain lui fait peur au premier moment. Il y a plus de cent ans qu'il s'est retiré de la vie mondaine , dit-il au nouvel arrivé. Celui-ci ayant cité comme le plus grand héros du siècle un chevalier qui a été en prison pendant dix ans , le vieillard demande si ce glorieux n'a pas une plaie petite en mi le front, et, sur une réponse affirmative, déclare que c'est Guiron le cimrti»is : <i Je l'ai vu, ajoute-t-il, lorsqu'à l'âge de cinq ans il fut amené ceenz, » A la prière de Brehus, il lui révèle le lignage de Guiron : « Son bisaïeul fut Febus, moi je suis son aïeul ^; son père, mon fils, régnait sur la Gaule, qu'il céda, pour venir mo tenir compagnie ici, à un sien neveu; le nouveau roi étant décédé sans héritier, Pharamont *^, le fils d 'wn no5/re 5er/' affranchi, s'empara du pouvoir. Guiron ignore tout cela et croit mort son père, qu'il n'a jamais connu ; sa mère est de la parenté d'Helain le gros, le neveu de Joseph d'Arimathie. » Puis l'anachorète raconte comment Febus , l'homme le plus fort do son temps, descendant de Glovis et fils du roi Crudens * de Gaule, laissa le trône à son frère cadet, ïiiiinVdWor entendre a chevalerie dans dos contrées lointaines, et accomplit plusieurs hauts faits d'armes pour l'amour do la fille du roi de Norhomberlande. Les païens de ce pays célébraient ou l'honneur do Vénus une féto où F>bus se distingua fort; il s'y était rondu avec un païen, Harsaia n -var. Arsaham) , qu'il rencontra, i*t, choniin faisant, il avait tué un géant '. La princesse, qui voulait d'abord pordro Febus ])our vengor un oncle qu'il avait tué, l'envoya on Orcanic; combattre les géants habitant à cotte époque la caverne, où, ayant vaincu, il tomba malade du chagrin que lui causa l'absence prolongoo de la demoiselle, qui avait promis de venir le rejoindre; il expira dans les bras do sa bien-aimée, qui resta toute sa vie auprès du mort. Les fils di» Febus se rendirent à la caverne, où les quatre se fixènmt et où, à la nouvelle de leur mort, le grand-père de Guiron retourna, ajjrès un séjour do vingt ans ou inonde; les chevaliers de sa famille venus pour vivre avec lui étaient tous décédés, sauf son fils et un cousin de Guiron, ancien roi de Gauncs et de la lignée des rois