‹ Le Roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de PiseChapitre 48 sur 53 · MG · texte numérisé non relu

MG

Episodes du Lancelot.

retourne à la cour et y n'pi>tc ce que son vainqueur l'avait cliartf^é de dire. Artbar part pour retrouver Mcliadus. Faisant r«»utc avec un chevalier qu'il rencontre» il arrive au petit cliitean de la Fort. Etpreurr , devant lequel se trouve la Tof^r de Beauté : t Cette tnur. rao>nte le roit fut habitée jadis fvir une domoisclle pour qui (ialchout et l'terpendra^n se battirent sans se connaître; la \wl\e les ayant séiurés. (ialchout s'engagea h d<^fcDdre le passage une année durant, et h combattre ensuite son rival doublé d'un compagnon. « — 350, où la fin du conte de la Fort Fsprcurr est plus dévelnitp^o, poursuit ainsi : An Sfiir, lev dent voyageurs arrivent près d'un chAteau ou ils renonceut à descendre, parce qu'on y pleure un clievalicr qui vient «le numrir. Ib se romlcnt h une tour vnisine, où rho<pita]iti* n*«rt donnée qu'à ci'ux qui prouvent en jonttnt leur bnune chevalerie; le compagrnon d'Arthur satisfait aux cxi^enciis de cette coutume en renversant le soigneur châtelain , qu il foule ensuite aux piedH de son cheval. Le lendemain, nos deux iMievaliers entrent dans une forêt qui estait yrant — derniers mots du f<> oM; au burd de lupageonlit ce renvoi : et fmute et li tens estoit. Ici tlnit brust|itemcnt le l'alamètlr de 3.')0. d >nt le dernier quart, h partir du f^ 367, après une miniature, contient un fragment de l.i seconde partie du roman en proMe des Projtherirs de Merlin; début : Fn ehe.itc partie dtst li contes qu'une sa.;e pucellc de Galles, flllc d'un citmte riche, résout du se livrer a Merlin, a:ln d'apprendre par lui quel<ine chose de porfitablc. l'u jnur le prophète est en train de dicter ses prophéties à maître Antoine, etc. Les prédiction.«( du grand devin sont entremèléi's »raventure.s de chi'valerle. durit (|uelques-unes se retrouvent dans 3»îJ, 363. plus loin, ainsi que dans les mss. 10:^ et '.•:) du fristan -, voy. aux Jdditions. 8;»0 tlnit au milieu d'une réplique de Oahcriet eonversant avec .\rthur après la défaite des Saxons; cf. ib. — Dans les autres m*^. du Paltimède, Artlnir et son compagnon décident de continuer leur marche commune Jusqu'il ce que le hasird les sépare. Le conte revient aux aventures de Meliadiu, atnsi enmine vous orrés ou tier.\ lirre, ijui sr eonniienre ci après. Fin de 338, S.'iT, 3178, dont je n'ai {Kis trouvé ailleurs la continuation; 357, ;l{78 passent, dans une dernière partie postiche, au texte de 3.')5 (Meliadus et Alisalun), C4imme nous l'avons vu plus liant (p. •i.'>5-6).

3G3, qui est continué par 3»::i, présente après les mots : jusipi'à en que le hasard les sépare, U suite que voici :

I 63'.> a Le compagnon d'Arthur est Palamede, (pii était chevalier nouveau h cette époque. Ayant quitté le roi, il trouve dans une forêt la Iteste glntisuint, qu'il fait vtimde chaaner : de cette béte il est parlJ en aulmues histoirei plus an loinu qii'rw rr rontf, sans que le réd«icteur .lit lu nulle part que la clia»se fut menée ii lionne tin. Palamede renverse son frère î^aphar sans le reconnaître il'aliord. Ils tout route enhemble et rencontrent une demoiselle cherchant son frère, (lui, il ce qu'elle suppose, i)renilra part à un tonrnoi pnx'lamé en Sorelois pour huitjonrs pin* tard. Ils la prennent en conduit et triomphent de !jiK chevaliers gardant un ]H>nt. La demoiselle voyant Palamede rhasser un instant la bfxte glatissant^ le reconnaît pour celui dont elle désire le secours contre son vol<.in Coiftrs, qui lui a pris sa terre. Elle était allée se plaindre k (îalehoat. qui l'avait adressée au coait<' ^;«h /*<>;•, ete.. comme dans le ms. !♦;• du Tristan (v. p. 196); après la nMuarqne sur l'ens igné de Pahiuieile, i^Vl abrège et passe au tournoi, (r.ilehout ne parvient pas h vaincre Pal.mÙMle, qui, avee Saph.ir. g.igne le prix de la journée. i;jfi3 .ajoute la mémesuitcdcce tournoi que nous trouvons dans :»:»,ct auj^si dans 3:»o; ^^i. les . tdditions ; le texte de 362 se recommande par raniionec du tournoi et le récit de l'aiiparition de la «liMuoiselle.) I-es deux frères Cimduisent, sur Sii prière, la «lemoi'^ille à son hôtel, oit elle est éjMjuséi' p.ir un chevalier, et s'en vont ensuite en aventures. Ils .<iec:»urent quatre chevaliers contre les gens de Caradoc de la Doiilfmreuse Tour, qui n'était pas encore retourné diicliAteau oii il amit asMcgir Clerin le noir (cet-i semble accuser une lacune), et mettent en luite vingt fervétu-i. «larailoe, revenu , assiège ses ennemis. .^ iini Clerin vient en aide, et se i);it avec iMlamèi.le; tous les d«»iix sont gravement l)lessés. ('arailiH* abandonne la partie et congeilie sim hommes. .'^uit le (irimt lie l'épisode d'Alexandre l'orphelin ^v.iv. p. 180), donné avec ]>liis de détalK et présiiitant Ii'S é\i-nenients mieux enchainés que dans î»;* et 3.j() (cf. les additions). Après la<léf-»ite de .Mordret, eli". (p. r.»."i'.. Alexandre épouse la l»elle Peler.ne. Ici 3H2 introduit dignement le libéroîeur de (Juinni en intercalant un long morceau du début du Lanci'lol, 'a partir du p.iSNa^e «lU le jeune clievalier c^t conduit à la cour par la dame du Lac ; V. P. Paris, Hom. de la T. 11.^ III, 1 1 1, jusqu'après la guerre de lialehout, i7>, 278 ; l'amant de (luenièvrc, dit ensuite 3'.2, qui eitv le lirrr dv /Miirrt,d . surpassa en gloire tous les braves île non U\n\iA, car alors nesfoit nulle nnurfllr de ///cvm/c fiuiron , car on euidoit qu'il futt mort, et n'en parloit on sy non en rarontemeus. Ayant rapporté, toujours d'apri^s le n-tman (cf. ib., IV, 31 f ss.). commejjt Lam-elot. apn\s avoir tué Caradoe, délivra Qauvain et les autres eaiJtîfs, le ms. nous fait savoir que parmi ces jirisonniers se trouva Guirou, quiavait étc enfermé donzi' ans auiiaravant par le père, mort ilepuis -«ix à M-pt ans, «le CaradjK". (On ne saurait mettre cela en ra|tp4irt avec la capture île «iuiron par (ialinan, «pii retint notre héros une année — Il» si'pt ans <le .'.lîJ, et.-., e-t une fiute ; v. ]>. îrî'i — : nulle part il n'est ilit que Galinan ét-iit le ]H.'re de tlarad'U'. on admettra pluîni (pif :;«;•' snive iii une version différente, qui. à la place tle l'emiuisonnenieiit ]>ar fialiiian, dunnait la i-aptiviti- elie/. Carailin' et le père <le ce dernier, vu que W \\\<., parl.int un peu ai>rès i|e (îuiron, nieiilio;iiie di-iix emprisonnements ini|>ortant5, comprenant une époqui- de \ ingt-'lejix an-:, dont il a é\iileniment pissé les dix dans la prÎNon du gi'.int Luce cf. ;5 Ko*.». •;3c,). i.Juiron. délivré, m irilii^ ver^ Mjilcli.iult p<)ur avoir des nimveUe.* deDanain-, il triomplie ib» lalann-le et de L.imorat de ("laUcî, qui, devinant à qui ils ont en alVaire, s'en vont avertir la «'«nir ir-Vrilnir. o.i eini|iiante «fievaliers environ se mettent on (inéte de (iuiron. C.elui-ci secourt la demoiselle du t'hàirm mur contre Irain le noirci n'voncilie ces deux ennneniis. Ayant rencontré un cliev.ilier de Maleli.iull «lui lui jvarlc de la dis|»aritiim de Danain, absent dejiuis dix an<, il v.i chercher son ancien compagnon. II désarçonne ea ronte

estoit sire maint bon chevalier du royaume(s) de Logrcs et des autres contrecSy et proprement \y] (r]estoit il (1. li) bon chevalier sanz paour^ de cui nostre livre a parlr, et comment il remest en servage en la dite valee. Or vous dirai en quel manière il remest i7(357^, 3i78^ : il y reme^i lui) ^ et

Episodes du Tristan,

Lamurat de U.illcs et tri()m;ihc de dix chevaliers Assaillant Brohus, qui lui raconte l'aventure de lu caverne (le récit sur Fcbus , etc., cf. f Giî»J, ave** un texte un peu abrégé). Uuiron trouve Segurndes de. Lanrultf et le fait seifçncur du rliAteau qu'après la défaite de sou compagnon il KutCiK" «ru vainquant Ic-j trcute d»'fiMis«'urs du PassiiKe périlleux, dont Saffrcinor vient d'annoncer les tristes et lutumus ; (imitation de l'épisode donné plus haut. $ 6^7: il n'est pas ici question de Fohus). Euiln il arrive à la tour des chevaliers (v. ib.) et délivre Danain. Ktant restés quinze Jours h Malehault, les deux amis repartent en aventures et se fixent au cliitteau de fut Hrun , dont Guiron accepte la seigneurie. I^a dame* de Malt>h:iult envoie un mes^(rcr il lu cour d'.Vrthur annoncer les exploits de notre hérnx • pour le faire venir, on arran^f un tournoi à Carlion entre les rois d'Ecosse et de Nortimmbellande. Ouiron et Iianain y sont vainqueurs. Uuiron, rentré au Val llrun , annonce it la i-our, par une demoiselle, qu'a ce cli/itcau les chevaliers pourront trouver avec qui jouter. (¥\n de 'MVÎ.)

\WJi : r:«lui «pli sera vaincu «levra ilire son nom et son li^na^. Ouiron fait p(»rter ce même «léfl ]iartout dans les autres pays. Des chevaliers qui se présentent, Gauvain , Keu . Saftremor, iJaheriet, Ajîravain, Mordret. Ouerret, le duc Galescin de Clarence, MelLint <le Lis et Palamcde, arrivant avec les (leux derniers, «pi'il a rencuiitrés et abattus, sont tous vaincus. Puis viennent Gnlehoutet Lancelot, qui chemin fais.int tuent deux fîéants et triomphent de dix murdrirr» du rhuleaii au lUnis dr l'inujaide ; ils H«»ut encore vaincus par Guiron, ainsi que Ivain , Gifflet, Lucan , Dodiuel , Go/ouain d'Kstraniroit. qui arrivent ensuite. Le Morhout quitte l'Irlande, son pays (il nest plus ipiestion de son séj(ïur avec Pbaramont (cf. § 6:W, n.), secourt une ilemoiselle, et, ilu même que son compa^rnon, Sarman d'' In Hoche, trouve son vainqueur dans (îuirnn , qui vient lie vaincre Hlioberis. et «pii triomphe ensuite île Mador de la Porte, d 'Espin ogres , d'Agloval et de Kahesdin. Le conte p isse à Tristan. Après la mort — iu)n racontée plus haut, quoique le ms. di>e le contraire — de Muliadus, les Léonois donnent à Tristan Gouvernai iM)ur maitre et envoient le jeune prince h. Marc sans faire savoir au roi que c'est »im neveu. Tristan se distinguo h la cour, etc., comme dans la version commune (î; 2*< ss.; c'e.st. paniit-il , le texte de 97, etc., que ;î6iJ a suivi. Trist^in se dit, dans ce dernier ms., un chevalier de Léonois, près d'Albinc, cf. p. 21; lesfrère-» de liraii^ain soit appL'lé>* Perynis, Maeluel. cf. j). '2.1, etil n'y a nilcnom deTautris ni le combit contre le sor|ieut, p. 21|. Tristan, clm^isé par Ilanguin, apprend le défi de Guiron et s'achemine vers le Val llrun ; à une fout'iine il trouve Hinadan , qui devint un de ses plus chers amis (introduit , comme les autres, uniquement pour figurer parmi les adversaires de Guiron ; I>our la première rencmire de Tristan avec hinadau. voy. 5" 103). Le récit passe iiHohortet & Lionel, qui arrivent au ch.itcau de 1' Idienture au blunrq cerf, construit du tempa du roi Perceforest par /.rphir ; après avoir secouru une demoiselle, ils vont au Val Brun, où 11» ne sont pas plus heureux que Tristan et Dinadun. qui viennent après etqui, s'en allant après leur défaite vers la Gornoiiaille, sont renversés par .Arthur et Bademagu, {tartis \\o\xx scroesurer avec Guirou, LcH deux rois viennent eu aide à Palamë-le, assailli par six chevaliers; ils ont le dessous contre (iuiron, aussi bien que Meraugis, que venait de secourir Lucanor le grand, dont une demoiselle arrête \ latin le combat avec (iuiron. Gelui-ci triomphe encore de Danehrun et de son compagnon Sinior, des deux frères Suilor et Jdoart, dont le second vient de gagner une demoiselle (les cinq derniers sont intro Inits comme des personnages connus), du roi «les Cent Chevaliers et d'Hector, (pli avaient i»orté seour.'» h une demoiselle contre Tlarpin d'Harpinel (cf. î; 45y) et ses huit chevaliers, enfin du roi Aguisant d'Ecosse et de Galogrinant. Suit, (i'aprè-s le poème de Chrétien de Troies. le commencement de l'hi.^toire d'Erec juiqu'à sa victoire dans le tournoi de Tenebroc (v. •21.3.'» ss., Fu-rster). Erec va s'essayer contre l'inconnu du Val Brun, «m il arrive avec sa femme Eniile, après avoir 'lélivré un chevalier attaqué jvir quatre autre-*; ayant en le dessous contre le fameux champion, qui met un terme h la lutte sur la prière d'Euide, il retourne avec elle dans son pays. Après des comliats victorieux de Guiron contre le chevalier îi la cotte mal taillée, nom ilonné à ce frère «!♦» Dinadan par Keu, comme nous lo voyons dans le Livre de. lAintrlnt du lue i erreur iiour : dans le Trixfttn. cf. ?; fiO), contre Hervi de Rivcl et GouHstan, fils du .Morhout, l'année pendant laquelle il s'était engagé h jouter avec ceux qui désireraient l'éprouver s'écoule sans qu'aucun de ses adversaires , au noml>re de plus de six cents, aient pu le vaincre. Accompagné de Danain. il se rend h Malehault. et ensuite, ayant soconni une demoiselle, h (^amaaloth, où Arthur vient de faire proclamer un tournoi pour attirer encore une fois le meilleur chevalier de l'éiHupie. Laïu-elot. rentrant d'une quête d'aventures avec Bohort pour ne pas manquer le tournoi, trouve plusieurs chevaliers, et pirmi eux Palamëde, qu'il désarçiiune. Puis il envoie s'informer sur le tournoi un écuyer. qui rencontre Arthur et le roi d'Ecosse allant avec une grande suite inspecter la ])laine. S^igrcmor (reprise subite du texte du Tristan; cf. ïî :'.7»;) ilomaudcii Gauvain .s'il reconnait celui qui vient «le les abattre et qui est Tristan, venu récemment à la cour; suit l'envoi de Gifllet par Arthur, etc.; voy. le paragraphe cité. Tristan — qui n'.'st pas accompat;né do Dinadan dans HG:( — ayant refusé «le donner des détails, entre «lans la forêt, et l'écuyer retourne ]iour rendre com|>te «le ce qu'il a vu. (iuiron est vainqueur dans le tournoi, auquel prennent part Tristan «'t Palamède. Danain meurt «les blessures qu'il y Morl dc Dsilftlll a reçues. A «'ctte tristv nouvelle. Guiron j»art pour .Malehault, triomphe, en reftis:«nt le secours dc Palamède, qui survii'ut, «lu /"»■/ DurmorI et de ses douze chevaliers et délivre les prisonniers du vaincu, i>armi lesquels se trouvent Erec et (iozouain d'Estrangort. Ici le ms. reprend le Lnnci'lot et raconte l'histoire de la fausse Guenievrc (v. P. Paris, Rom. de la T. R , IV, 97, HA ss.), évidemment imur motiver la présence de la reine au tournoi de Sorelois, qu'insère ensuite 36-3, et que uous avons déj<i vu dans le ms. 99 (p. 195). Apréi le combat wutenu pour

Episodes de VErtc de Chrétien de Troies.

Reprise du Lancelot,

Reprise du

Tristan dans

Rusticien.

les autres, ceulz de celé valce^ furent délivré. Il avint que monseignour Lancelot du lac manda une damoisele en tele manière comme vous orrez ci après j si comme la vraie hystoire le raconte. Quant la demoisele, comme je vous ai dit, se fu partie de monseignour Lancelot, elle arrive en Gornouaillo et présente à Iseut la réponse de Guenièvre; on reconnaît l'épisode analysé plus haut (p. 46-47); seulement, le voyage de la messagère d'Iseut avec Lancelot (cf. ib.) paraît être perdu dans une lacune, due sans doute à un bourdon, des mss. de Rusticien, qui, continuant à reproduire le Tmtan, donnent d'après ce roman, pour préparer le récit annoncé dans le bref morceau précédent de la délivrance des prisonniers de Xîibon , l'épisode du Servage avec le texte de 750, 12599, y compris le fragment relatif à Belinan; cf. p. 47 et Additions. Ce texte se termine, dans 355 (f° 403, lin), au milieu d'une phrase du passage où Lamorat refuse la couronne de la Franchise (p. 50); 357^ et 3478^ poursuivent et mentionnent que Segurades, (lui se réserva le droit d'aller quelquefois chercher les aventures du Logres, donna au Servage le nom de la Franchise Tristan ; et ce nom est encore communément par toute Engleterre. Fin * de 357^ et de 3478^.

Gacniévrc par son amant, dit ;)63. on proclama en Thonnenr de la reine nn toamoi dans le Sorelois, où elle était restée (dans le Lancelot ^ p. 1B3. elle rctoarne d'abord en Brctafrne, pnU va en Sorelois, pays que Galehoutlui ncrordi'). Dans ce tournoi, Dinadan se distingua; de même le roi de Norgalles le fixt très bien, etc., comme dans 99 et .350 ; voy. p. 195 ei.idditiom (le nom de Galehout est partout rcmpl)ic«'>). Lamorat et Palamèdc étant rentrés à leurs hôtels (p. 1 W) . ce dernier part avec la demoiselle, qu'il ramène chez elle; depui:* il eut plusieurs aventures qu'on trouvera oh lirre de lui faisant mention (allusion, paraît-il, aux Propke.cie$de Merlin). ÏJi reine ne quitta pas le Sorelois tant iiu'Arthur restait en Garmelidc avec la fausse Guenièvre ; Gauvain était son tiilôle compagnon, comme nous le lisons dans le Livre de Lancelot (où, pourtant, Gauvain ne séjourne pn» avec sa souveraine en Sorelois). Le conte retourne à Guiron, qui, — ainsi commence la laisse suivante, — ayant été fêté h la cour d'Arthur, prend congé et part en aventures, préoccupé de la mort de D.inain. (Cela a déjà été raconté, et nous avons peutêtre ici une autre rédaction.) Il trouve Ifntor de Morois cherchant Agravain, qui a déshonoré sa S(L'ur, décide de se mettre en quête des deux ermites son frère et son grand-pêre ( lacune) , et, après avoir triomphé de (lonlistiin, arrive à la caverne de ses parents (décrite essentiellement comme au ^' 636), ou il trouve son grand-p^'re mort. Guiron, qui est soos les armes depuis soixante ans, prend la résolution de passer dans cet ermitage le reste de ses jours tout entier au service de Dieu, a qui il extoit moult tenu-, il envoie un écuyer au Val Brun, en lui défendant d'indiquer le lieu do sa retniite. Goulistan, ayant entre temps délivré la demoiselle du château aux Pucelles d'un chevalier qui veut l'épouser par force, s*éi>rend d'elle à son tour. Il va en Irlande voir son père le Morhout : on lui apprend que Tristan l'a tué. Econdnit par la dame de son cimir, il lui fait la guerre et assiège le château aux Pucelles ; dans cette détre.sse, la châtelaine se souvient deson cousin Guiron et l'envoie chercher au Val llrun, d'où part l'ancien écuyer de Guiron pour aller le décider h aider sa parente. .\près quoique hésitation, l'anachorète se met en chemin. Ayant trouvé Aglovnl . Gozounin d'Estrangort et n!iol)eris, qui, ne voulant pas le perdre de vue, le suivent de près, il ciniKvrte avec une bravoure incroyaI)le l'avantage sur les assiégeants et triomphe dans un combat singulier de Goulist'm, qui meurt peu après de ses blessures. ARloval et ses compagnons, après avoir été renversés par Palaméde et Dinadan. dont Palamode aime l>eauconp les réparties vives, s'en vont à la cour d'Arthur raconter comment Goulistan était mort. La demnisclle a l'intention de faire de son château un couvent où elle puisse rester avec les nonnes, (hiiron repart pour sa caverne. Arthur, désirant connaître le vainqueur de Goulistan. se renseigne par un messager auprès de la demoiselle, qui révèle le nom de son cousin, en ajoutant qu'il renonce k i>orter désormais les armes, ce dont le grand roi Ait . affligé. I^e père de Guiron meurt bientôt aprcs la rentrée de son fils, et, quinze ans plus tard.

Mort de Guiron. fina ses jours mrssire iiuiron bien saintement (cf. la remarque de 3325 sur la mort de Guiron.

p. 111). Puis le rédacteur, dans un bref épilogue, remercie Dieu d'être arrivé k la fin de la quarte et derreniere partie du Iiuiron; il se vante d'avoir racont*' les cent cin<iuantc AarrfemrnJ des cent cinquante (ce chiffre ]iarait exagéré) compagnons de la Table R<»nde,qui combattirent Guir«»n (c'est-k-dire au Val Hrun), et implore l'indulgence du lecteur : o Les fautes que l'on pourrait relever dans ces qujitre volumes, dit-il,. feront plus par ynnorance que par faulte de bon volloir. » Fin de 363; (des cinq volumes :»59-363, deux ont été comptés pour un seul, à moins que 363 n'appartienne n une autre série de copies tomées différemment).

1. 357* ajoute une rubriqtic ( repro«luitc dans le catalogue de la Hibl. Nat.; cf. la rubrique du début publiée par P. Paris, .>/.<*. fr., III, 03) dans Ia»iuelle on nous dit que le Guiron a été translaté de latin en français par mcssir,^ Luces, cheralier, seigneur du chastel du Gai, h la requête du roi Henri d'.\ngleterre! — 3478^ ajoute en rubrique : Cy flne le tiers et derrenier livre de Guiron le courtois.

liron^ ]e bon bevaher sans ur, Oanatn et Morhout sont ôlivrés do la ison de Nabon ar Lancelot, Palamède et Tristan.

ayant répondu grossièrement à Palamède. A leur écuyer, qui est force de donner des renseignements, Palamède, sur l'ordre de Lancelot, coupe un pied et crève un œil pour faire honte à Nabon , à qui ils le renvoient annoncer une visite prochaine.

641. Ayant chevauché jusqu'au soir, ils arrivent au château do la Roche noire, où ils sont bien reçus par le roi Hoël. Le lendemain, après la messe, Tristan, dans sa chambre, leur raconte son voyage au pays du géant. « Ah ! s'écrie Lancelot, vous avez donc affranchi Guiron et les autres? — Certes, est la réponse, ne de Guiron ne dc^ autres c/ieva^ liers de la Table Beonde n'oï je onques nules nouvelles, fors tant seulement de Mecion le petit ^ qu'on me dit que le géant avait tué et dont on me montra le tombeau, iiiès des autres n*oï[e) je onques parler. » Tristan est donc très étonné en lisant la lettre de Nabon, que Palamède lui présente. Il s'offre à accompagner Lancelot, qui annonce son intention de ne ])oint rentrer à la cour avant d'avoir, avec Palamède, rendu la liberté aux célèbres prisonniers. Tristan fait venir les marins qui l'avaient conduit en Petite-Bretagne , et on s'embarque le lendemain. Arrivé à la Franchise , on se loge chez la veuve qui avait hébergé Tristan. Celui-ci mande Segurades j)our savoir s'il a oui dire que Guiron et les autres se trouvaient dans le pays, a Non, répond le roi; si Guiron y eût été, j'en eusse certainement entendu parler, car c'est mon cousin *, et j'aimerais bien à le voir. » Tristan lui tend alors la lettre du géant. Etonnement de Segurades, sur le conseil de qui est mandé le chevalier des Loges, l'ancien ami de Nabon. Lui non plus ne connaît de chevaliers d'Arthur tués par Nabon que Mecion le petit. Mis au courant de ce qui s'est passé, il recommande d'aller fouiller les châteaux et les prisons du géant, qui avait coutume d*y envoyer la nuit ceux qu'il voulait faire mourir; le plus éloigné de ces châteaux porte le nom de Marmonde la fort. Le lendemain, on s'en va à Moucheron , tlont le seigneur, Sarpedon , pour célébrer la venue de Tristan, lui offre un grand banquet, en y invitant les bourgeois les plus honorables; ceux-ci présentent à leur libérateur des cadeaux, qu'il finit par accepter. Le jour d'après, on se rend à Marmonde, qui, au dire d'un écuyer, renferme quatre» chevaliers. Le châtelain ayant rendu les clefs, Guiron, le bon chevalier sans peur, Danain et le Morhout sortent enfin de prison. (Janot remplace, sottement, le Morhout par Lac, qui, selon l'imprimé, serait également dans Marmonde ; cf. § 638, n.) Le conte revient à Meliadus.

642. Cie roi ^, ayant perdu la compagnie de Lac, après le tournoi du château des Deux Sœurs, retourne en Léonois, où il ne trouve pas son

1. Nulle part ailleurs nous n'avons vu figurer Guiron comme le rousiu de Segurades; peutêtre y a-t-il Ici quelque confusion avec Segurades le brun; cf. p. 437.

2. Ce qui suit a déjà été donné textuellement jusqti'aux mots r» une grande forest par Janot (cf. p. i{\\), (|ui supprime les remarques sur Tristiin. Le rôdnrteur de rimpjimé aura cru devoir reporter au ]>assagc cité le présent morceau . qui ne p.irait i-tre qu'un fragment de la compilation qui, comme nous venons de le supposer, a été faite sur les romans de P;ilamède et de Trist;in: cf. le renvoi à ce qui est par durant, et le texte du Paltiinède ^ où (p. l.'»!) se retrouve le début de la laisse jusqu'aux mots : Mel. retourne en Léonois, ainsi que le récit de Temprisonnement de Lac (^" 63ë). Le compilateur a sans dout*; placé ici notre épisode afin de faire se retrouver Tristan et son père. Pour le reste «le la compilation , une rédaction abrégée et altérée est présentée par Janot (v.J 6:^8, no'e), qui, après la délivrance de Guiron, etc. (| 611), passe à la rentrée et à la mort de Meliadus , épisodes qu'il rattache à la rencontre figurant pln^

fils; il ne. sait si Tristan est allé en Cornouaille chez son amante, ou s'il est au royaume de Logres avec sa femme. Ayant arrangé ses afTaircs, il repart pour la Grande-Bretagne (355, Janot : Petite-Bretagne), et se met en quête de Guiron et des autres compagnons de la Table Ronde emprisonnés en diverses parties. Il va vers Maloaut pour avoir des nouvelles de Lac, qui l'avait quitté pour la femme de Danain, comme nous avons vu par devant, et est logé par le forestier de Maloaut, qui lui raconte comment, il y a un mois. Lac, ayant tué un cousin de la châtelaine, fut dénoncé j)ar lui et mis en prison par la dame. Meliadus part pour le délivrer, empêche, en le blessant gravement à la joute, le roi Pharamont d'enlever une demoiselle de Maloaut, va avt»c lui à ce château et y obtient de la dame la liberté de Lac, avec qui il pari, toujours nn quête de Guiron. Lac est abattu par Ariohan, qui, ayant tué un neveu de Léodagan, avait été aposté par ce prince pour jouter avec les passants jusqu'à ce qu'il trouvât son vainqueur. Ariohan est à son tour désanjonné par Meliadus, à qui il parle des chevaliers enfermés dans Marmonde, et, ayant pris congé de Léodagan, il part avec les deux nouveaux venus, qui, comme lui, ont l'intention de chercher les captifs. Au bout de douze jours, nos trois voyageurs entrent en U7ie grant forest; un paysan, menant un âne chargé de bois, leur apprend qu'ils sont tout près de Marmonde, et que Tristan y séjourne après avoir délivré les prisonniers, avec lesquels il va chaque jour solacier à une fontaine située au pied de la tour. Meliadus, se réservant w ,. . la jouti* contre son fils, s'y rend avec ses compagnons. Tristan les Trîatan^^ voyant approcher, persiste, malgré Lancelot, à ne pas les laisser passer sans déli. On permet au chevalier des Loges de commencer : il est renversé par Meliadus, qui terrasse ensuite Sarpedon , le Morhout , le bon chevalier sans peur, Danain, Guiron et Palamêde. Voici que Tristan s'élance, en prévenant Lancelot, qui allaits'avancer à son tour : ils sont tous les deux désarçonnés par le roi, qui s'éloigne après avoir ainsi démonté dix ^ chevaliers. Tristan veut encore l'atteindre pour savoir son nom, et répond à Lancelot, qui objecte que ce ne serait point courtoisie et raison de faire force au chevalier : a Sire, par tout n'est mie raison faicte. » Il se lance à la poursuite de Meliadus, qui déclare être le chevalier le plus poure et le plus esgaré du monde, toujours à la recherche, mais n(^ trouvant que maie adventure. Il consent enfin à se nommer, et on le salue avec enthousiasme. « A l'avenir, dit Tristan, cette fontaine, dite jusqu'ici du Val de Pleur, doit porter le nom de la Fontaine du Val de Joie. » Tous les treize chevaliers vont passer la nuit dans Marmonde.

G 4*3. Le lendemain, Meliadus fait observer qu'il serait temps de se rendn» à la cour d'Arthur. Il refuse d'aller par mer : a Nous aurions l'air, dit-il, de craindre les aventures chevaleresques. » Tristan congédie donc les marins, en leur ordonnant, par le chevalier des Loges et

luuit dans le Palamêde du chevalier de Caniaaloth avec le roi deLéonois ($ 638). Celui-*:!, dit l'iniprimë, qui renvoie au Tristan, retourne à sa cour et, après la gudrison de son Jeune flls , qui avait (''te' malade pendant trois mois (cf. la conversation donnée 16.), épouse Astre ^ la fllle de Hoi'l (cf. §' 22). Meliadus est assassiné il la chasse (cf. § 2.^} par deux chevaliers de l.i parenté du Morliout d*Irlandti . vcnuz par le conseil du roy Marc de Cornouaille. Plus tard, Tristan tuii le conte (pas encore mentionné) de Cornouaille (1. le r. deNorhout) et fist la cité destrujfre^ aussi orcit le Mnrhoult d'Irlande. Qrand deuil 21 cau.ie du décès du roi, dont les funérailles curent lieu ain.si comme a roy appartenoit. Je prie a Dieu qu'il rueille avoir ton ame. Jmen. Fin de Janot.

Page 1