Celle des torches qui éclairent la salle
d02 LE ROMAN RÉALISTE AU XVII^ SIÈCLE.
et sa soif : les bourgeoises prévoyantes songent aussi au lenden^ain :
J*ai si grand appétit que je serais malade
Si je ne mange point de cette carbonnade.
O Dieu I que de pâtés et de venaison 1
Faites-en porter un droit en notre maison 1
Carabin, où es-tu? D'une façon subtile
Enlève ce pâté caché sous ta roupille.... [vieux,
— Buvons Un doup de vin I — Du nouveau? — Non, du
Je prends en liberté ce que j'aime le mieux.
A ta santé, mon cœur, et à ta bonne mine !
Enfin la fête se termine, et chacun rentre chez soi :
C'est trop resté céans ; sortons, prenons congé ;
J'ai l'estomac bouché pour avoir trop mangé.
A Dieu, ma chère dame, à vous aussi, mes belles * 1
Une autre pièce, la troisième, décrit une foire de village. La quatrième, qu'il serait piquant de rapprocher d*une des Quinze joies de mariage^ raconte une excursion de modernes pèlerins, plus curieux de distraction que de sainteté, très différents des aïeux qui
dedans la Palestine
Allaient au Saint-Sépulcre en charité divine.
L'on a fait vœu d'aller à Notre-Dame-de-Liesse, près de Laon :
L'on cherche compagnie, on s'égale d'humeurs, Amî, cousin germain, le frère avec ses sœurs..
L'on enlprunte ou on loue un carrosse et des chevaux, l'on entasse des provisions dans les coffres et l'on « part de bon courage» :